‹ Les bords du Rhin de la frontière suisse a la frontière de HollandeChapitre 79 sur 155 · I. VOSGES CENTRALES · texte numérisé non relu

I. VOSGES CENTRALES

Les excursions indiquées ci-dessous comme se faisant séparément de Strasbourg, peuvent aussi se faire en un seul tour se rattachant immédiatement aux excursions de la p. 154, dans les Vosges Septentrionales, et à celles de la ll^ partie, dans les Vosges Méridionales (p. 171). — I^r jour: ^q Strasbourg en chemin de fer & Roman swiller^ à pied, ou par la poste (1 h. 1/2) ^ Wangenhourg (ou de Saverne à Wangenbourg par le Haut-Barr, en 4 h. ; v. p. 154), et par le Schneeherg (1 h. 1/2) et la Nideck à Niederhaslach (2 h. 1/2); ei^ tout 7 à 8 h. — 11^ jour: à pied au château de Guirhaden^ 3 h. ; au mont Ste-Odile, 2 h. 1/2; à MenneUtein aller et retour, 1 h. 1/2 ; en tout, 7 h. — III^ jour : à Hohwald, 3 h. ; à Villé^ par le Pelage, 1 h. 1/2; à Val-de-Villé, 1 h. 1/2 = station, v. p. 172. Si l'on veut continuer vers le S., on trouvera un logis convenable et pas cher à Ville.

A. Ligne de Strasbourg à Kothau, par Molsheim. — Nideck.

45 kil., trajet en 2 h. 1/4, pour 3 di. 60, 2 Ji. 40 et 1 Ji. 60.

Strasbourg , v. p, 142. — 5 kil. Lingolsheim. — 6 kil. Holzheim. — 12 kil. Entzheim. — 14 kil. Dûppigheim. — 16 kil. Dzittlenheim. — 18 kil. Dachstein.

19 kil. Molsheim fhôt. : de la Charrue-d' Or ; des Deux-Clefs), petite ville sur la Bruche, au pied des Vosges, fortifiée au moyen âge. Elle a une halle où les formes gothiques se mêlent encore à celles delà renaissance. La façade était jadis ornée de peintures. — Molsheim est également sur la ligne de Saverne à Schlestadt (v. p. 165).

La ligne de Rothau remonte ensuite une vallée couverte de prairies, bordée de rochers de porphyre et des hatiteurs boisées, et arrosée par la Bruche, qui descend du Climont.

22 kil. Mutzig (hôt. de la Poste), ville de 3600 hab., où il y a une manufacture d'armes. Elle a une église romane avec un chœur gothique. — 25 kil. Gresswiller (Gressweiler), avec une église moderne. — 28 kil. HeiUgenherg, meilleur point de départ pour aller au château de Guirbaden (p. 167).

32 kil. Urmatt (hôt. : Wahlmann, à la gare, bon ; Chasse-Forcée, dans le village). Excursion dans la vallée de Haslach et à la Nideck, v. p. 164.

35 kil. Lûtzelhausen (hôt. des Deux-Clefs) , gros village. Excursion intéressante de 8 h. dans la vallée d'Albreschwiller , en passant à la Grande- Côte et au Noll. — 37 kil. Wische ou Wisch (hôt. de la Cloche-d'Or). — 39 kil. Buss-Hershach.

42 kil. Schirmeck - la Broque (306 m. ; hôt. : *de France, à la Broque; de la Croix-d'Or, à Schirmeck; Marchai)^ deux localités industrieuses d'env. 2700 hab., à la rencontre de deux vallées, celle de Grandfontaine , par laquelle une route conduit à Raon-l'Etape, et celle de la Bruche, avec une route menant à St-Dié. La Bruche sépare la Broque, en ail. Vorhruck , qui est sur la rive g. et où se trouve la gare, de Schirmeck, sur la rive dr., dominé par une hauteur où sont les maigres restes d'un ancien château des évêques de Strasbourg et une statue moderne de la Vierge. Outre le français, on y parle un patois qui tend à disparaître, mais qui est un mé-

164 IV. R. 29. ROTHAU. Vosges

lange de français, d'allemand et de celtique (grammaire d'Oberlin). On y a une belle vue. On peut faire aux environs une quantité d'excursions intéressantes, pour lesquelles la carte du géomètre Heller, au 40 000® peut être d'un grand secours (prix, 1 c/l.QO). — Ruines de Salm et de la Chatte-Pendue, v. ci -dessous.

