C. Ligne de la vallée de la Rench. Bains du Kniebis
D'Appenweier a Oppenau: 18 kil., chemin de fer badois, trajet en 50 à 55 min., pour 1 c4(. 90, 1 c4(. 45 et 95 pf.
Appenweier , v. p. 67. — Cette ligne s'embranche à dr. — 4 kil. Zusenhofen.
9 Ml. Oberkirch (hôt. : *Linde; *Ochs, avec un jardin ombragé; Goldener Adlei\ qui a de bon vin), dans un endroit des plus fertiles , sur le versant de la montagne et à l'entrée de la vallée de la Rench. 20 min. plus bas , où on les voit du chemin de fer, à dr., les ruines du château de Ftirsteneck, dans un beau site, sur une hauteur isolée. A 2/4 d'h. à g. d'Oberkirch, les ruines de Schauenhourg, d'où l'on a une belle vue, de même que du domaine de Hœllhof, 20 min. à l'E. d'Oberkirch. Au N., les villages de Gaisbach (20 min. ; Lamm) et Ringelbach (1 h. ; Salm) , renommés par leurs vins.
12 kil. Lautenbach (aub. : Schwan, recommandée; bon vin), dont l'église , bâtie de 1471 à 1483 , a un beau jubé et des vitraux remarquables. — 14 kil, Huhacker, stat. desservant les petits bains de Sulzbach, à 1/4 d'h. au N. : il y a une source d'eau chlorurée à 17° R. (pens., 5 cd.). De là à Allerheiligen (v. ci-dessus), 2 h. Va? par un chemin ombragé et offrant de beaux points de vue.
19 kil. Oppenau. — hôtels: *Stahlbad et *Post on Engel, tous deux au même propriétaire-, Goldener Adler ; Hirsch; — Blume , sur le chemin de la gare-, Fortuna^ en face de la gare, simple. — A I/2 b. au-dessus de la ville, sur le chemin d' Allerheiligen (v. ci-dessous), l'hôt. Zur Taube,
88 IL R. 16. PETERSTHAL. Forêt -Noire.
avec des baius d'eau mine'rale (pens.). — Hôt. Zum Finken^ v. ci-dessous.
— Brasserie Zum Kranz (ch. à 1 cU.-^ reeonim.). — Poste pour Petersthal (8 kil.) et Griesbach (12 kil.), 3 fois par jour en e'té. On trouve aussi à la gare des omnibus des hôtels d'Oppenau et pour les bains de la valle'e.
Oppoiau (268 m.) est une petite ville industrieuse de 1934lial>., où il se fabrique beaucoup de kirsch. C'est un lieu convenable pour un séjour. On a un joli panorama d'un pavillon qu'on aperçoit de loin au N. de l'église. Pour y aller, passer au N. de l'église, à g,, et prendre à 350 pas de là le sentier qui monte aussi à g. (d'abord quelques degrés) ; il y a 20 à 25 min. de chemin. ,
La route se bifurque à la gare d'Oppenau: à dr. ou au S., la route de la vallée de la Rench (v. ci-dessous) ; à g. ou à l'E., la EOUTE BU Kniebis. Cette dernière traverse Oppenau.
Au sortir de la ville , en face , la route d'AUerheiligen (v. cidessus) ; à dr., la route des bains d'eau ferrugineuse à'Antogast (484 m.; *Hôtel-Curhaus tenu par Huber) , à 1 h. V4 d'Oppenau. Ces bains, déjà connus au xvi® s,, occupent un site charmant dans la valle'e de la Maisach. Un sentier conduit de là en 2 h. à Griesbach (v. ci- dessous).
La route du Kniebis monte en serpentant sur les flancs du Eossbiihl , en offrant de jolis coups d'œil en arrière, jusqu'à (2 h.) la Schwabenschanze (redoute des Souabes) , ancienne redoute construite par les Wurtembergeois , et dont on reconnaît encore le tracé; 5 min. au S., la. Schwedenschanze (redoute des Suédois; route de Baiersbronn , p. 83) ; dans le voisinage, V^aMh. Zur Zufliichf. V2I1. au delà, au col du Kniebis (973 m.), V Alex and ers chanze (965 m. : auberge) , envahie par les herbes. Là aboutit la route de la vallée de la Rench (v. ci- dessous). 25 min. plus loin, près de l'aub. Zum Lamm, une autre route menant à Rippoldsau (p. 91) par le versant E. de la Holzwselder-Hœhe. La route du Kniebis passe ensuite par le village de Kniebis (aub. : *Ochs) et descend par la rive g. du Forbach, qui a sa source à peu de distance, en 2 h. 1/4 à Freudenstadt (p. 83).
La route qui continue de remonter la vallée de la Rench (poste, V. ci-dessus), passe sur le bout d'Oppenau et tourne Immédiatement au S., dans la charmante vallée qu'arrose l'impétueuse Rench, et où se trouvent en amont Freiersbach, Petersthal et Griesbach. En deçà d'Ibach (25 min.), dans un joli site, l'hôt. Zum Finhen (pens.). A 1 h. V4, Lcecherberg (aub.: *Pflug). — ^4 d'h. plus loin les bains de Freiersbach (384 m. ; *Meyer's Bad ^ Gasthaus) , situés entre de hautes montagnes, dans un vallon verdoyant, avec trois sources ferrugineuses et gazeuses. Le village de Freiersbach se trouve dans une vallée latérale, à Va ^' de PetersthaL — A V4 d'h. de Freiersbach,
8 kil. (d'Oppenau). Petersthal. — Hôtels. Dans le village: *Bœr, tenu par Schmider; Hirsch. — Restaur. au Badischer Hof (dîn., 1 o^C. 70).
— Bai>s, au *Stahlba<l., tenu par Schraiederer. — Hors du village: *Miiller''s
Forêt -Noire. GRIESBACH. IL R. 16. 89
Bad (k Gas^thaus, dans le haut, avec de grandes de'pendances, souvent plein en été'.
Petersthal (394 m.), qui existait déjà au xvi^ s., est le plus considérable des bains de cette vallée, ayant quatre sources ferrugineuses et gazeuses, dans un site bien abrité et avec de jolies promenades. Il y vient 1400 baigneurs par an.
De Petersthal à Schapbach , chemin agre'able d'environ 2 h. 3/4i par la vallée de Freiershach. Ce chemin monte à g. de l'hôtel de l'Ours (Bser) , et conduit sur les hauteurs en 1 h. 1/4- Des hauteurs, on va à Schapbach en 1 h. 1/21 P^r ^^ vallée du Wildschaphach (p. 91).
De Petersthal à Antogast, il y a un joli sentier passant par Dœttelbach, groupe de maisons situé sur le bord de la route. Au poteau télégraphique n^ 458, on passe sous une porte cochère. Ily a pour 2 h. de chemin.
La vallée de la Rench tourne au N.-E. En ^/^ d'h. on est à
12 kil. (d'Oppenau). Griesbach (508 m.), qui a des eaux ferrugineuses vantées déjà il y a 200 ans. Plusieurs établissements de bains. Hôtel Zum Adler , avec une source particulière. Les eaux sont fréquentées annuellement par 1100 personnes , presque uniquement des dames.
La route (poste 1 fois par jour) continue à monter en serpentant jusqu'au Kniehis , dont elle atteint le sommet près de la redoute d'Alexandre , à 1 b. ^/a de distance. De là à Rippoldsau ou à Freudenstadt, v. ci-dessus.
Sentier de Griesbach à Rippoldsati (2 h.). A 15 min. de l'établissement de bains de Griesbach , on quitte la route dont il vient d'être question, à l'endroit où elle tourne brusquement à g. Il y a quelques pas plus loin, dans la première direction, une borne qui indique à g. un chemin dans le bois, partout large et bon, et pourvu çà et là de bancs. On ne peut le manquer en suivant le télégraphe. Au bout de 1/2 h., à dr., celui de la Teufelskanzel. A 5 min. de la cime, une petite construction, la Sophienruhe, avec une jolie vue sur la vallée de Griesbach. En haut (Holzwœlder - Hœhe , 916 m.), on marche sur la croupe durant quelques centaines de pas, puis on descend par de grandes courbes (3/4 d'h. ; la descente à g. se change au bout de quelques pas en escalier de bois) à la grande route du Kniebis (p. 88) , que l'on suit jusqu'à (20 min.) Rippoldsau (p. 91).
D. D'Offenbourg à Constance. Vallée de la Kinzig. Rippoldsau.
179 kil. Chemin de fer badois , trajet en 6 h. i/o, pour 16 cM. 40 et 11 Ji 50 ou 14 Ji. 40, 9 c^^. 55 et 6 c4i 15.
La *ligne de la Foret-Noire (Schwarzwaldbahn) est une des plus belles et des plus grandioses de l'Allemagne, tant pour le paysage que par la hardiesse de sa construction. La partie la plus remarquable est celle du milieu, entre Hausaeh et Villingen. — Les trains express ont des wagons spéciaux permettant de jouir de la vue, auxquels ont droit les voyageurs de 1^'^ cl. et où les voyageurs de 2^ cl. peuvent monter avec un billet supplémentaire de 1 Jl.^ pris à Ofienbourg, à Hausaeh, à Triberg, à Villingen ou à Singen, et que délivrent aussi les conducteurs des trains. — Cette ligne est très fréquentée dans la saison , et il n'est pas rare que les derniers arrivés ne trouvent pas de logement à Triberg.
Offenbourg , v. p. 68. Le chemin de fer traverse la vallée de la Kinzig , vallée large, fertile et animée, qu'entourent des montagnes aux pentes doucement ondulées.
4 kil. Ortenberg (aub. : Krone). Au- dessus do cette localité
90 IL B. 16. WOLFACH. Forêt -Noire.
s'élève, sur une colline plantée de vignes (1 h. V4) , lQ*chât€au d' Ortenherg , construction presque entièrement moderne et très élégante, élevée de 1834 à 1840 par Eisenlohr, et entourée d'un joli parc. Il occupe l'emplacement d'un château fort qui commandait le cours de la Kinzig , et qui fut la résidence des gouverneurs impériaux jusqu'à sa destruction par le maréchal de Créqui, en 1668.
