COLMAR. IV. E
43 kil. ScMestadt, en ail Schlettstadt (hôt. : de l'Aigle 4^ du Bouc ; de V Agneau- d'Or, près de la gare, recommandé), chef-lieu de cercle, ancien chef- lieu d'arrondissement, ville de 9000 hab. et ancienne place forte, prise par les Allemands le 24 oct. 1870. Elle fut jadis ville libre de l'empire germanique. C'est du temps de sa prospérité que date Sainte -Foi (S. Fides), église romane, avec un porche du style de transition, fondée par les Hohenstaufen en 1094 et achevée plus tard. On remarqtie ensuite St-Georges, avec une tour octogone. C'est une des principales églises goth. d'Alsace, fondée au commencement du XIII® s. et dont le chœur fut commencé vers 1415: elle a été restaurée il y a peu de temps. Il y a une caserne neuve près de la gare. — Ligne de Ste-Marie-aux-Mines (Markirch), v. p. 171 ; ligne de Barr, p. 166.
Plus loin, à mi- hauteur, les ruines de Kintzheim (p. 172). — 49 kil. St-Pilt, station presque à 1 h. du village du même nom. Au-dessus, le château de Hohkœnigsbourg (p. 173).
53 kil. Eibeauvillé, en ail. Eappolfsweiler^ également à 1 h. du chemin de fer, au pied de la montagne, dominé par ses trois châteaux (v. p. 174). Un tramway relie la gare à la ville.
56 kil. Ostheim. — 59 kil. Bennwihr (Bennweier), à dr., à l'entrée de la vallée de la Weiss (Kaysersberg, v. p. 176).
68 kil. Colmar (v. le plan, p. 155). — Hôtels -. des Deux-Clefs (pi. x, D 2-, eli., 2 c-K 50; omn. 60 pf.) 5 de V Agneau-Noir^ près de la gare; H. & rest. van Briesen (ane. café Taron ; ch. 2 dt. ; déj., 80 pf.)- — Cafés-brasseries : MoUy^ Café dic Champ de Mars, Café Brand. — Pâtés de foie gras, chez Scherer, rue des Prêtres (Pfaffengasse). — Tramways, v. p. 175.
Colmar, ville de 26 000hab., ancien chef- lieu du département du Haut-Rhin, aujourd'hui chef-lieu du district de la Haute- Alsace et siège du tribunal suprême de l'Alsace-Lorraine, est située à ^/4 d'h. des montagnes et à 3 h. Va du Rhin, à peu près en face de Fribourg-en-Brisgau (p. 70), sur la Lauch, petit affluent de l'IU, et le Logelbach (p. 178), qui la traverse.
Elevée au rang de ville libre par l'empereur Frédéric II, en 1226, Colmar était Tune des plus puissantes de TAlsace, au point qu'elle osa, en 1474, fermer ses portes à Charles le Téméraire, due de Bourgogne, qui fut seigneur de l'Alsace, du Sundgau et du Brisgau de 1470 à 1476, en vertu d'un contrat de vente passé entre lui et l'archiduc Sigismond d'Autriche. Elle fut occupée par les Français pendant la guerre de Trente-Ans (1673), et cédée à Louis XIV en 1697, à la paix de Ryswick. — Colmar occupe aussi une place importante dans l'histoire de l'art en Alsace. C'est probablement ici que naquit, vers 1420, le célèbre peintre et graveur Alartin Schongauer ou Schoen (m. 1488), et ici qu'il vécut et exécuta la plupart de ses œuvres. Il est encore plus important comme graveur, mais il passe pour un des plus grands artistes allemands du xv^ s., et il dut à son talent une partie de son nom, Sehon ou Sehœn (beau).
De la gare, on arrive d'abord au Champ de Mars , grande place transformée en square, au S. de laquelle est Vhôtel de la présidence du district (pi. 2, B2), l'ancienne préfecture. Au milieu s'élève le "'monument de l'amiral Bruat (pi. 5) , qui était natif de Colmar (1796-1855). C'est une fontaine avec une statue en
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"bronze, sur un soubassement entouré des figures de quatre parties du monde, œuvre remarquable de F.-A. Bartholdy, de Colmar. Plus loin le monument du maréchal Rapp (pi. 7), aussi de Colmar (1772-1821) et par le même artiste; la statue a une pose théâtrale.