De Schiemeck au Donon, 2 h. 1/2 à 3 h. La route indiquée cidessus, dans la vallée de Grandfontaîne (aub. du Grand-Cerf), touche, à environ 9 kil. de Schirmeck, à \a plate-forme du Donon (bonne aub.), d'où il y a encore 40 min. de montée jusqu'au sommet. Si l'on a pris l'omnibus de Schirmeck à Grandfontaine, ou tourne à g. de l'aub. du Cerf Blanc, où il s'arrête, traverse le village et arrive en 1/2 ^- à. la maison forestière qui sert d'auberge. Les piétons prennent à dr. de la route, à env. 6 min. de Schirmeck, un sentier («Entre les deux Douons») qui monte lentement et conduit au sommet à peu près en 2 h., en offrant de belles vues et traversant une magnifique forêt. Le Donon (lUOS m.), la seconde cime des Vosges Centrales, offre un vaste panorama sur la chaîne de montagnes; à l'O., sur l'Alsace; à l'E., sur les monts de la Lorraine et sur la plaine. Par un temps clair, on voit les Alpes bernoises. Il y a un bon disque d'orientation. Au sommet se trouve un «musée», petite construction eu pierre élevée en 1869 et fermée par une grille, derrière laquelle se voient quelques antiquités trouvées sur place. Il y a sous un gros rocher env. 30 m. plus bas, du côté du Petit-Donon, un refuge d'où l'on a une vue surprenante. On revient en 25 min. du sommet à la maison forestière, en passant au temple de Mercure, puis à g., par un sentier avec un poteau portant le nom de Grandfontaine, et par le rocher des Druides.

45 kil. Eothau (hôt. des Deux- Clef s) ^ localité industrieuse et riante de 1400 hab. — A 1 h. Va à l'O., les ruines du château de Salm, berceau des princes de Salm, qui possédaient tout le territoire environnant. La vue s'étend de là sur le Donon et la vallée de Mutzig. A 1 kil. de là, le bameau de Salm; 3 kil. plus loin, la Chatte-Pendue (Katzenstein) , qui offre une vue magnifique sur le Champ-du-Feu , la vallée de la Bruche et surtout la vallée du Rhin. — Belle excursion de Rothau, par Natzwiller (5 kil.) à la ^cascade de la Serva, située 1 kil. plus loin, dans une épaisse forêt de sapins. On y va beaucoup de Hohwald (8 kil.; p. 170).

4 kil. plus loin dans la vallée de la Bruche, sur la route de St-Dié, est situé Fouday, en ail. Urbach (aub. de la Poste), qui faisait partie, avec Rothau et cinq autres localités, de la seigneurie du Ban-de-la-Roche (Steinthal), contrée ravagée surtout pendant la guerre de Trente-Ans et longtemps à demi sauvage. Elle est aujourd'hui relativement fort peuplée et jouit d'un certain bien-être, grâce à l'admirable dévoùment du pasteur Jean -Frédéric Oherlin (1740-1826): son tombeau est dans le cimetière de Fouday. — De Fouday on peut atteindre en 3 h. environ, par Walderbach , dont Oberlin fut pasteur à partir de 1767, et par Belmont, le plateau du Champ-du-Feu^ en ail. Hochfeld, non loin d'un poteau qui indique le chemin de Hohwald (v. p. 170). — De Fouday à Ville (p. 171), 4 h. de chemin, par St-Blaise^ Ranrupt, Steige et Meisengott. — De Fouday à St-Dié, omnibus par St-Blaise-la-Roche, Bourg-Bruche et Saales (13 kil. ; hôt. du Commerce), dernière localité alsacienne, à env. 3 kil. de la frontière. — St-Dié, V. le Nord de la France, par Btedeker.