10 kil. Gengenbacli (172 m.; hôt. : Adler; Sonne), ville de 2542 hab,, dont l'extérieur rappelle encore l'ancienne importance (murailles, portes, clochers), quoique ses maisons soient pour la plupart postérieures à sa destruction par les Français, en 1689. Elle est redevable de son existence à sa vieille et belle abbaye de be'nedictins.
15 kil. Schœnberg. — 18 kil. Biberach (194 m.; aub. : Krone; Sonne), à l'embouchure du Harmersbach. — A4 kil. en amont est situé Zell (aub. : Hirsch; Lœice), localité animée de 1545 hab., sur le Harmersbach. La vallée s'y divise en celles de V Unterharmershach et de la Nordrach, chacune traversée par une route aboutissant a la vallée de la llench (p. 87).
De Biberach à Lahr, 3 h., route passant par l'auberge isolée Zum Lœwen, au Schœnberg, puis par la vallée de la Schutter ^ qu'elle descend par Reichenhach et Kuhhach. A 1 h. I/2 à l'O. de la gare de Biberach, et à 40 min. de l'aub. du Schœnberg (chemin montant à dr. 4 min. plus loin), se dressent, sur une hauteur escarpée, les ruines considérables du château de Hohengeroldseck, détruit en 1697 par le maréchal de Créqui. *Vue étendue sur les vallées de la Kinzig, de la Schutter et du Rhin. Lahr^ v. p. 69.
La voie traverse la Kinzig. — 23 kil. Steinach.
26 kil. Haslach (215 m.; aub.: Fiirstenberger Hof; Kreuz), localité prospère , dans une contrée fertile. Elle fut entièrement détruite par les Français en 1704, dans leur retraite après la bataille de Hœchstœdt. Il n'en resta que V église paroissiale, sous la porte de laquelle se voit un bas-relief roman du xii^ s.
33 kil. Hausach (243 m. ; hôt.: Bahnhofshôfel; Hirsch; Krone), petite ville de 1400 hab., que dominent les ruines d'un château des princes de Fûrstenberg, détruit par les Français en 1643.
De Hausach à Rippoldsau, 27 kil. ; chemin de fer jusqu'à Wolfach (4 kil. Va; 15 min. ; 40, 30 et 20 pf.) et de là omnibus tous les jours, trajet en 2 h. 45. Le chemin de fer remonte la vallée de la Kinzig. — 3 kil. Kirnbach.
4 kil. V2 "Wolfach. — hôtels: Salmen (pens., 4c^i«; 50 à 5 M.); Krone; Adler, Sonne, Zœhringer, ces trois derniers de bonnes maisons de 2^ ordre. — *Bains d"" aiguilles de pins et autres chez la veuve Neef Cpens., 4 c4(.).
Wolfach (263 m.) est une vieille ville de 1891 hab., très resserrée entre des hauteurs escarpées, à l'embouchure du Wolfbach dans la Kinzig. Elle a un hôtel de ville remarquable. ^
On construit un chemin de fer dans la vallée de la Kinzig, qui porte plus loin le nom de Vorderes Lehngericht; il passera par Schiltach et Alpirsbach, et il aboutira à Freudenstadt. La route postale remonte d'abord la rive g. de la Kinzig. A dr. , à mi-hauteur, la pittoresque chapelle St- Jacques. On passe sur la rive g. à Ilalbmeil (Ih.; aub.: Engel; I.œwe). — 10 kil. Schiltach (341m.-, hôt.: *Krone; Ochs), petite
Forêt -Noire. RIPPOLDSAU. IL R. 16. 91
ville ancienne, à l'emboueliure de la Sehiltacli dans la Kinzig, avec les ruines d'un château, sur une hauteur. Au N. s'ouvre la vallée de la Schiltach (Hinteres Lehngericht) , par laquelle une bonne route conduit à Schramberg (2 h. 1/4), à 20 kil. de Wolfach (v. p. 90). — Dans la vallée de la Kinzig, on rencontre ensuite (1 h.) Schenkenzell (aub.: Sonne; Ochs-, Drei Kœnige), qui fait un commerce considérable de bois flotté. En cet endroit débouche, au N. , un bras de la Kinzig venant de la Reinerzau, jolie vallée dans laquelle un chemin agréable conduit, par Vormthal (aub.: Linde, bonne et pas chère) et Berneck (aub.: Traube), à Freudenstadt (4 h. 1/2-, p. 83). La dernière localité de la vallée de la Kinzig est Alpirsbach, à 1 h. 1/2 de Schenkenzell.
20 kil. (de Wolfach). Alpirsbach (1 h. I/2 5 aub.: --Lœwe; Schwan), qui fait un commerce important de bois et de chapeaux de paille. On en remarque l'église, basilique romane à colonnes du xii® s., avec des pierres tombales de quelques HohenzoUern des xiv^ et xv^ s. Il y a de temps immémorial, à l'entrée, une dent de mammouth accrochée à des chaînes. — Une route conduit d' Alpirsbach, par Is. vallée d'Ehlenbogen , à Freudenstadt (4 h.); une autre, par Fluorn, à Oberndorf (3 h. I/2), sur le chemin de fer du i^eekar: voir V Allemagne, par Bsedeker.
La route de Rippoldsau quitte la vallée de la Kinzig et tourne pour remonter celle du Wolfbach^ rivière qu'elle traverse plusieurs fois. Au bout de V2 t« environ , on atteint l'église du village très étendu d' Oh er wolfach (286 m.; aub. Zur Linde).
A l'entrée de Scliapbacli (2 h.; hôt.: '^Ochs; Adler , Sonne, ces deux derniers dans le haut de la localité), débouche à g. la vallée du Wildschaphach, par où le chemin mentionné p. 89 conduit à Petersthal. Schapbach (419 m.) est également un village aux maisons dispersées au loin, dont les habitants ont conservé en partie leur vieux costume orginal (v. p. 92). Les maisons y sont aussi construites d'une façon singulière; dans le bas se trouve l'étable, audessus l'habitation, et dans le haut la grange.
Près de Vauh. Zum Seehach {^/^ d'h.) , à g., se précipite d'un vallon sauvage le Seehach, ruisseau par lequel s'écoule le lac appelé Olaswaldsee , situé sur la hauteur, à 1 h. V2 de la route. 20 min. plus loin, sur le bord du chemin, à dr. , d'énormes rochers de granit, et dans le voisinage, la chute du Burbach, qui ne mérite d'être vue que lorsqu'il a plu. A V4 d'h. de là , on atteint
Klœsterle Chôt. : *Zum Erbprinzen) , ancien prieuré de bénédictins , avec une église à deux tours , fondé dès le xii® s. par les bénédictins de St-Georgen (p. 94). Cet endroit est situé à V4 d'h. au-dessous de Rippolds'au, ce qui fait qu'il est aussi habité par un certain nombre de ses baigneurs.
27 kil. Rippoldsau (566 m.; hôt.: *Gœringer, avec des bains, souvent comble; ch. dep. 2c/^; dîn., 3 c/((; bain, 1 c/^ 50; «Curtaxe», 50 pf.) , village de 727 hab. , au S. du Kniehis (p. 88) , dans le Wolfthal, vallée très étroite à cet endroit. C'est le plus connu et le mieux organisé, mais aussi le plus cher des bains du Kniebis ; il y vient annuellement 1500 baigneurs. Les eaux de ses cinq sources contiennent du bicarbonate de chaux, du carbonate de fer et une quantité notable de sulfate de soude, importante dans le traitement des maladies d'intestins des personnes anémiques. Il s'en expédie
92 IL E. 16. HORNBERà. Forêt -Noire.
800 000 bouteilles par an. Les environs offrent bon nombre de promenades agréables.
1/2 11. plus haut se trouve Holzwald (hôt. Znr Holzwœlder Ilœhe). — De Rippoldsau & Griesbach par la Holzwœlder-Hœhe , v. p.SS^ à Oppenau par le Kniebis , p. 88.
Au delà de nausacb (p. 90) , le chemin de fer quitte la vallée de la Kinzig et tourne à dr., à Am-Thurm, pour remonter le cours de la Gufach, à travers une vallée verdoyante, plantée d'arbres fruitiers et d'abord assez large. — 37 kil. Gutach (281 m.).
43 kil. Hornberg. — hôtels: *Bcer, tenu par Baumann, ancienne maison renommée (pens. 4 à 5 <^/^.) ; Post, également bon-, Rœssïe, Schlosshôtel & Pension, au-dessus de la ville, près des ruines du château.
Hornberg (384 m.) est une petite ville ancienne, de 2095 hab., ayant appartenu jusqu'en 1810 au Wurtemberg. Son château pittoresque, sur une hauteur escarpée, fut pris en 1703 par les Français sous le maréchal de Yillars, mais il retomba bientôt après au pouvoir des paysans. Près de l'église, un monument commémoratif de 1870-71 . Les habitants de la vallée ont un costume pittoresque. Les femmes portent des jupes noires , des corsages verts à courte taille et des chapeaux de paille à larges bords, ornés de rosettes en laine noire pour les femmes et rouge pour les filles , ou bien des bonnets noirs avec des espèces de bas -volets saillants garnis de dentelle. Les hommes portent des habits noirs doublés de rouge.
De Hoeîîberg à Elzach, 4 h. 1/2, route de voitures se détachant de celle de Hausach 1/2 li- Plus bas, à rO., et se dirigeant vers La7idwa.tseî\ où elle atteint le Prechthal, dans lequel elle descend. Elzach, v. p. 97.
De Hoenberg à Schramberg, excursion très agréable de 3 h. 1/2; V^^ la vallée de Schonach et par Lauterbach. Schramberg (Tiôt.: -Post; Eirsch) est une petite ville industrieuse, avec des fabriques de tresses de paille et de poterie. Elle est bâtie dans un joli site, au bord de la ScMltach, et dominée par les ruines d'un vieux château. Une belle route de 10 kil. conduit de là à ScMltach (p. 90). Retour par une belle route neuve dans la Berneck, vallée rocheuse et pittoresque, en 2 h. à Thennenbronn (aub. Zur Krone), et en passant au-dessus de Oersbach dans la vallée de Reichenbach, où une route descend à Hornberg (2 h.).