Il y a un contraste frappant entre cette partie toute moderne de la ville et l'intérieur, avec ses rues tortueuses et pittoresques, dans lesquelles l'attention est attirée par de jolies maisons du xvi® et du XYii® s. : les plus curieuses sont indiquées sur notre plan, par les lettres a-g. Au milieu se trouve
lu église St-Martin (pi. 11 ; C2, 3), bel édifice d'un style goth. dans lequel se fait remarquer l'influence française; elle a été commencée en 1237 , et son chœur date de 1350. C"est une église en forme de croix, avec deux tours au grand portail, celle du S. restée inachevée. On verra le portail latéral du S., qui a des sculptures intéressantes. Dans la sacristie, à dr. à côté du chœur, la «Yierge dans un buisson de roses» , l'œuvre principale de M. Schongauer, d'une exécution un peu dure, mais noble; elle a été retouchée.
Les bâtiments du couvent de dominicaines d' Unterlinden, fondé en 1232 et supprimé par la révolution française, couvent célèbre dans l'histoire du mysticisme en Allemagne au xiii^ et au xiv^ s., ont été restaurés de 1849 à 1848 et transformés avec beaucoup de goût en '■^muse'e (pi. 12, B 2), avec l'église du style goth. primitif qui en faisait partie. Ce musée est ouvert gratuitement le dim. et le jeudi de 2 h. à 6 h. , 4 h. en hiver, et tous les jours moyennant un pourboire, de 8 h. à midi et de 2 h. à 6 h.
On entre d'abord dans un beau *cloître, aussi du style goth. primitif, où sont réunis des monuments d'origine gallo-romaine et du moyen âge: pierre tumulaire romaine en forme de toit, de Kempel (nO 18) ; bas-reliefs fune'raires romains intéressants, de Horbourg; hermès, etc. Au milieu, un ^monument de Schongauer par Bartholdy. A côté du cloître, à rO., une salle contenant des plâtres.
L'ÉGLISE, attenant au cloître du côté S., renferme la partie principale du musée, une *colleetion de vieux tableaux allemands, qui proviennent en partie du couvent d'Isenheim (p. 183), et qui sont exposés dans le chœur. ISTous citerons, de Martin Schongauer, 132-135, deux petits tableaux d'autel à volets, repésentant, à l'intérieur, *la Vierge adorant l'enfant Jésus et un St Antoine ; au dehors, l'Annonciation ; 179, Ste Catherine d'Alexandrie ; 181, St Laurent, l'un et l'autre avec des martyres sur le revers et datés de 1505. 115-130, sujets tirés de l'histoire de la Passion , de l'église des dominicains à Colmar, tableaux sortis de l'atelier de Schongauer, mais de peu de valeur. 107-143, seconde série de tableaux de la Passion par Gaspard Isenmann (1462). 161, Jésus descendu de la croix et, sur les volets, l'Annonciation et l'Adoration de l'enfant Jésus, par des inconnus. Les trois excellentes *statues peintes, en bois, représentant St Antoine, St Jérôme et St Augustin, formaient la décoration intérieure du célèbre autel d'Isenheim, dont faisaient aussi partie, comme volets, les num. 163-171, de Math. Griinewald (m. après 1529) : à l'intérieur, *St Sébastien et *St Antoine, la Tentation de St Antoine, St Paul et St Antoine dans le désert; à l'extérieur, la Vierge et l'enfant Jésus (ta l' arrière-plan, le couvent d'Isenheim), Jésus en croix, entouré de Marie-Madeleine, St Jean l'Evangéliste et St Jean-Baptiste, et la Résurrection de Jésus^ Enfin il y a encoredes sculptures en bois peintes, le Christ et les 12 apôtres, signées Des. Beychel^ 1493, qui proviennent également d'Isenheim, et dans la nef.