D'Urmatt (p. 163), on va en 20 min. au N., par la montagne, à Niederhaslach (hôt. : du Tilleul, de la Couronne, de la Pomme),

village qui s'est formé autour d'un couvent. Sa grande église goth.

de St-Florent, dont le chœur fut construit en 1274 et rebâti en 1290,

Centrales. WASSELONNE. IV. B. 29. 165

après un incendie, et dont le reste, y compris la tour, est du xiy® s., a de magnifiques vitraux anciens et de belles sculptures au grand portail. On y voit , dans une chapelle à g. , la pierre tumulaire d'un fils d'Erwin («fllii Erwini magistri» ; m. 1330), qui a construit le chœur.

La route remonte plus loin le cours de la Hassel ou Haslach. Elle se bifurque au sortir d'Oherhaslach (2 kil.; bonne bière chez Euchsloch, qui n'a pas d'enseigne). On suit alors l'embranchement de dr. , dans la magnifique vallée, qui se rétrécit peu à peu, jusqu'à la cinquième scierie, à 50 min. d'Oberhaslach. Quelques pas en deçà se trouve un large sentier montant à dr. dans la *vallée de la Nideck, qu'on peut comparer aux plus beaux points de la Forêt-Noire, pour les rochers à pic et les splendides bois de sapins. A l'extrémité supérieure (20 min.) , la Nideck forme une cascade d'environ 25 m. Dans le haut, la tour carrée du château de Nideck^ des XIII® et xiv® s., où conduit un chemin en zigzag à dr., traversant le ruisseau. Beau coup d'oeil de cette tour dans la vallée. Chemin de la maison forestière, v. p. 167.

De la maison fores\ière au Schneeberg, v. p. 167. Pour aller à Wangenbourg (p. 167), on suit la route à g., monte aussi à g. au bout de 20 min., croise 20 min. plus loin une route de voitures (poteau), prend 5 min. après à dr., descend à dr. aux maisons de Wolfsthal, tourne à g. à 30 min. de là, et arrive 15 min. plus tard à Wangenbourg.

B. Ligne de Saverne à Molsheim et Schlestadt. — Wangenbourg. Guirbaden. Mont Ste - Odile. Hohwald.

65 kil., trajet en 2 h. 3/^, pour 5 c^. 30, 3 J(. 50 et 2 Ji 30. Vue à dr.

Saverne, v. p. 152. — 4 kil. Otterswiller (Ottersvveiler).

8 kil. Marmoutier, en ail, Maursmunster (hôt. : de la Couronne; des Deux-Clefs)^ village où se trouvait jadis une grande abbaye de bénédictins, dont on remarque l'église St- Maur, avec une façade excessivement curieuse de la fin de la période romane, en pierres rouges et blanches, et précédée d'un porche voûté, comme à l'église de Guebwiller et à Ste-Foi de Schlestadt.

14 kil. Romanswiller (à Wangenbourg, ,v. p. 166). — 16 kil. Papeterie ou Papiermiihle.

18 kil. Wasselonne, en ail. Wasselnheim (200 m.; *hôt. de la Pomme-d'Or), petite ville dans un site charmant sur la Mossig, avec de grandes manufactures de bonneterie.

21 kil. Wangen. — 22 kil. Marlenheim. — 23 kil. Kirchheim. — 25 kil. Scharrachhergheim. ^1^ d'h. à l'O., Westhofen, qui a une belle église goth. du xiv® s. — 28 kil. Soultz-les- Bains ou Sulzbad. — 29 kil. Avolsheim, qui a une église romane du XI® s., St-Pierre ou le Dom-Peter.

32 kil. Molsheim, sur la ligne de Strasbourg à Rothau (v. p. 163). — 33 kil. Dorlisheim, , avec une église romane. Plus loin, à l'arrière-plan, le château de Guirbaden (p. 167).

36 kil. Kosheim {hôt. de la Charrue, simple, mais bon), petite

166 IV. R. 29. BARR. Vosges

ville de 3600 hab., jadis ville libre de l'empire germanique et plusieurs fois détruite. Elle a encore des fortifications du moyen âge bien conservées, de vieilles portes aux extrémités et au milieu de la rue principale, qui la traverse de l'E. à l'O., de jolies maisons anciennes et une église romane, St-Pierre-et-Sf-Paul , consacrée en 1049, mais surtout du xii® s. et avec des additions du style ogival.