De Hornberg à St-Georgen (29 kil.), on parcourt la partie la plus curieuse de toute la ligne de chemin de fer. La voie suit quelque temps la grande route, qui est, comme elle, fréquemment taillée dans le roc, et elle remonte plus loin la vallée étroite et boisée de la Gutach. Au-dessus du petit village de Niederwasser (421 m.) , qu'on voit à dr. , commence la première grande courbe, dite le c<tunnel en spirale de Niederwasser». Les tunnels (26 de Hornberg à St-Georgen], les viaducs et les ponts se succèdent à chaque instant. La voie monte dans les proportions de 1/58 à 1/50.
56 kil. Triberg. — La gare est à l'endroit nommé K7'euzbrUcke (616 m.), où se rejoignent les grandes routes de St-Georgen et de Furtwangen, à 1 kil. de la ville (686 m.). Il y a des omnibus de la poste et des hôtels. Commissionnaire, 50 pf. pour porter 25 kilos, 60 pf. jusqu'au Schwarzwald-Hôtel et à l'hôtel Bellevue. A pied, il faut 20 min. pour aller à la place du Marché et 12 à 15 min. de là à la cascade. 1 h. 1/2 à 2 h. suffisent pour un tour de la gare à la cascade. Si on veut le faire entre
Foret 'Noire. ÏRIBERG. //. R. 16. 93
deux trains, il faut y^aller avant de se mettre à table, et ne pas écouter sous ce rapport les hôteliers.
HÔTELS, souvent combles au cœur de l'e'té et alors sujets à critique: *Schwarzicalcl-IIôt. (H. de la Forêt -Noire; 715 m.), dans un site magnifique, à 5 min. de la cascade et avec vue dans la valle'e (eh. et boug., 3 c/H. ; serv., 80 pf.; déj. , 1 JC. 10; table d'hôte, à 1 h., à 3 h. et à 5 h., 4 Ji.)i, *Forticœngler zuiii Lœwen (eh. à partir de 1 JL 50 ou 2 c4(.i, déj., 80 pf.); — *Welivle zum Ochsen (ch., 2 Jf.; déj., 1 c4i; dîn., 2 Jf. 40)-, Bellevue, tout à fait dans le haut; — * Sonne ^ avec brasserie; JSngel, recommandé; Adler, avec brasserie; Lilie, Eœssle, etc.
Baiks et restaurait chez Schwer, en face de Thôt. Wehrle, en prenant à dr. de la grande rue.
Les cascades sont illuminées plusieurs fois par semaine en été.
Triberg , ville de 2462 hab., reconstruite après un grand incendie en 1826, est situé au milieu de la Forêt-Noire, et c'est l'un des centres du commerce des horloges du pays , dont on peut toujours voir un certain nombre à la Gewerbehalle (50 pf.).
Dans le haut de la ville se trouve un poteau indiquant, à g., le chemin de la cascade, qui passe au Schwarzwald-Hôtel , à dr. celui de la Gewerbehalle, qui passe sur un pont. Pour aller à la cascade, on prendra ensuite le chemin du bas devant l'hôtel , à dr. On arrive en 5 min. à un rocher en saillie; d'où on a la meilleure vue d'ensemble. La *cascade de Triberg est la plus belle de l'O. de l'Allemagne. La masse considérable du Fallbach se précipite d'une hauteur de 180 m., en sept étages, sur d'immenses blocs de granit. Elle est encadrée de hauts sapins et rappelle le Giessbach, près de Brienz, en Suisse. Un beau sentier, offrant des points de vue variés ; monte le long de la rive dr. On arrive en 10 min. à un pont, d'où l'on peut s'en retourner si l'on est pressé. 20 à 25 min. plus loin, dans le haut, près de l'auberge «Zum Wasserfall», la route de Furtwangen et Scliœnwald, par laquelle on redescendra à Triberg.
De Triberg part une route d'où se détache, quelques min. plus haut, à g. près de l'église mentionnée p. 95, la route de Furtwangen, qui remonte au N.-O. la vallée dite Unterthal^ et conduit en 1 h. à Schonach (887 m. ; aub. : Lamm). De là, on peut se diriger vers le Pi'echthal, en continuant par la route au N.-O. et par V ObeiHhal , ou prendre à g., à la sortie de Schonach, la direction à' Elzach (p. 97), par VElzhof (1 h.), puis des sentiers passant par le sommet du Rohrhardtsberg et la vallée de la Yach, ce qui demande en tout 3 h V2 de Schonach.
Le chemin de fer traverse la Gutach et prend tout à fait vers le N., dans le grand «tunnel en spirale de Triberg», pour atteindre la hauteur en faisant une autre grande courbe. Plusieurs tunnels et viaducs. Pendant quelque temps, on voit à g., sur la rive opposée de la Gutach, le chemin qu'on a parcouru depuis Triberg. Puis on tourne de nouveau vers le S. et l'on passe encore par des tunnels et des viaducs. — 64kil. Nussbach. — La voie suit plus loin la direction de l'E. et traverse , par plusieurs petits et un grand tunnel (1697 m.), la hauteur de (69 kil.) Sommerau (870 m.), qui forme la ligne de partage des eaux entre le Rhin et le Danube. Bien des touristes ne vont pas plus loin que Sommerau. Il y a derrière la gare un restaur. «Zum SommerauerHof», tenu par Geiger.
94 IL B. 16. SÏ-GEORGEN. Forêt -Noire.
71 kil. St-Georgen (805 m. ; hôt. : Adler; Hirsch), dans un beau site, à quelque distance de la gare, sur une hauteur de la rive g. de la Brigach. C'est un centre assez considérable pour la fabrication de l'horlogerie. Sa riche abbaye de bénédictins, fondée au xi® s., a été supprimée en 1806. La Brigach, qui se réunit à la Brege à Donaueschingen , après un cours de 7 lieues, pour former le Danube (v. ci-dessous), a sa source 1 h. Vo ^ l'O- ^^ St-Georgen.
Le chemin de fer reste maintenant sur le plateau, à quelque distance de la Brigach. — 75 kil. Peterzell (aub. : Krone) etKœnigsfeld, colonie de frères morales avec une maison d'éducation. — 82 kil. Kirnach. Poste 2 fois par jour pour Vœhrenbach (13 kil. ; p. 96), par la belle vallée de Kirnach , les ruines de Kirneck et Unterkirnach (4kil. ; aub.: Rœssle). Kirnach (restaur. Haenninger) est situé à la lisière de la forêt de Yillingen, que des chemins traversent dans toutes les directions.
86 kil. Villingen (hôt. : *Blume ou Post ; Deutscher Kaiser, près de la gare; Falke; Bœr), vieille ville industrielle de 6140 hab., ayant encore des portes et des remparts. Elle a une cathédrale goth. à deux tours, de 1420, possédant une chaire et un trésor remarquables. Sur la promenade un monument commémoratif de 1870-71. A l'hôtel de ville, des salles bien conservées dans le style du moyen âge et une collection d'antiquités (entrée, 40 pf.). — Des vieilles tours de la ville, la plus remarquable est la tour St- Michel, ornée d'une peinture représentant le lansquenet Romeius (m. 1513). La tour de l'Altstadtkirche, à 10 min. de la ville, au cimetière, est un reste de la vieille, qui a existé là jusqu'en 1119. Dans le voisinage, la Wanne, hauteur d'où l'on a, par un temps clair, une belle vue des Alpes. — A 20min. au N.-E. de Villingen, les ruines de Warenhourg. — Ligne de Rottweil, v. V Allemagne, par Bsedeker.
89 kil. Marbach. — 91 kil. Klengen. — 95 kil. Griiningen.
100 kil. Donaueschingen. — hôtels -. *>Schutze^ avec des bains d'eaux salines; Brunner, à la gare; Falke on Post. —Bains aussi près de la gare.
Donaueschingen est une ville de 3518 hab., depuis 1723 la résidence du prince de Fûrstenberg. La grande rue^ qui part de la gare et passe devant la chancellerie des domaines, conduit à un pont au delà duquel se trouve, à dr. , l'entrée du ^^a^'c. Ce parc est toujours ouvert au public, mais le château ne l'est pas. Il y a près de ce dernier un bassin rempli d'eau sortant du sol, qu'un canal souterrain conduit , à environ 30 m. de là , dans la Brigach. Une inscription le désigne comme la source du Danube (en ail. Donau; «678 m. d'altit.; 2840 kil. jusqu'à la mer»). On ne donne néanmoins dans le pays le nom de Danube qu'au cours d'eau formé par la réunion de la Brigach et de la Brege.
Sur une hauteur derrière l'église et le château s'élève le Carlsbau, musée achevé en 1868: «Bonarum artium et naturae studio».
Au rez-de-chaussée , à dr. , la collection géologique. — Au I^r étage, à dr., la collection minéralogiqiie ^ des curiosités ethnographiques romaines,
Forêt -Noire. DONAUESCHINGEN. //. E. 16. 95
franques, etc., et des antiquite's du S.-O. de rAllemagne; à g., le cabinet de zoologie. — Au II® étage, les
Collections artistiques, des plâtres, la plupart d'après l'antique, et surtout desjpeintures, principalement des écoles franconiennes et souabes du XYi^s., dans une salle éclairée du haut. — Peintures: 41, 42, tableau à volets, la Visitation, avec Ste Madeleine et Ste Ursule, par Bai-th. Zeitblom; 43 à 54, la Passion, 12 tableaux par Holbein le Vieux (monogramme sur celui de la résurrection) ; 69 à 71, volets d'un tableau d'autel, des Saints , par Buî'gkmair ; 73 à 75, autres volets (tableau à Mœsskirch), par Barth. Beham , de même que les tableaux suivants, 75 à 80, la Vierge avec des saints et les donateurs ; 81 à 85, Ste Anne avec des saints, aussi des tableaux d'autel ; 86, Jésus en croix ; 87 à 90, fragments d'un tableau d'autel représentant SteAfra, St Paul, St Antoine et St Jacques. Comme on le voit, cette galerie, où figure particulièrement un artiste dont les œuvres sont rares, est assez précieuse pour l'étude de l'art allemand au xvi® s. — Parmi les tableaux modernes, qui remplissent plusieurs salles, il y en a peu d'importants.
La salle d'annts (Waffensaal), dans un bâtiment reconnaissable à une frise qui représente des chasses, renferme un certain nombre de belles armes de chasse et quelques armes de guerre modernes.