à Bâle. EGQISHEIM. IV. R. 28. 159
une grande mosaïque romaine de Berglieim, des modèles en liège de quelques monuments de l'Alsace et des tableaux modernes.
Au PREMIER ÉTAGE sont dcs antiquite's de petites dimensions et des objets du moyen âge: armes et parures germaines, romaines et franques ; riche parure en or d'un tumulus près d'Ensisheim; objets du moyen âge, coupes en argent avec garniture en or ; objets gaulois en or et en argent, des Trois-Epis et d'Ensisheim. Au même e'tage, le cabinet d'histoire naturelle^ une collection ethnographique^ le cabinet des estampes et la bibliothèque.
Chemin de fer de Colmar à Vieux -Brisach, v. p. 77. — Tramways pour Wintzenheim (5 kil ; p. 179), Kaysersberg et la Poutroye (p. 176); pour Horbourg, à 4 kil. 1/2 sur la route de Xeuf-Brisach.
En continuant le trajet, on aperçoit à dr., les ruines de Hohlandsperg (p. 179).
70 kil. Eguisheim, en all.Egris/ieim. Au-dessus du village, à 1 kil. Va de la stat., les ruines de Hohen-Eguisheim ou Dreien-Eguisheim, avec leurs trois tours visibles de loin, les tours de Dagsbourg, du xii^ s. ; de Wahlenbourg et de Wekmnnd , du xi^ s., appelées communément Dreîen-Exen. C'est peut-être le lieu où naquit le pape Léon IX, qui était comte d'Eguisheim et de Dagsbourg (v. p. 155). Pour arriver à ces ruines , on se dirige sur le village de Hœusern et on prend ensuite un sentier assez raide à travers la forêt. Au retour, on peut passer au S. par l'abbaye de Martach, fondée en 1094 par des augustins et occupée maintenant par une ferme; il en reste une tour, des parties du chœur et quelques colonnes romanes du cloître.
73 kil. Herlisheim. — 79 kil. Roufach (hôt. de VOurs)^ le Rubeacum des Romains. *St-Arbogast ^ église en forme de croix, avec une tour octogone au centre, moitié du style de transition et moitié gothique, date de la fin du xii^ s. et, pour le chœur, du commencement du xiv® s. : elle est restaurée depuis peu. Roufach a une école d'agriculture. Tout près de la ville se trouve une colline où s'élevait jadis le château d'Isenbourg, remplacé par une construction moderne sans importance.
A 7 kil. à rO., dans une jolie valle'e latérale, les petits bains de Soultzmatt , dont la poste fait le service 3 fois par jour, en 45 min. L'eau est dans le genre de celle de Seltz et se boit beaucoup en Alsace. Il s'en expe'die env. 900000 bouteilles. Pens., 5 J(.
84 kil. Merxheim. Au loin, à dr., le Petit-Ballon (p. 182). — 91 kil. Bollwiller (Bollweiler), d'où part l'embranchement deLautenhach mentionné p. 183. Les pépinières de Baumann à Bollwiller, fondées en 1734, sont les plus importantes et les plus anciennes de la contrée.
"Un omnibus va 3 fois par jour de Bollwiller, en Ih., à Ensisheim, petite ville de 3206 hab., jadis capitale des possessions autrichiennes en Alsace, remarquable à cause de ses constructions intéressantes du xv^ et du xvi^ s., la plupart dans le style de la renaissance, parmi lesquelles nous citerons l'hôtel de ville, avec une belle tourelle (à l'intérieur, un aérolithe tombé ici en 1492) et Vhôtel de la Couronne (bon). Tramway pour Mulhouse (16 kil. ; v. ci-dessous).
La voie traverse la Thur. — 95 kil. Wittelshelm. — 102 kil. Lutterbach, Embranch. de "Wesserling (p. 184). On s'éloigne en-
160 IV. B 28. MULHOUSE. De Strasbourg
suite tout à fait des montagnes pour se diriger vers l'E. — 107 kil. Dornach^ faubourg de Mulhouse, où sont de nombreuses fabriques et le vaste atelier du célèbre photographe Ad. Braua (m. 1886).