38 kil. Bischofsheim. Au loin, les châteaux d'Otrott (p. 168), puis le mont Ste-Odile (p. 169) et le Mennelstein (p. 169).

41 kil. Obernai, en ail. Ober-Ehnheim (hôt. : Wagner, près de l'église; Vormwald , à la gare), ville de 4725 hab., avec plusieurs fabriques, jadis aussi ville libre. Son hôtel de ville, devant lequel il y a un puits, est de 1523, mais il a été restauré de fond en comble en 1849 : on y voit une belle salle ancienne. Obernai a encore quelques jolies maisons. — Au mont Ste-Odile, v. p. 168.

44 kil. Goxwiller (Goxweiler), qui produit un bon vin, le Claevener. Beau coup d'œil de la gare sur la chaîne de montagnes et ses châteaux en ruine. Promenade intéressante à Heiligenstein (p. 168), par la Heiligensteiner-Au. — 46 kil. Gertwiller (Gertweiler). A dr., les ruines de Landsperg (p. 169) et en face le château d'Andlau (p. 170).

48 kil. Barr (hôt.: *de la Maison -Rouge ; de la Couronne; de la Pomme-d'Or ; du Biihl, ce dernier à l'établissement hydrothérapique, à l'O. de la ville; *bufi'et à la gare), ville de 6000 hab., avec de grandes tanneries, dans un beau site, à l'entrée de la vallée de la Kirneck. Son hôtel de ville, sur le marché, date de 1640.

50 kil. Eichhofen, station pour Andlau (p. 170), à 3kil. auS.-O., et Stotzheim, à 4 kil. à l'O. — 53 kil. Epfig , ville de 2600 hab., à l'extrémité E. de laquelle se trouve une chapelle Ste-Marguerite du style roman primitif. A l'arriêre-plan, à dr., l' Ungersherg (904 m.).

58 kil, Dambach ("-'hôt. de la Couronne)^ ville de plus de 3000 hab., avec des restes de fortifications et plusieurs maisons du style goth. tertiaire. En dehors de la ville, à l'O., la chapelle St-Séhastien, qiii a une tour romane, un chœur goth. et un riche autel en bois sculpté. — En poussant plus loin du même côté, on arrive en 40 min. aux ruines considérables de Bernstein. De là (poteaux) , on monte en quelques min. au Halgenstein, énorme rocher de granit d'où la vue s'étend au loin dans le Val de Ville, et (poteau) à Châtenois (p. 171), par les «châteaux de Scherwiller», celui dCOrtenbourg , avec sa tour pentagone du xiii^ s., et celui de Ramstein.

62 kil. Scherwiller (Scherweiler) , connu par la défaite des Rustauds, le 10 mai 1525. A l'arrière-plan, àdr., V Alt enh erg {880m.) et les ruines deFrankenbourg (p. 172). — 65 kil. Schlestadt (p. 157).

De RoMANSv^'iLLER À Wangenbourg , 11 kil., omnibus 2 fois

Centrales. WANGENBOURG. IV. B. 29. 167

en remonte la vallée, bordée de montagnes boisées. Il y a pour les piétons des raccourcis par lesquels on n'est pas plus longtemps.

De Saverne à Wangenbourg (16 kil.), v. p. 154-156.

'Wang'enbourg'. — hôtels: Wei/e?', près de l'église neuve, bon: eb., 1 Jf.\ déj., 50 pf.; dîn., vin comp., 2 c/f(. 40; pens., 4 J(. 40; omnibus à la stat. de Romanswiller (p. 165).

Wangenbourg (450 m.) est un hameau composé de maisons isolées et dominé à l'E. par les ruines du château de Wangenbourg, du XIII® s. Le bon air qu'on y respire et son joli site, sur un plateau entouré de superbes forêts de sapins et de pâturages , y attirent en été bon nombre de Strasbourgeois.