Près de la poste sont, dans un bâtiment spécial, la bibliothèque et les archives. La bibliothèque du prince, enrichie depuis 1860 de celle du baron de Lassberg, compte 90000 vol. et env. 1000 manuscrits , entre autres un des plus anciens des Nibelungs. A la bibliothèque sont encore réunis une collection de gravures (Durer, Mantegna, etc.) et une collection de monnaies.
Omnibus 2 fois pour Fribourg (p. 70), trajet en 8 li V-^", 2 fois pour Neustadt (p. 100), en 4 h.
Le chemin de fer continue à travers les belles prairies de la vallée du Danube , en côtoyant ordinairement le fleuve. Stat. : Pfohren, Neudingen , GufmadÂngen , Geisingen, Hintschingen et (119 kil.) Immendingen^ point de jonction des lignes de Tuttlingen et Kottweil (v. V Allemagne par Baedeker). Plus loin Engen, Singen (149 kil. ; p. 115) et Constance (179 kil. ; p. 116).
E. De Triberg à Waldkirch, par Furtwangen. Vallées de Simonswald et de l'Elz.
45 kil. De Triberg à Furtwangen, 1£ kil., voiture publique (poste) 2 fois par jour, trajet en 2 b. 1/4-, de Furtwangen à Waldkircb, 30 kil., voiture publique 1 fois par jour, en 3 h. 1/2 (5 b. en sens inverse). Le trajet mérite aussi d'être fait à pied.
Triberg (686 m.), v. p. 92. La grande route menant à Furtwangen tourne d'abord à l'O. dans la vallée dite Unterthal, qu'elle remonte seulement pendant 10 min, pour tourner de nouveau , à g,, à une église de 'pèlerinage (Wallfahrtskirche ; 735 m.). Elle laisse dans la vallée un chemin qui va à Schonach (p. 93) et elle atteint les hauteurs en décrivant des courbes très prononcées: 50 min. de chemin jusqu'à l'aub. ZumAVasserfall (p. 93). — Les piétons suivent le sentier indiqué p. 93, qui monte sur la rive dr. de la cascade et rejoint la route seulement dans le haut; il conduit à l'auberge en 30 min. On continue ensuite par la route. A 10 min., le restaur. Zur Linde (Waldpeter). 25 min., l'église de Schœnwald (985m.;
96 //. B. 16. FURTWANGEN. Forêt -Noire.
aub. : Adler; Hirscli). On entend partout dans ce village résonner le marteau et grincer la lime, qui annoncent des ateliers d'horlogerie.
Il y a un poteau aux dernières maisons de Schœnwald. Les piétons prennent en deçà l'ancienne route , qui monte à dr. et par laquelle on arrive en V2 ^- ^ l'auberge Zum Kreuz, au col qui marque la séparation des bassins du Rhin et du Danube (1057 m.). La route neuve descend en formant une grande courbe. Les piétons abrègent en prenant à dr. , à quelques pas au delà de l'auberge du col, l'ancien chemin qui descend rapidement et rejoint la route dans le bas. On atteint en 1 h.
Furtwangen (874 m. ; hôt. : * Sonne, tenu par Wehrle; Engel, tenu par Fehrenbach) , localité industrielle de 3844 hab. , sur la Brege, centre principal de la fabrication de l'horlogerie fine, aux progrès de laquelle contribue une école de sculpture sur bois et d'horlogerie. La Gewerbehalle ou salle d'exposition est moins brillante que celle de ïriberg, mais on verra cependant avec intérêt la collection de vieilles horloges de la Forêt -Noire de la fin du XYi*^ s. Il y a une église neuve. Excursion intéressante au Brend, hauteur à 1 h. V2 ^lu N.-O., d'où l'on a une belle vue.
Une route conduit de Furtvvangen, à TE., à Vœhrenbach (8kil.^ aub. Zum Kreuz) et de là à Kirnach (p. 94).
On va en 2 h. 1/3 à pied de Furtwangen à Waldau, par Prœg, où l'on monte un coteau à g. (poteau dans le haut), et par Kalienherberg. Waldau (aub. Zur Trauhe ^ l.onne) est un endroit fre'quenté comme séjour d'été'. Il y a un curieux écho dans le voisinage , au Lachhœusle. 1 h. 1/2 de là à la route de Fribourg-î<[eustadt , en descendant la vallée de Langenordraeh (v. p. 100).
La route neuve de Simonsvi^ald et de Waldkirch monte au S.-O. de Furtwangen et décrit à la fin plusieurs courbes. Les piétons évitent les dernières en suivant, à V4 d'h. de Furtwangen, un petit chemin à g. , qui rejoint la route au bout de V2 ^' ; dans le haut (1010 m. d'altit.) , près de l'aub. Zitr Sfadt Freiburg. La route franchit de nouveau la limite du partage des eaux entre le Danube et le Rhin, A 3/4 d'h. du sommet ou 1 h. V2 de Furtwangen, Giitenbach (868m.; aub.: ^Zur Hochbiirg ; pens.,4c'//^50); village industriel où il y a aussi beaucoup d'ateliers d'horlogerie et qui possède une jolie église.
De Giitenbaeli à St-JIœrgen, par la vallée de Wildgutach , v. p. 99.
La route, taillée en partie dans le roc, continue à l'O. A g., la Wilde Gutach, dans une gorge profonde. La vallée et la route tournent vers le N., et la seconde descend en décrivant de grandes courbes et en offrant de magnifiques vues, surtout au-dessus de la vallée, sur la belle cascade du Z-weribach^ qui descend du Hohe- Kandel. Ce n'est guère la peine de l'aller voir de près, car il n'y a pas de point de vue convenable. A 1 h. 3/4 de Giitenbach, on arrive à r*auh. Zw7n Engel (448 m.), là où débouche l'ancienne Kilpenstrasse , qui vient aussi de Furtwangen, route également intéressante pour les piétons.
La vallée que suit la route, toujours de plus en plus charmante.
Forêt-Noire. WALDKIRCH. IL B. 16. 97
porte le nom de *vallée de Simonswald (Simonswœlder- Thaï). Les habitants se distinguent par leur costume singulier. Les localités situées dans le haut et dans le bas , dites Ober-Shnonswald et TJnter-Slmonswald , se composent de nombreuses maisons dispersées au loin. A 20 min. de l'aub. Zum Engel, l'église d'Ober- Simonswald, où un poteau à dr. indique la direction de Schœnwald et de Triberg, par la vallée du Grieshach (3 h. 72)- — '^ ^' P^^s loin, l'aub. Zur Krone (355 m.), près de l'église d'Unter- Simonswald, dans un joli site. La hauteur à dr. est le Hœrnleberg (907 m.). Non loin de Bleyhach (1 h. V4; 306 m.; aub.: Lœwe) , qui reste à dr. , la vallée de Simonswald débouche dans la grande et jolie vallée de l'Elz (Elzthal). — 2 h. plus haut dans cette vallée, Elzach (hôt. : Post), petite ville ancienne, d'où une route neuve conduit, par Hofstetfen, à Haslach, dans la vallée de la Kinzig, et à Hornberg; v. p. 90.
La route de Waldkirch descend la vallée de l'Elz, d'abord sur la rive dr, de la rivière, sur laquelle elle a passé immédiatement après Bleybach. Gutach , Kollnau, où l'on retraverse l'Elz, et "Waldkirch, à 1 h. V4 de Bleybach, se touchent presque l'un l'autre.
Waldkirch (275 m. ; hôt.: *Lœwe ou Post; *Arche, avec jardin, à la gare; '^Rehstock; *Pens. St- Margarethen, dans un joli site) est une ville Industrielle de 3100 hab. , avec des ateliers pour la taille du verre et de la pierre, dans un joli site. Elle est reliée par un embranchement avec la grande ligne badoise de la vallée du Rhin. La gare est à quelques min. au N. , au pied de la hauteur que couronnent les ruines du château de Castelhourg (371 m.), où l'on monte de là en 20 min. Excursion intéressante au S., par la belle vallée d'Alpersbach, qui est boisée et où il y a partout des poteaux , en 2 h. V2 à 3 h. au Hohe-Kandel (1243 m.) , d'où la vue est fort étendue. Il y a à 10 min. au N. du sommet une nouvelle aub. recommandée, dite Rasfhaus (ch., 1 c/f'L1^\ déj., 80 pf.). Bonne descente du côté d' Unter-Slmonswald (v. ci-dessus). — Poste 2 fois par jour pour Elzach (13 kil. ; v. ci-dessus).
Le CHEMIN DE FER (7 kil. ; 60 et 40 pf.) conduit en 20 min. à Denzlingen (p. 70), par Buchholz, endroit qui récolte un vin estimé et dans le voisinage duquel sont les petits bains de Suggenthal (très bonne *pens. chez la veuve Reich; 4 c/^ 50 à 5 a/û).
F. De Fribourg à Neustadt par le Hœllenthal. Feldberg. Sehluchsee.
Voir la carte p. 92.
La *ligne du Hœllenthal, de Fribourg à Xeustadt (35 kil. ; 2 h. V2 à la montée, 2 li. 10 à la descente), doit être ouverte au printemps de 188 ^ Elle peut à un endroit se comparer, pour les travaux d'art, à celle de la Forêt-Noire. Elle traverse la Dreisam et en remonte la rive g. Premières stations: Wiehre ^ faubourg S. de Fribourg; Waldsee (p. 76) et Littenweiler (p. 76). Puis Kirchzarten (p. 98; poste pour Todtnau) et Himmelreich (p. 99; poste pour St-Msergen). Ensuite une rampe de
Bœdeker, le Rhin, 13e édit. 7,8
98 17. B. 16. OBERRIED. Forêt -Noire.
de 2.50/0 (Forêt-Xoire, 2 0/0), clans le Hœllentlial proprement dit, dont la voie longe le eôtéîî'., en passant sur des murs de soutènement e'normes, sur un viaduc de 59 m. de long et dans trois petits tunnels, entre lesquels on a un beau coup d'œil sur le Hirschsprung (p. 99). A Hœllentlial (ISkil.)-) on se retrouve dans le fond de la vallée, et la rampe atteignant les proportions de 5. 50/0 (Kigi , 250/o), la voie se transforme en chemin de fer à crémaillère , sur un parcours de T kil. 15. On ne change pas de voiture. Tunnel de 217 m., stat. de PostJialde, près de l'aub. Zum Adler Cp- 99}, et stat. de Sternen, au-dessus de l'aub. du même nom (p. 99). Puis le plus bel endroit de cette ligne, un *viaduc de 144m. de long, sur trois piles en pierre de 36 m. de haut, au-dessus de la gorge de la Eavenna (p. 99), après lequel on passe sous les murs de soutènement de la route du Hœllensteig , sur un pont de fer au-dessus de cette route et par deux tunnels menant au Lœffelthal. Vient alors la stat. de Einterzarten (p. 100),^ à 893 m. 50, d'altit., le point culminant de la voie, où cesse la crémaillère. On redescend par une pente douce , à travers un terrain marécageux, à la stat. de Titisee, à 5 min. de l'hôt. mentionné ci-dessous. De là on suit la vallée de la Gutach jusqu'à Neustadt (p. 100).