108 kil. Mulhouse, en ail. Millhausen. — hôtels: *Cenîral, avec un restaur. de l^i" ordre; Wagner (eli., 1 c^(. QO) ; du Nord, à la gare. — Restaur. : bufet de la gare; Federmaîiii, place du Nouveau-Quartier; Ca/é Moll, au même endroit. — Brasseries : Luxhof, Wildemannsgasse ; Dumeny, porte de Bâle. — Fiacres, 1 JC. 60 à l'heure. — Tramways à vapeur dans plusieurs rues et pour Ensisheim.
Mulhouse, dans le Sundgau, jadis ville libre de l'empire germanique et alliée à la Suisse de 1515 à 1798, ancien chef-lieu d'arrondissement du Haut-Rhin et aujourd'hui du cercle du même nom, avec une population de 69 620 hab., est le centre manufacturier le plus considérable de l'Alsace, possédant des filatures et des tissages de coton, des papeteries, des fabriques de produits chimiques, des fonderies, des ateliers de construction de machines, des teintureries, des blanchisseries, etc.
De la gare, au S. de la ville, on est bientôt en face du bassin du canal , où l'on tourne à dr. pour traverser ce dernier. Le nou- TEAU QUARTIER, où l'ou arrive d'abord, se distingue par des constructions grandioses, la plupart avec de grandes arcades au rezde-chaussée, mais qui n'ont sans cela rien de remarquable. Sur la place de la Bourse, le grand bâtiment de la. Société industrielle, fondée en 1825 pour favoriser les progrès de l'industrie et des sciences en général, et possédant des collections et une bibliothèque. Elle a aussi organisé en 1882 un musée, dans une rue voisine (Guteleutgasse). Ce musée comprend: au 1^^ étage, une excellente collection ^'antiquités romaines et celtiques, la plupart trouvées en Alsace et données par M. Eiigel-Dollfus; un cabinet d'histoire naturelle et des objets relatifs à l'histoire locale; au 2^ étage, une galerie de 'peinture, où il y a quelques bonnes toiles françaises modernes.
Plus loin, en allant tout droit, la rue de la Porte-de-Bâle , la principale de la vieille ville, d'où une autre, à g., conduit à la place de l'Hôtel- de -Ville. L'hôtel de ville est un joli édifice, le seul de Mulhouse qui rappelle l'ancienne ville libre. H a été reconstruit dans la seconde moitié du xvi® s. et sa façade entièrement peinte par Chr. Vacksterffer de Colraar. Ce genre de décoration était alors de mode en Suisse. — Yis-à-vis, le nouveau temple protestant, du style goth. , avec une splendide façade. — Rue de Belfort, V école de dessin, où il y a une exposition permanente et où se voit une importante collection de tissus imprimés, la plupart de manufactures de Mulhouse.
H est intéressant de faire une promenade dans la partie ouvrière de Mulhouse, au N.-E. de la vieille ville: suivre d'abord la grande rue et tourner ensuite à g. Cette partie, nommée les cités ouvrières, a été créée depuis 1853 par une société spéciale, à l'instigation de Jean DoUfus , maire de la ville. Elle se compose de plus de 1000 maisons à un ou à deux étages et avec de petits jar-
à Bâle. ALTKIRCH. IV. R. 28. 161
dins, chacune pour une ou deux familles ;, et de grands lavoirs, d'établissements de bains, de salles d'asile, etc. Les maisons sont vendues au prix de revient (2500 à 3000 afl.), et l'acquisition en est facilitée aux otivriers par de longs délais pour le paiement, jusqu'à 16 ans, à raison d'une petite somme par mois.
Près de la gare, le Rebherg, où il y a de belles maisons de campagne, et plus haut le Tannenwald, d'où l'on a une belle vue.