L'ascension du Schneeberg (963 m.) se fait en 1 h. Vs de Wangenbourg. En partant de l'hôtel, on passe à l'église, descend à g. à une fontaine et monte du côté d'une maison isolée, pour gagner un sentier ouvert par le Club Yosgien , à g. sur le versant de la montagne (poteaux). Au sortir de la forêt (1 h.), on prend à g., par une croupe dénudée, en se dirigeant vers des rochers sous lesquels il y a un refuge. Le sommet offre une *vue très étendue sur l'Alsace à rO., les plaines de la Lorraine à l'E. et les Vosges. — Une promenade où l'on ne saurait se tromper descend au S. et mène en ^/4 d'h. à la maison forestière de Nideck. Pour aller de là au château de Nideck (p. 165) , on prend une route de voitures à dr. et 7 min. après un sentier à g., conduisant en 6 min. au château. Chemin de Nieder-Haslach, v. p. 165 et la carte.

Excursion très intéressante pour de bons piétons (6 b.) par le NoU et le Donon jusqu'à Schirmeck (p. 163).

Les RUINES DE GuiRBADEN sc visitent en partant de Gresswiller (p. 163; 5 kil.), par Laubenheim (v. ci-dessous); de Heiligenberg (p. 163), de Rosheim (p. 165) ou d'Urmatt (p. 163 et ci-dessous). — Le meilleur chemin est celui de Heiligenberg. On monte un instant le long du chemin de fer, le traverse et suit le sentier qui monte à dr. sur la lisière de la forêt (poteaux) et passe enfin à la maison forestière de Guirbaden. On arrive aux ruines en 1 h. 3/^. — De la gare de Rosheim , on suit la rue principale (10 min.) et la route qui monte lentement tout droit, puis redescend. Au bout de 1 h.- 1 h. Vé) ^^n poteau indique, en face, le chemin de Grendelbruch ; à g., celui de Klingenthal; à dr., celui de Gresswiller. On s'engage sur le dernier jusqu'à un second poteau (1 kil.), qui indique (pont) le chemin de Laubenheim (aub.), d'où des sentiers mènent en ^/4 d'h. au château.

Le château de Guirbaden (572 m.) est une des plus anciennes et des plus grandes forteresses d'Alsace; il avait, dit-on, 14 portes et 14 cours , et il en reste des ruines considérables. Il date probablement du xiii^ s. On reconnaît encore dans la partie à l'O. une salle avec de belles fenêtres géminées à colonnes. Près du donjon carré du même côté , a été bâtie dans les ruines une chapelle St-Va-

168 IV. R, 29. GEENDELBRUCH. Vosges

lentin, qui est un pèlerinage. — A 10 min. à l'E. sur la crête, la ferme de Guirhaden, où l'on peut avoir des rafraîchissements.

Le touriste venant du N. (Wangenbourg, Schneeberg) et qui veut aller au château de Guirbaden , peut prendre à Nieder-Haslach (p. 154) par la montagne, passer à Urmatt (20 min. ; p. 165) et h Miihlbach (I/2 b.) et tourner là prés de l'église, à g. , pour monter dans une vallée latérale. I/4 d'h. plus loin est une bifurcation, où Ton appuie à dr., et 8/4 d'b. après, Grendelbruch (hôt. Schaller ; pens., 3 o'K, £0 à 4 rJi)^ endroit fréquenté en été par les Strasbourgeois et desservi tous les jours par un omnibus de Rosheini (p. 165). De Grendelbrueli au château de Guirbaden, il y a encore 1 h. de chemin; le sentier qui y monte, sur le versant de la montagne, quitte la route de Rosheim quelques min. au-dessous du village.

Il y a un sentier beaucoup plus court conduissant directement d'Urmatt au château de Guii-baden, il prend à TE. à env. 2 kil. de la stat. et au S. à 1 kil. à l'E. de cet endroit, là où le chemin de Nieder-Haslach aboutit à la route de la vallée de la Bruche.

On se fera montrer à la ferme de Guirbaden la direction du village de Laubenheim mentionné p. 167; il faut 2ô min. pour y descendre, par un sentier escarpé, d'abord à peine marqué. Ensuite on atteindra en 0 min. la route (plusieurs poteaux), qui conduira eu 8/4 à'h. à Klingenthal (v. ci-dessous). Il faut 2 h. pour faire de la l'ascension du mont Ste-Odile.