5 JOVRS sont nécessaires pour visiter le Hœllenthal, le Feldberg et les trois vallées méridionales de la Foret-Noire (p. 108 et suiv.), soit qu'on y ajoute le Belchen et Badenweiler, comme il est dit p. 79, soit qu'on adopte le plan suivant. — l^rjour, de Fribourg en voit, à l'entrée du Hœllenthal (à 2 chev., 10 JC), puis à pied (2 h. 1/2) ou en voit. (20 Ji.) au Titisee (chemin de fer jusque là en 1887), et enfin à pied, en 3 h. 1/2, au Feldberg. — 2^ jour, descendre à Todtnau (p. 108), 2 h. ; de là à Zell (p. 109), par la vallée de la Wiese, 4 h. (ch. de fer en construction), et en chemin de fer à Schopfheim. — Le o^ jour, en chemin de fer à Lœrrach (p. 110; château de Rœtteln ou Obertiillingen), revenir à Schopfheim et le soir, en 1 h. I/2 à Wehr (p. 111). — Le 4^ jour, à Todtmoos (p. 106), par la vallée de la Wehra, 4 h., et & St-Blasieii (p. 111), 3 h. — Le 5ejour, à Hcechenschwand (p. 112), 1 h. 3/4 'i à Medermiihle ^ 2 h. I/4 , et à Albbruck (p. 113), par la route de l'Alb , 3 h. 1/4. — Il est très intéressant de joindre à cette excursion la visite des petites villes bien situées de Laufenbourg et de SœcMngen (R. 18).
Poste, jusqu'à l'ouverture du chemin de fer: entre Fribourg, Hinterzarten-Altenweg et Neustadt (p. 100), 3 fois par jour; entre Hinterzarten- Altenweg et Schluchsee, 1 fois; entre Neustadt, Lenzkirch, Schluchsee et St-Blasien (p. 111), 1 fois; entre Neustadt et Donaueschingen, 2 fois.
Fribourg, y. p. 70. — La belle et fertile vallée de la Dreîsam, qui débouche à Fribourg, n'est pas telle, malgré tous ses agréments, que l'on ne doive préférer en parcourir la première partie en voiture. On sort deEribourg par la porte de Souabe. — 4 kil. 5, Ebnef, avec un vieux cbâteau. — 7 kil. 7, Zarten, où il y a eu une forteresse romaine du nom de Tarundunum, dont l'enceinte est encore reconnaissable.
Au delà de Zarten, la route de Todtnau s'embranche à dr. : à 1/4 d'h., KircJizarten (aub. : Krone) ; 1 h. , Oberried (hôt. : Stem ou Post, Hirsch, Adler) au débouché de la vallée de Zastler (p. 102), où la route entre dans la forêt. 1 h. plus loin , à g., la vallée de St-Wilhelm (p. 101). Au point le plus élevé de la route (1008 m.), à l'endroit appelé Am-Nothschrei (au cri de détresse; 1 h. 1/2), d'où l'ascension du Feldberg (p. 101) se fait en 2 h., on sort du bois et on suit la vallée supérieure de la Wiese .^ par Muggenhrunn (aub. : Griiner Baum ; V4 d'h. plus loin , un poteau indiquant le chemin de Todtnauberg, v. p. 108) et ^àr Aftersteg^ jusqu'à Todtnau (Ih. 3/4; p. 108).
10 kil. Bourg (hôt. Zur Brandenburg) , d'où un bon chemin conduit à g. à St-Msergen.
Chemin de St-M^rgen. A 20 min., Buchenbach (à g., les ruines du château de Wisneck) ; ensuite on monte par la vallée de Wagensteig jusqu'à la
Forêt -Noire. HŒLLENPASS. IL R. 16. 99
localité très élevée de St-Maergen (2 h. ; 890 m. ; hôt. : Hirsch ; Erone, pension, 4 c/fQ. Une route de voit, offrant de belles vues conduit en 1 h. I/4 au Thurner (1035 m.; aub.) et redescend en 1 b. 1/4 à l'aub. Zum Lœwen^ près de Breitenau. Un poteau 1/2 b. plus bas, à dr., indique la direction de l'aub. Sternen-Wirtbsbaus (v. ci-dessous), par la vallée de la Ravenna; la route de voit, aboutit i/o b. plus loin à l'bôt. Zum Weissen Rœssle, à Hinterzarten (p. 100). Cbemin intéressant aussi du Tburner au Titi-See (2 h. 1/2 à 3 b.; p. 100), par la Weisstannenhœhe (1192 m. ; vue des Alpes). Un joli cbemin conduit de St-Msergen à Giitenbach (2 b. 1/2; P-96), par la vallée de la Wilde Gutach (p. 96).
La contrée fertile que l'on parcourt ensuite s'appelle Himmelreich, Royaume des deux, à cause du contraste avec les gorges du Hocllenthal ou vallée de l'Enfer, qui viennent bientôt après et à l'entrée desquelles on aperçoit, à g., sur une hauteur, les ruines du château de Falkenstein. A dr. de la route , de petites forges. — La voiture de la poste arrive en 1 h. 1/4 de Fribourg au relai de
16 kil. Faîkensteig (aub. Zu den zwei Tauben, recommandée). Il A^audra mieux faire le reste du chemin à pied.
Le *Hœlleiipass ou défile de l'Enfer proprement dit, à 10 min. de Faîkensteig, n'a qu'un kil. environ de longueur. Il est formé par des massifs de rochers escarpées et couverts de végétation. Le rocher le plus hardiment élancé est le ^Hirschsprung (saut du Cerf) , à l'endroit le plus remarquable et le plus sauvage de la vallée. Les parois et les sommets de ces rochers sont, pour peu que la terre végétale ait pu s'y fixer, couverts de pins, de hêtres, de bouleaux , etc. La route , qui a eu peine à trouver place à côté du Hœllenbach, a été construite par le gouvernement autrichien en 1770 et inaugurée par l'archiduchesse Marie- Antoinette , épouse de Louis XVI, à son entrée en France. Le défilé est aussi célèbre par la retraite du général Moreau , poursuivi par l'archiduc Charles , en oct. 1796.
La vallée s'élargit. A 1 h. V4 ou 1 h. Va de Faîkensteig, sur la route, r*aub. Zuon Adler, d'où il y a un nouveau chemin conduisant au Feldberg (p. 100). 20 min. plus loin, quand on a passé la chapelle St-Oswald,
23 kil. Sternen-Wirthshaus (715 m.; ch., 1 c/^50; déj., 80 pf.; dîn., 2 a/l. 50; pens., 6 c/^; relai de poste), ancienne et bonne auberge, tenue par Faller, à 2 h. V2 tle Bourg et un -peu moins de 2h. du Titi-See. — Ascension du Feldberg, v. p. 100.
En face de l'auberge débouebe, au N. , le Eavennabacb ou la Rarenjia, ruisseau dont un bon sentier suit la gorge étroite et sauvage, que franchit le cbemin de fer et où il y a une belle cascade. En prenant par là, on s'épargne les détours de la route, qu'on rejoint encore avant la poste, en 15 à 20 min., à l'un de ses plus beaux endroits. — On peut aussi, de l'aub., suivre la route pendant 10 min. et prendre au delà du pont, là où elle fait un coude à g., un cbemin passant à dr. dans le Lœffelihal, que remonte aussi le cbemin de fer; on arrive par là en 1/2 h. aux premières maisons de Hintei'zarten et 5 min. plus loin, à g., à Oberbœllsteig.
La route gravit le Hœllensteig (montée de l'Enfer) en décrivant quantité de courbes hardies et offrant un bon nombre de jolis coups
100 IL B. 16. TITI-SEE. Forêt -Noire.
d'oeil en arrière. Elle arrive dans le hant en 1 li. V4, à Oherhallsfeig. Un peu plus loin, r*liôt. Zum Weissen Rassle (895 m.), avec dépendance pour les pensionnaires, simple, mais bien situé (879 m. ; 3 c/^ 50 à 4 c/^ par jour). A dr. se détache un chemin conduisant dans le Bserenthal, au Feldberg et à Altglashûtte. L'hôtel fait déjà partie de Hinterzarten , village situé à V4 d'b. de là, sur le chemin dont il vient d'être question (895 m.). C'est un endroit fréquenté comme séjour d'été. Hôt. : Zum Adler, Pens. Schuler , modestes (pens., 4 o/O- Logements particuliers. — 20 min. plus loin, les maisons d.' Erlenbruck (aub. Zum Schwan).
A pied, on met 1/2 h. de l'hôt. Zum Weissen Rœssle à
29 kil. Altenweg (*aub. Zum Bseren), relai après lequel la route se bifurque, à dr. sur le Titi-See et à g. sur Neustadt (v. ci-dessous). Par le bras de dr., que suit la voit, publ., on arrive en V4 d'h. au Titi-See, lac d'env. 2 kil. de long, moins de 1 kil. de large et 39 m. de profondeur, alimenté particulièrement par le Seebach, décharge du Feldberg-See, et qui forme la Gufach. A l'issue de cette rivière est situé V*hôtel cV Bigler (dîn., 3 cM. ; pens. dep. 5 aU.), un des principaux séjours d'été sur les hauteurs de la Forêt-Noire , à 850 m. d'altit. et à proximité des bois. On construit un autre hôtel. — A 3 kil. à peine à l'E. du lac, sur l'ancienne route de Lenzkirch, abandonnée parce qu'elle était trop raide, se trouve Saig (1020 m. ; *aub. Zum Ochsen; pens., 4 o/(( 50 à 5 o/O- — Pu Titi-See au Feldberg, v. p. 101.