De Mulhouse à Mûllheim, dans le grand-duché de Bade: 22 kil., chemin de fer, en 1/2 li- , pour 2 cM. 10, 1 J(. 50 et i J(. — b kil. Ile- Napoléon^ dans le canal du Rhône au Rhin. — 14 kil. Bantzenheim. A 4 kil. au S. se trouve Ottmarsheim, avec une curieuse chapelle romane octogone, consacrée au milieu du xi^ s. et qui appartenait à un couvent de bénédictines ; elle rappelle la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. — On traverse ensuite le Rhin. — 19 kil. Nenenbourg ^ détruit en grande partie par le Rhin il y a un certain nombre d'années. — 22 kil. Mûllheim (p. 77).
De Mulhouse a Belfort: 40 kil., chemin de fer, en 1 h. à 3 h., pour 4 c/fC. 60 et 3 ^K 40 par l'express, 4 c4(. 20, 3 c/f(. et 2 c^U. 10 par les autres trains. Cette ligne remonte la jolie vallée de VIll. Il y avait au moyen âge dans cette partie de la vallée une vingtaine de châteaux, qui ont été détruits il y a longtemps, ainsi que beaucoup de villages, dans les guerres qui ont ravagé la contrée, car c'est le chemin de la «trouée de Belfort». On remarque aussi à différents endroits des vestiges de fortifications et de voies romaines. — 6 kil. Zillisheim. — 10 kil. Illfurt.
17 kil. Altkirch (hôt.: Kilbler, de la Tête-d'Or, de V Ours-Noir; café Higelin). ville d'env. 3000 hab., dans un site pittoresque, sur le versant d'une colline. Belle vue de l'église neuve, du style roman. Importante fabrication de poterie. — Omnibus 3 fois par jour pour Ferreiie^ en ail. PJirt (*hôt. de New -York) , petite ville à 23 kil. au S.-E., dominée par les ruines du château des comtes du même nom. Le chemin est assez intéressant pour être fait à pied ; il passe par Hirsingen. On peut pousser de Ferrette jusqu'à Bâle (p. 78) ou jusqu'à Delémont ^ sur la ligne suisse du Jura, par l'ancienne abbaye de Liitzel^ transformée en fonderie.
26 kil. Dannemarie , en ail. Bummerkirch. Puis un grand viaduc à 35 arches. — 34 kil. Montreiix - Vieux ou AU-Milnsterol (frontière allemande). — 37 kil. Petit-Croix (frontière française).
50 kil. Belfort ou Béfort {hôtel de V Ancienne-Poste, assez cher), ville d'env. 20000 hab., sur la Savoureuse, et forteresse construite par Vauban en 1686 , célèbre par sa belle résistance dans la dernière guerre , pendant quatre mois et demi de siège, sous le colonel Denfert-Rochereau.
Le chemin de fer suit encore quelque temps la direction de l'E., puis il tourne au S.-E. Il traverse une contrée pierreuse et stérile. 114 kil. Rixheim. — 115 kil. Habsheim. — 125 kil. Sierentz. — 128 kil. Bartenheim. — 136 kil. Sf-Louis, dernière stat. avant Bâle et aussi la dernière sur le territoire alsacien.
A 1 h. 1/4 ûe St-Louis, le célèbre établissement de pisciculture de Huningue , à plus de 1 h. de la ville du même nom (v. ci-dessous). Il a été fondé en 1825, et il a rendu les plus grands services, en permettant de repeupler les rivières et les lacs de l'Alsace. Il fournit des milliers de jeunes saumons au Rhin et à la Moselle, des milliers de truites aux rivières des Vosges, etc.
De St-Louis à Leopoldshœhe, dans le grand-duché de Bade: 9 kil., chemin de fer, en 20 à 25 min. , pour 70, 50 et 40 pf. — 6 kil. Huningue, en ail. Hiiningen (hôt. de Paris), ville d'environ 1850 hab. et ancienne place forte, dont les ouvrages, construits par Vauban en 1679, ont été rasés en 1815 par les Autrichiens, aiixquels elle avait opposé une résistance héroïque. — Leopoldshœhe, v. p. 78.
141 kil. Bâle (p. 78).
Baîdeker, le Rhin, 13^ édit. 11