Au MONT Ste-Odile (v. la carte du prof. Euting, au 1/40000^; il y a partout des poteaux). — D'Obernai au mont Ste-Odile, voiture, aller et retour, 9 à 12 c^l. La route, partant de la gare, traverse la ville et se dirige, à l'O., vers Otrott-le-Bas , en ail. Meder-Otrott (4 kil. ; 240 m. ; aub. : de l'Ours, du Cygne, de l'Arbre Yert), au pied de la montagne. Ensuite, elle contourne la hauteur (501 m.) que couronnent les ruines de Lutzelhourg et de Rathsamhausen (ascension en 40 min. ; sentier montant directement en zigzag au nouveau pavillon dQVElzberg et de làauDreistein, v. p. 170). Près de Klingenthal (2 kil. 5 bonne bière chez Herr), à dr., un chemin qui conduit au N. à Laubenheim (4 kil. 5; v. p. 167). La route de voitures du mont Ste-Odile traverse tout le temps une magnifique forêt et atteint le couvent en 2 h.

Les piÉT0>!S ont beaucoup plus court de ne suivre qu'en partie la route de voitures, par Otrott-le-Bas et Otrott-le-Haut (Ober-Otrott ; bon vin rouge chez Willmann, en face de l'église), jusqu'à mi-chemin de Si-Nabo9\ puis de prendre, à 7 min. d'Otrott-le-Haut, à dr., dans la forêt, par une ancienne voie romaine, pavée d'énormes dalles. Ce chemin est agréable ; on marche à la fin pendant 10 min. sur celui des voitures mentionné cidessus, et l'on est en 5/4 d'h. au sommet. Un autre sentier, ouvert par le Club Vosgien, y conduit directement d'Otrott-le-Haut. On peut aussi y aller de St-Nabor, par le Niedermiinster , autre couvent fondé par Ste Odile (chapelle rebâtie; fei-me à côté); on rejoint ensuite le chemin de Barr.

Le CHEMIN DE Bami au mont Ste-Odile est plus beau que ceux qui viennent d'être indiqués; il demande 2 h. ^1^. En venant de la gare, on peut prendre directement à dr. (N.), sans toucher à Barr, la route qui conduit en 20 min. à Ileiligenstein (bon vin de Goxwiller à l'Etoile, en face de la maison commune). 10 min. plus loin, au delà du village, se trouve un poteau qui indique, à g., le chemin de Truttenhausen (1 kil. 4) et de Ste-Odile (6 kil.). L'ancienne abbaye d'augustins de Truttenhausen (375 m.) fut fondée en 1181 ; elle

Centrales. MONT STE- ODILE. IV. E. 29. 169

appartient maintenant à la famille de Tûrkheim, avec les ruines de son église goth., bâtie en 1490. — A l'O., on aperçoit les ruines du château de Landsperg (584m.), construit auxin^s., sur le versant du Bloss, dont le Mennelstein est la cime la plus élevée. — A quelques minutes de Truttenhausen , à l'entrée de la forêt, un poteau montre à g. la direction des ruines de Landsperg et tout droit celle de Ste-Odile. A 1/2 t. de là, une clairière où on voit le couvent dans le haut et où l'on prend à g. La montée est raide. On passe ensuite à côté de la fontaine Ste-Odile, qui coule d'une grotte près de la jiouvelle route, et à l'eau de laquelle les pèlerins attribuent une vertu miraculeuse pour guérir les maladies des yeux. De là au couvent, il y a encore 1/4 d'h. de chemin.

On peut aussi aller de Barr, en passant au tenaple protestant, à la maison forestière de Het/wang, et de là, par un bon chemin, aux ruines de Landsperg (1 h. ; v. ei-dessus). Ensuite on monte au Mennelstein (v. ci-dessous), par le chemin du Club, ou directement à Ste-Odile.