La route de Neustadt retourne dans la direction d'Altenweg, l'espace de 5 min. , pour suivre à dr. le cours de la Gutach. A Springelsbach, elle rejoint le chemin direct d'Altenweg. Plus loin, à g., la valle'e de Langenordrach, par où l'on peut monter en 1 h. 2/4 à Waldau (p. 96).
36 kil. Neustadt (828 m.; hôt. : Adler ou Post ; Krone, Lawe, Bœr, etc.), vieille ville industrielle de 2556 hab., au pied du liochfirst. Fabrication importante d'horlogerie, tanneries, fabrication de broderies d'or, etc. Jolies promenades: au Luchsfelsen, 1 h. Va 5 au Lorenhof, ^U ^'^' ? à Friedenweiler, par Rudenberg, 1 h. Va? etc.
La routé se prolonge au delà de Neustadt: 12 kil., Lœffingen (aub.: Lœwe); 26 kil., Hiifingen (Lœwe); 29 kil., Donaueschingen (p. 94).
Pour faire l'ascension du Felubekg à partir du Hœllenthal, on peut quitter la route à l'aub. Zum Adler, au Sternen-Wirthshaus (p. 99) , à Hinterzarten ou bien , ce qui vaut mieux , au Titi-See (v. ci-dessus).
Des deux aub., la distance est à peu près la même, soit de 3 h. 1/2. Un guide se paie 4 cS. On traverse le ruisseau à dr. et monte sous bois, puis par des pâturages, en passant aux cinq fermes qui forment la commune à'Albersbach (25 min.) et où se réunissent les deux chemins. Ensuite on touche à la ferme Gaschpels-Hof (25 min.) et 1 h. 1/4 P^^s loin aux maisons dites Auf-dem-Rinken. A 25 min. de là, la Baldenweger ViehhiiUe ;
Forêt -Noire. FELDBERG. IL B. 16. 101
20 min. après on est sur la croupe, d'où l'on va, à g., en 25 min., à Thôtel du Feldberg; à dr., en 15 min., au sommet de la montagne. — De Hinterzarten, d'où l'on met aussi 3 h. I/2, on suit le chemin mentionné p. 100, menant «au Bserenthal, au Feldberg et à l'Altglashiitte», par Erlenhruck (p. 100), puis par le Bœreiithal, qu'on remonte en 1 li. 1/0 jusqu'à VÂdler- Wirthshaus (v. ci-dessous).
Du Ïiti-See, l'ascension du Feldberg se fait encore en 3 h. Va- Les piétons peuvent y aller directement en passant d'abord en barque (30 pf. par pers, ; il n'y a pas toujours), en 35 min. env., à l'extrémité supérieure (est) du lac, ce qui abrège d'autant. Ils prennent ensuite un chemin à quelque cent pas de là, montant le long de la rive N.-O. , par la Bruderhalde. Près d'une scierie (45 min.), traverser le Seebach, décharge du Feld-See, puis prendre par la forêt et entre les maisons de Bœrenthal jusqu'à VAdler- Wirthshaus (Va^^- j ^o^^ "^"^î P^^ cher). Le chemin, qui monte continuellement, offre encore pendant quelque temps une belle vue sur le Bserenthal et le Titi-See , puis il entre dans une magnifique forêt de sapins , au milieu de superbes rochers , propriété du prince Fûrstenberg. Si on veut voir le *Feld-See (1113 m.) de plus près que du Seebuck (v. ci-dessous), il y a à dr. à env. 1 h. 1/4 de l'Adler- "Wirthshaus un chemin qui y conduit et par lequel on y arrive à g. d'une scierie, au pied de rochers escarpés. Delà, on monte en ^/4 d'h. à l'hôtel du Feldberg par des chemins escarpés en zigzag. — Le chemin des voitures sort bientôt de la forêt, atteint en 15 à 20 min. le chalet de Menzenschwand et 6 min. après V*hôf. du Feldberg (1279 m. ; ch., 1 c/«^ 50 à 2 ^^; déj., 60 pf. ; dîn., 2 o/i( 50; pens., 5 o/i( 50 à 6 c/<^ ; poste et téléphone).
Un chemin facile à tenir conduit en 1 h. à 1 h. V4 de l'hôtel au sommet du Feldberg. A 25-30 min. est le
Seebuck (1450 m.), place garnie de bancs et offrant une *vue pittoresque, presque supérieure à celle du sommet. Au fond d'une gorge, entre des montagnes escarpées et couvertes de sapins , se voient le sombre Feld-See (v. ci-dessus) et tout le Bœrenthal^ vallée baignée par le Seebach^ qui se déroule sous le regard, avec ses nombreux chalets, comme une carte géographique, et qui est à 2 h. de distance. A l'arrière-plan, la partie 0. du Titi-See (p. 100).
Le *Feldberg (1495 m.j est la principale hauteur de la Forêt- Noire (plate-forme de la tour à 1500 m. d'altitude, 306 m. de moins que le Rigi). Il y a une tour d'où l'on jouit d'une vue superbe sur la Forêt -Noire, les montagnes de la Souabe , les Alpes, les Vosges et la vallée du Rhin. On peut avoir une clef de cette tour à l'hôtel et aux cabanes qui sont à Va ^- ^^ S. du sommet, la Todtnauer-Hutte (1321 m.) et la St -Wilhelmer -Hutte , où l'on trouve aussi des rafraîchissements et un gîte.
D'Oberried (p. 98) AU Feldberg, par la vallée de St-Wilhelm. On suit encore pendant 1 h. la route de Todtnau, jusqu'à un poteau qui indique à g. la charmante vallée de St-Wilhelm. Le large chemin qui y passe traverse 4 fois le ruisseau; après le dernier pont (2 h.), on
102 71. B. 16. LENZKIRCH. Forêt -Mire.
trouve sur la rive dr. un poteau , où Ton continue par le sentier à g. ; 12 min., montée à g.; 45 min., poteau à la sortie de la forêt, puis montée à g.; 35 min., chalet de St -Wilhelm (rafraîchissements, clef de la tour). De là, en 20 min. à la cime.
D'Obereied (p. 98) AU Feldbeeg, par la vallée de Zastlee. Cette vallée est plus sauvage que celle de St- Wilhelm. Le chemin rejoint en 2 h. 8/4 le premier décrit p. 100, à Auf-dem-Rinlien.
De Todtnau (p. 108) au Feldberg , nouveau chemin ouvert par le Schwarzwald-Verein. On remonte la vallée de Brandenberg, toujours sur la rive g. de la Wiese. A la première maison de Fahl (1 h. 1/2; P- 9S)5 on traverse un pont, et trente pas plus loin, à un poteau, on prend à dr. à travers la forêt. On arrive alors à la tour en V2 h., en passant au chalet mentionné ci -dessus, ou bien Ton va directement à l'hôtel, en
I h. 3/4, par la rive g. de la Wiese.
De Todtkaubeeg (p. 108) au Feldberg, 3 h. (guide utile). Le chemin rejoint au chalet de Todtnau celui qui vient d'être indiqué.
D'Am-Nothschrei au Feldberg , 2 h. ^ v. p. 98.
De Mbnzenschwahd (p. 111) au Feldberg, 2 h. Le chemin, facile à trouver, remonte les bords de VAlb^ traverse plusieurs fois le ruisseau, et reste enfin sur la rive g.
De St-Blasien (p. 111) au Feldberg. A 20min. au-dessus de St- Blasien se détache de la route qui remonte la vallée de PAlb, un chemin par lequel on gravit le flanc du Boetzberg , en 1 h. I/4, jusqu'à Muchenland (1154 m. d'altit.). Plus loin, on suit la hauteur, toujours à travers bois. A une clairière (banc) , on a un coup d'œil grandiose sur le Schluchsee, situé à une grande profondeur. Ensuite le chemin descend peu à peu vers jEule (1030 m. ; aub. Zum Rœssle). Immédiatement à côté de l'auberge, un chemin qui coupe les grands détours de la route, mène en 1/4 d'h. jusqu'au sommet du col, entre les vallées d'.iEule et de Menzenschwand. Arrivé dans le haut sur la route , on prend à un poteau («Waldweg») un chemin qui se détache à dr. et qui n'est plus ensuite qu'un sentier. Il aboutit au chemin du Bœrenthal au Feldberg.
II y a 1 h. 3/4 de chemin du col au-dessus d'iule à l'hôtel du Feldberg.
Du Schluchsee (p. 103) au Feldberg, il y a également une nouvelle route carrossable par Unter-Aha, Ober-Aha et Altglashûtte, qui rejoint dans le Bœrenthal celle que nous venons de décrire. Les piétons peuvent prendre à Unter-Aha (p. 102), à 1 h. de Schluchsee, un sentier à g., indiqué par un poteau.
Du Titi-See à Schluchsee et à St-Blasien. La route, que la poste dessert 1 fois par jour, traverse la Gutach, décharge du Titi- See, laisse à g. la vieille route escarpée de Saig (v. ci-dessus), contourne la rive S. du lac et monte, par des circuits d'où l'on a de beaux coups d'œil en arrière, le versant S. de la montagne, couvert de hauts sapins. Au sommet, près du Rothenkreuz^ cette route a un embranch. à g., par Mûhlingen ^ où se retrouve la vieille route, sur Lenzkirch, situé à lOkil. du Titi-See. La localité, qui compte 1349 hab. et qui a d'importantes fabriques de tresses de paille et d'horlogerie, se compose de deux parties: Oberlenzkirch (810m.; aub.: Post; Wilder Mann) Qt Unterlenzkirch. La route se bifurque de nouveau à Oberlenzkirch : à g., sur Schaffhouse , par Bonndorf; à dr., sur Schluchsee (9kil.).