Le *mont Ste-Odile forme une longue croupe au milieu de laquelle s'élève, sur un rocher à l'E. (753 m.) , le couvent fondé par sainte Odile, patronne de l'Alsace: on peut y loger et l'on y est bien (ch., lc/^50; dîn., sans le vin, 2o#50; pens.,5o/^). L'église de ce couvent est un pèlerinage très fréquenté, où sont venus même des empereurs et des papes. Elle renferme le tombeau et les reliques de la fondatrice , fille d'Etichon , Attic ou Athalrich , duc d'Alsace, qui, selon la légende, était née aveugle, fut guérie de sa cécité par le baptême et mena dans ce lieu une longue et sainte vie, au vii^ s. — Du jardin du couvent, la *vue est splendide. Cette montagne, le «Hohenbourg», fut fortifiée de bonne heure. On dit que Maximien, collègue de Dioclétien, y éleva une forteresse contre les Alémans, vers l'an 300 de notre ère. Il est certain qu'une voie romaine aboutissait ici. Mais on n'est pas d'accord sur l'origine du Mur Païen (Heidenmauer), muraille de défense qui règne autour de la montagne. Il a plus de 10 kil. de développement, 2 à 3 m. de hauteur sur 2 m. d'épaisseur, et il se compose de gros blocs de pierre. Comme néanmoins ces blocs de pierre sont taillés et qu'ils étaient assemblés à queue d'aronde, il est probable que le mur n'est pas antérieur à l'époque romaine, mais date plutôt des iv^-vi^ s., lorsqu'on avait besoin de refuges pour de longs séjours pendant les invasions répétées des barbares. Une partie de ce mur est relativement bien conservée.

Le point culminant du mont Ste-Odile est le *Mennelstein (819 m.), à Va ^- ^tn S.-E. du couvent. Par un temps clair, la vue s'y étend sur presque toute l'Alsace, le Brisgau jusqu'à la Forêt-Noire, les Vosges (au S., la vallée de la Kirneck, les châteaux d'Andlau et de Spesbourg) , le Rhin et les hautes montagnes de la Suisse au S. Près du Mennelstein, à g., du côté de la plaine, des restes considérables du Mur Païen. — A Va li- au-dessous de l'angle S.-O., un point de vue dit le Kiosque.

A l'extrémité N. de la montagne, les ruines du château de Walds-

170 lY. B. 29. HOPRVALD. Vosges

perg ou Hagelschloss : on y monte en ^/^ d"h., mais elles sont difficilement accessibles. Plus à TO., celles de Dreistein , deux châteaux, jadis trois, du xiii® s.

Du mont Ste-Odile, on peut aller en 2 h. 1/2 à Hohwald (v. ci-dessous) par la forêt. Il y a au Kiosque (v. ci-dessus) un poteau indiquant la direction. On tourne à g. au bout de 1 h. 1/4. Le chemin de dr. conduit en 1 h. à la maison forestière de Rothlach (p. 171).

De Barr à Hohtvald : 14 kil. ; omnibus en été 2 fois par jour; voiture particulière, 8 à 10 o/*^ — Le chemin passe d'abord à Mittelhergheim, puis à

Andlau (bot. : de la Couronne; de Strasbourg) ^ petite ville de 1892 hab., dans un joli site, à l'entrée de la vallée du même nom, où l'on voit une ^église abbatiale romane du xii*^s., avec des additions du style ogival, remaniée en 1701 et bien restaurée en 1861. Elle a une crypte à colonnes du xi® s. et de belles stalles. A la façade, de grossiers bas-reliefs fantastiques. Andlau a encore de vieilles maisons en bois.

On remonte ensuite une jolie vallée tapissée de prairies et encadrée de hauteurs boisées, qu'anime le cours rapide de V Andlau. A dr. , sur la montagne, s'élèvent les deux tours rondes des ruines du château d' Andlau, qu'on n'aperçoit cependant que plus tard, et la tour carrée de celui de Spesbourg. Ces ruines sont reliées entre elles par un sentier. On rencontre de nombreuses scieries.

Les PIÉTONS traversent la petite ville de Barr et remontent, à la sortie à l'O. {^U d'h. de la gare) , le chemin des voitures le long de la rive g. de la Kirneck, jusqu'à l'endroit dit Holzplatz (^/4 d'h.), chantier de bois où se trouvent plusieurs scieries. Là commence ce qu'on appelle un « chemin de schlitte» (Schlittweg) , chemin en pente douce et couvert de rondins alignés à côté les uns des autres, qui sert à descendre le bois, avec de grands traîneaux que dirige un homme assis sur le devant. On arrive en 1 h. V4 à la maison forestière de Welschbruch (rafraîch.) et de là en V2 ^- ^ Hohwald. — (De "Welschbruch au Neuntenstein, v. ci-dessous).