La route directe de Schluchsee passe, au delà du Rothenkreuz, par Falkau et Altglashiitte (2 h. ; 993 m. ; aub. : Lœwe) , village sur le versant E. de la Bœrhalde. Puis elle descend par Unter-Aha
^TLydt^g 3
Forêt-Noire. SCHLUCHSEE. IL E. 16. 103
(1 h. ; Sonne) vers le Schluchsee (1 h.) , dont elle côtoie de près la rive N. La poste, au contraire, monte à g. par la vieille route à
36 kll. Schluchsee (1 h.; 902 m.; hôt.: *Zum Sternen [ch., s. et b., 1 c/^ 80 ; déj., 90 pf. ; dîn., ^2 cS. 50 ; pens., 5 a/l. 50] ; Sddff, recommandé), village à 10 min. à peine du lac de ce nom, très fréquenté dans les derniers temps à cause de son excellente situation au milieu de belles forêts de sapins. Le Schluchsee , qui est poissonneux, a env. 3 kil. de long sur 1 de large ; il y a un établissement de bains et quelques canots. — Le '-^ Faulenfirst , où l'on va de Schluchsee en 3/4 d'h., par un chemin ombragé à travers la forêt, offre une belle vue sur les Alpes (v. p. 112).
De Schluchsee, la route descend au lac et en suit le bord de près. On y trouve un poteau indiquant les directions de Schluchsee et de Lenzkirch. Derrière Seebrugg (Va h.) , qui se compose de quelques maisons isolées et d'une auberge , on traverse la Schwarzach. 15 min. plus loin, à dr., un poteau indiquant un chemin qui mène en 2 h. (Va h. de moins que par la route) à St-Blasien, par Blasiwald {1200 va..). — La route arrive ensuite dans làSchwarzhalde , vallée profonde et sauvage, où elle reste presque jusqu'à Hœusern (1 h. Va» P- 112). Au delà de ce village, elle se bifurque (v. p. 112) : à g., à Va ^-^ Hœchenschwand ; à dr., à ^/^ d'h.,
50 kil. St-Blasien (p. 111).
G. Badenweiler et ses environs.
Arrivée. On trouve à la gare de Mûllheim des omnibus de la poste (90 pf.-, une malle, 40 à 50 pf.) et des hôtels et d'autres voitures (5 J(. 50, pourb. compris-, malle, 40 à 60 pf.) ; ils font le trajet de Badenweiler en 1 h. 1/2 (1 h. 1/4 au retour). A pied, il faut 1 h. 1/4 à 1 h. 1/2: il y a un chemin plus court entre Mûllheim et Niederweiler , à dr.
Hôtels. A Badekweiler même: *Rœmerhad (ch. dep. 2 c4i\, serv., 50 pf. ; déj., 1 c4L 20; dîn., 3 Ji.; pens. dep. 7 Jl. 50, au plus fort de la saison dep. S t>/^. 50)-, *H. Sommei\ comme le précédent et aussi avec des bains: So7ine, simple-, Levj/, Israélite. — Peksioîis-. *^aMpe, avec un jardin ombragé (6 cU. à 7 c^û 50) ; Englei\ Hilgler, Sutter, Trautwein^ Biirck^ etc. — Logements particuliers , plus de 500 chambres, de 6 oU. à 25 M. par semaine ; quelques maisons avec pension. — A Obeeweiler, moins cher que Badenweiler: *Pens. Venedey ; *Ochs (jardin et bains); Wilder Mann (bains); Blume ; Ilasenhicrg (brasserie). — A Niederweiler, sur le chemin, de Miillheim: Lœwe^ pour les voyageurs seuls. — A HausBaden v. p. 105.
Eestaur., au Curhaus. — Bière, chez Meissburger^ etc.
Abonnemekt (Curtaxe) à Badenweiler: 3©/^. par sem. ; 20 c/U. pour toute la saison.
Bains : au Marmorbad , 1 cM. 50-, 12 cachets , 15 c4i. ; au Freibad, 1 c/li. ; 12 cachets, 8 à 10 c4i — Heures des bains : de 6 à 9 au Freibad pour les hommes et au Marmorbad pour les dames-, de 9 h. à midi le contraire. — Visite des bains, 20 pf. de midi à 1 h. et 50 pf. en d'autres moments.
Voitures: 1 heure, 3 tJL 50; h. en sus, 2 JC. 50, plus 40 pf. de pourb. par h. Pour le Blauen: à 1 chev., 9 c^^. 80; à 2 chev., 2 ou 3 pers., 14 Ji. ; 4 ou 5 pers, 19 Ji.^ et 1 c4i. 50 de pourb. Pour Biirgeln: à 1 chev., 7 oU. 40; à 2 chev., 10 c4C. 50 ou 12 dC. et 1 dt. de pourb. Pour Kandern: à 1 chev., 8 c#. 40; à 2 chev., 12 c4i et 1 dC. de pourb.
Anes : pour la gare, 2 di. -, le Blauen, 3 dC. ; le Belchen, 8 JC. ; la Sophien-
104 IL R. 16. BADENWEILER. Forêt -Noire.
ruhe, 70 pf.; 1/2 journée, 2 J(. 75; une journée, 5 c'f(. 15, etc. — Chevaux, 1/5 de plus.
Badenweiler (427 m. , 208 m. au-dessus du Rhin) est un bourg de 548 hab. , situé sur une des ramifications occidentales de la Forêt- Noire, un contrefort du Blauen, et offrant une vue étendue sur la Yallée du Rhin et les Yosges. Ses eaux thermales, à la température de 20 ou 21*^ R., presque sans mélange, étaient déjà connues des Romains. Cependant Badenweiler doit plus sa prospérité actuelle à la pureté de son air, à la beauté de sa situation et à ce qu'on y pratique la cure de petit lait sur une grande échelle. C'est un des petits bains les plus agréables. La physionomie du bourg a considérablement changé à son avantage dans ces dernières années; malheureusement les prix y ont en même temps augmenté , depuis que les baigneurs (plus de 4000 par an) n'y viennent plus seulement de Bâle et de Mulhouse, mais encore et surtout du nord de l'Allemagne.
Le rendez-vous de la société est au Curhaus, jolie construction en bois élevée en 1853, sur les plans d'Eisenlohr, et qui a des salles de concert et de bal, un salon pour les dames, un restaurant, un café, un cabinet de lecture, etc. Il y a concert le matin de G h. à 8 h. et le soir de 3 à 5.
A côté du Curhaus se trouve un grand parc , avec beaucoup d'endroits agréables pour se reposer , une galerie couverte et un buste du grand-duc Friedrich, par Mœst. Sur la colline , les ruines d'un château construit par les Romains pour protéger les bains, et détruit par les Français en 1688. La *vue y est superbe. De vieux lierres, d'une beauté et d'une vigueur peu communes, tapissent les murailles.
Un peu plus bas que le Curhaus, à l'E., le grand établissement de bains, ouvert en 1875. C'est un bel édifice du style de la renaissance, mesurant 21 m. de longueur sur 33 de largeur, avec une colonnade, sur les plans de Leonhard, architecte de Carlsruhe, La distribution intérieure rappelle celle des anciens bains chez les Romains; toutes les salles sont voûtées et éclairées du haut. La pièce principale est le Marmorbad (bain de marbre), et derrière se trouve le Freibad (bain libre).
Une chose fort intéressante à Badenweiler, ce sont les *bains romains, qui ont été découverts en 1784 au N. du Curhaus, dans le parc. Ils sont protégés par une toiture et fermés, mais on peut les visiter en s'adressant au jardinier, dans la serre à l'O. du Curhaus (50 pf.). Ce sont peut-être les constructions de ce genre les mieux conservées en deçà des Alpes. Us ne formaient qu'un seul bâtiment de 70 m. de long sur 20 m. 40 de large aux extrémités et 25 m. 40 au milieu. Les murs d'enceinte, ainsi que les murs intérieurs, les pavés, les escaliers, les marbres, sont bien conservés. Le bâtiment se divise en deux moitiés qui se correspondent à peu près exactement. Celle de l'O., un peu plus grande, était destinée aux hom-
Forêt -Noire. BADENWEILER. îl. B. 16. 105
mes, celle de l'E, aux femmes. Des deux côt^s , ou entre d'aljord dans une grande cour qui servait à la promenade et aux exercices gymnastiques , V atrium. Puis vient un corridor sur lequel donnent, au S. le vestiaire (apodyterium), au N. l'étuve (calidarium) ; plus loin , à dr. et à g., un bain froid (frigidarium) , chacun de 10 m, 30 de long sur 6 m. 60 de large, et enfin les bains tièdes (tepidarla), longs de 7 m. 50 et larges de 8 m. 70, qui étaient séparés par une muraille. D'autres salles plus petites servaient pour les frictions (unctoria), etc. La construction de ces bains remonte probablement au ii^ s. de notre ère.
Dans la vallée arrosée par le Klemmhach, au N. de Badenweiler, vallée que remonte la route venant de Miillheim, sont Niederweiler (295 m.) et Oberweiler (342 m.; hôtels, v. p. 103), deux localités où viennent également séjourner beaucoup d'étrangers. Oberweiler est surtout fréquenté au printemps et dans l'arrière-saison, parce que le climat en est plus doux que celui de Badenweiler et qu'il est plus abrité des vents et aussi plus calme. Plus haut encore se trouve Schweighof (385 m. ; hôt. : *Sonne), à V4 d'h. de Badenweiler, d'où l'on y va beaucoup.
A 1 h. au N.-E. d'Obervveiler, à 3/4 d'h. au N.-O. de Schweigliof, les ruines de Neuenfels (602 m.) , d'où l'on jouit d'une vue magnifique sur Badenweiler. — A 1 h. au I^.-E. de Sehweighof, le Brudermattfelsen , où l'on a également une vue magnifique. A 1 h. 1/2 de Sehweighof, dans la même direction, sont les bains de Sidzbourg nommés p. 7(. Ces chemins sont partout indiqués par des poteaux.
Les ^promenades dans les hois des environs sont charmantes. Des sentiers bien entretenus conduisent à une série d'endroits fort intéressants, faciles à trouver avec les indications suivantes.
A 3 min. du bourg, un poteau placé sur la route de Kandern, indique un chemin conduisant à g, par la forêt, à la So-phienruhe. On est en 2 min. à un carrefour, en montant tout droit, et en 7 min. à un rond-point, où Ton prend à g. AT min. de là, encore à g. et non à dr., puis une seconde fois à g., en descendant un peu; on arrive alors en 3 min. à la *Sophienruhe (Repos de Sophie)^ nom donné à une clairière sur la lisière du bois, d'où Ton a une vue pittoresque sur Badenweiler, le château, les montagnes environnantes et la vallée du Rhin.
Le large et bon chemin des cavaliers qui continue de monter dans la forêt près de la Sophienruhe (retourner sur ses pas pendant 2 min. et prendre à g.) , traverse au bout de 5 min. la route du Blaueu et aboutit 13 min. plus loin à un endroit nommé r*Alte-Mann (le Vieillard). C'est un amas de rochers rendus accessibles au moyen de ponts et de degrés; on y est à environ 50 m. au-dessus de la Sophienruhe-, la vue y est la même, mais beaucoup embellie par les bois qui forment le premier plan. Enfin le panorama est encore plus étendu d'un rocher en saillie plus au S., où mène un sentier qui passe à dr. à une cabane, et qui reste à peu près de plain-pied.
Pour retourner à Badenweiler, on peut prendre par le Schubergsfelsen ou bien par Haus-Baden. Le chemin du Schubergsfelsen, également un point de vue, est celui qui monte doucement au N. de la cabane; on y arrive en 10 min. De là, traversant la route du Blauen, on passe par l'étroite vallée du Vogelbach^ toute couverte de sapins. — De TAlte-Mann, en passant le pont et en descendant en zigzag, on arrive en 15 min. à Haus-Baden (*hôt.-pens.), maison dépendant auparavant d'une mine qui
106 IL R. 16. BURGELN. Forêt -Noire.
s'exploite en cet endroit, à 20min. au S. de Badenweiler, où conduit une route de voitures.
Souvent aussi on fait des excursions de Badenweiler à Vœgisheim (aub. : *Krone) , village sur le versant de la montagne entre Miillheim et Auggen ; une promenade ombragée y conduit en 1 h. 1/2- Auggen, v. p. 78.
De Badenweiler à Bûrgeln, 21i. 1/4, par la route de Kandern. A 1/2 Ta. du bourg, Sehrlngen et 10 min. plus loin, à dr., un chemin menant à la Vue des Alpes (Alpenansicht; aub.), clairière où l'on a, par un temps favorable, un beau coup d'œil sur les Alpes bernoises.
Le château de Biirgeln (667 m.; bon hôtel) est une ancienne prévôté de la riche abbaye de St-Blasien (p. 111) : le cerf qui se trouvait dans reçu de l'abbaye figure encore dans la girouette. Il a été fondé au xii^ s. et reconstruit en 1762. On y voit de nombreux portraits de chanoines de St-Blasien, des ornements en stuc, etc. L'église sert au culte catholique; le prêtre qui la dessert demeure à côté. Burgeln offre une vue d'une beauté surprenante, semblable à celle qu'on a du Blauen (v. ci-dessous), au pied duquel il est situé, mais cependant un peu moins étendue: à l'E., la chaîne des hauteurs qui bordent la vallée de la "VViese; au S.-E. , la longue chaîne des Alpes, couverte de neige, depuis le Scheerhorn jusqu'à la Jungfrau; en avant, le Jura ; au premier plan, des hauteurs boisées où l'on entrevoit le village de Kandern ; au S., Bâle, Huningue, Mulhouse et les Vosges.
La station de Schliengen (p. 78) est à 2 h. à l'O. de Biirgeln.
De Biirgeln au sommet du Blauen, 2 h., par une route de voitures commode et facile à trouver, dont les piétons peuvent éviter les courbes: il y a des poteaux indicateurs.
Kandern (354 m.; aub.: Ochs ; Blume) ^ petite ville industrielle de 1600 hab., se trouve à 1 h. 1/4 au S. de Biirgeln. Il est toutefois plus intéressant d'y aller, en faisant un détour de 3/4 d'h., par Kœsacker, Vogelbach et le château en ruine de Saussenberg (665 m. ; clef à Vogelbaeh), détruit en 1678 par les Français. — De Kandern à Lœrrach, 16 kil, poste 2 fois par jour, v. p. llO; à Schliengen (p. 78), 9 kil., poste aussi 2 fois par jour.
Le *Blauen (1167 m.), une des montagnes les plus élevées de la Forêt-Noire et la plus rapprochée du Rhin, se gravit aisément en 2 h. V2 de Badenweiler. Le chemin, une route de voitures, se détache de la route de Kandern, à g. immédiatement au delà du bourg: on ne peut s'y tromper. A V2 ^^ du sommet se trouve une source d'eau excellente , dont un poteau indique la direction. Eviter les autres chemins qui semblent abréger. Il y a dans le haut une bonne auberge (pension) et une tour en bois d'où la vue s'étend librement sur toute la chaîne des Alpes, depuis le Glsernisch jusqu'au Mont-Cervin et au Mont-Blanc, sur le Jura, les plaines du Rhin, les Vosges et la Forêt-Noire. Il faut 4 h. 1/2 à 5 h. pour aller directement au Belchen.
H. De Badenweiler au Belchen et descente àKrotzingen, par la
vallée de Miinster.
1 jour. De Badenweiler au Belchen, 5 h. (partout des poteaux; âne
du cheval, v. p. 103) ; descente à Neumûhl, 2 h. ; de là à Krotzingen, 2 h. 1/2, la
dernière partie du chemin, à partir de Stau/en, de préférence par la poste.
Forêt -Noire. BELCHEN. IL R. 16. 107
On suit d'abord pendant ^/^ d'h., a l'E., la nouvelle route, jusqu'au village de Schweighof {^. 105), où le chemin venant de Badenweiler rejoint celui d'Oberweiler. Puis toujours tout droit, à travers des bois et en remontant le cours du Klemmbach jusqu'à Sirnitz (1 h. Va) 7 maison du garde -forestier (on peut s'y rafraîchir), située dans une belle prairie. On monte ensuite à g., sur le versant N., par un large chemin, et l'on est en 35 min. sur la croupe, d'où l'on voit se détacher la cime du Belchen. De là on descend en 15 min. aux cabanes à' Oher-Heuhronn, à dr., où un poteau indique à g. le chemin de la vallée de Munster (Staufenj. 5 min. plus loin, un second poteau, «Zum Belchenhaus» ; nous suivons sa direction et recommençons à monter après un peu plus d'une centaine de pas. Passé la première hauteur, le chemin se dirige vers le côté opposé de la montagne, en longeant la forêt et décrivant une grande courbe autour de la vallée. Au bout de V-jli-! il entre sous bois; V4 d'h. plus loin, encore un poteau, «Zum Belchenhaus>i ; à 10 min. de là, une croupe isolée avec une cabane; 25 min,, la dernière croupe; 20 min., le sommet. — Pour en descendre, au contraire, on prend le chemin à dr. de l'auberge, qui monte d'abord un peu, puis on descend en zigzag. A 50 min., un bois, dans lequel on reste 20 min., et 25 min. après on atteint la route qui conduit dans le bas de la vallée de Munster, d'où se détache 4 min. plus loin, à g., le chemin de Mùlllieim et de Badenweiler par la Sirnitz.
Le *Belclien {Ballon; 1415 m.), où se trouve, 10 min. audessous du sommet, une bonne auberge dite Rasthaus (ch. et déj., 2 (y/û 50), offre probablement la vue la plus intéressante de la Forêt- Noire, d'abord sur les vallées avoisinantes , la vallée de Munster à rO. et celle de la Wiese au S., et sur la vaste vallée du Rhin; puis sur quatre différentes chaînes de montagnes: à l'E., la Forêt- Noire; àrO., les Vosges; au S., le Jura, au-dessus duquel on aperçoit les Alpes, lorsque le ciel est clair.
De Schœnau, da'ns la vallée de la Wiese (p. 109), au Belchen, 2 h. 1/4, guide inutile: il y a des poteaux indicateurs. Près de l'auberge "Zur Sonne», on monte à dr. la route de voitures; au bout de 10min. environ, près d'une croix, à dr. -, à 15 min., Schœneberg^ et plus loin, tout droit, une hauteur dénudée d'où l'on aperçoit déjà les Alpes. Puis à travers bois, par un bon chemin neuf, qui monte rapidement jusqu'à la crête. Tournant là à dr. et passant en dernier lieu sur du gazon, on atteint l'auberge, qu'on aperçoit seulement en y arrivant.
Du Belchen dans la. vallée de Munster. On descend duRasthaus par un chemin en zigzag. Au bout de 35 min., à la Krinne, on arrive à un chemin plus large, qui va de Schœnau à la vallée de Munster et que l'on suit à g. On atteint les premières maisons 40 min. plus loin, dans V Unter- Milnsterthal, jolie vallée qu'arrose le Rothbach, et l'on descend toujours, en passant devant quantité de fermes. Au bout de 30 min., Neumilhl (aub. Zur Krone), où l'on rejoint la route de Schopfheim à Neuenweg et Staufen, que l'on suit à dr. A Wasen (20 min.; v. ci-dessous), débouche encore la route
108 IL R. 16. VALLÉE DE LA WIESE. Foret -mire.
de la partie supérieure de la vallée de Munster. Descendant enfin la vallée du yeumagen-Bach, on arrive au bout d'une bonne heure à
Staufen (278 m.; hôt. : Badischer Hof; Kreuz, recommandé), petite ville ancienne, dominée par les ruines du château de Stauf enbourg, sur une montagne plantée de vignes. Hôtel de ville du xvi^s,
Staufen est situé à l'extrémité de la vallée de Munster. Il y a encore 5 kil. jusqu'à la stat. de Krotzingen (p. 77) , que la poste dessert 4 fois par jour, en 35 min. à la descente et 45 à la montée.
De Staufen a Utzenfeld, daî<s la vallée de la Wiese : 31 kil., grande route. Jusqu'à Wasen (1 h.) , v. ei- dessus. On remonte VOber- Munsterthal ou la valle'e haute de Munster, qui prend la direction du N.-E., vers le Scliau-ins-Land; on passe au vieux couvent de St-Trudpert et on atteint en 1 h. i/o Tauberge du Spielioeg. Une bonne route neuve se dirige de là vers le S., en de'crivant de vastes courbes et montant à travers une contre'e d'un caractère romantique et sauvage. Au bout de 3/4 d'h., à g., la paroi de porphyre verticale du * Scharfenstein ^ avec de maigres restes d'un vieux château de chevalier pillard; c'est le plus beau point de la route. A 1 h. 1/4, le sommet de la Wiedenereck (1035 m.). La route descend en serpentant (belle vue des Alpes), vers le village de Wieden (aub.), composé de groupes d'habitations dissémine's , et jusqu'à Utzenfeld (1 h. 1/2), dans la valle'e de la Wiese (p. 109).