Hohwald. — hôtels-. *Kuntz, préfe're' par les Alsaciens (env. 150 cli. à 1 o4(. et au-dessus, dîn., av. le v., 2 Ji ; soup., 1 Ji. 25; bains; pens., si l'on reste au moins 8 jours, 5 Ji sans le vin); *Ma'rschall, le chalet, plus fréquenté par les Allemands, aussi avec des bains.

Hohwald (610 m.) est un village composé de maisons isolées, avec une population de plus de 600 hab. Sa situation favorable, protégée contre le vent du N., dans une vallée d'une largeur moyenne, qu'arrosent de nombreux affluents de l'Andlau, et entourée d'une magnifique forêt (Hochwald), en a fait un des séjours d'été les plus fréquentés. Près des hôtels, sur une hauteur, V église catholique, et 15 min. plus loin, dans la vallée, qu'animent de nombreuses scieries, le temple protestant.

Les *£î;virons de Hohwald, couverts de bois, offrent l'occasion de faire maintes jolies promenades et excursions, que facilitent de nombreux poteaux-indicateurs. — Chemin de *Bellevue (1 h.) : à la première scierie au-

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dessous de l'hôtel Kuntz à dr., traverser un pont ; 10 min. le long de la forêt, puis à g. par un chemin d'abord étroit et ensuite plus large, mais couvert d'herbe", tournant à g., plus tard presque toujours à la même hauteur sous bois et contournant peu à peu la montagne à dr. Au sortir de la forêt, coup d'œil splendide sur la valle'e de Breitenbach , et 5 min. plus loin sur le Val de Ville. — Chemin du point de vue de * Neuntenstein (1 h. 1/4» pour l'aller, 3/4 d'h. pour le retour), à g. près de l'église catholique, par un sentier généralement escarpé, garni de poteaux. Un sentier y conduit également de la maison forestière de Welschbruch (3 kil. ; v. p. 170). Auberge dans Je voisinage, à la maison forestière de Rothlach. — A l'entrée de la forêt, 6 min. au-dessus de l'hôtel Kuntz, se trouve à dr. un poteau montrant, à dr., les directions du Rathsamhausenstein (1049m.; 1 h. 1/2 5 retour, 1 h.; vue sur la vallée supérieure de la Bruche), de la cascade du Hohwald {I/2 h.) et du Champ-du-Feu. — On va aussi beaucoup au Pelage (950 m.), où conduit le chemin au-dessous de l'hôtel Kuntz, qui se dirige à l'O. et traverse un pont. La vue s'étend de là sur le Val de Ville, dans lequel on peut descendre par Breitenbach, etc.

Le Champ-du-Feu, en ail. Hochfeld (1095 m.) se gravit en 2 h. 1/4 de Hohwald; le chemin part du poteau mentionné ci-dessus. La vue y est restreinte. Au retour, suivre le sentier au S., le long du fossé qui traverse la croupe de la montagne. Au bout d'env. 25 min., on atteint près d'un pâturage la ferme de Kœlberhiitle (10 min.; à dr. , le Pelage), d'où il y a 2 h. de chemin jusqu'à Hohwald.

De Hohwald 1 Ville, 2 h. 1/2- Jusqu'à Bellevue, v. ci-dessus. De là, descendre à Breitenbach (aub. du Lion) et continuer ensuite par la route même de Ville (1 h. 1/2)-

Ville, en ail. Weiler Chôt. : de Nancy ^ de V Ancienne Poste) ^ dont la population est de 1100 hab., est la localité principale de la vallée qui se sépare de celle de la Lièpvre à Val-de-Villé. — Une route conduit de Ville à Val-de-Villé (11 kil.), en passant à Triembach (1 kil. I/2), St-Maurice (2 kil. 1/2) et Thannwiller (2 kil.), où se trouve un château du vicomte de Castex, construit de 1518 à 1540 et restauré au xviiie s. Val-de-Villé est une station de chemin de fer (v. ci-dessous). Omnibus plusieurs fois par jour entre Ville et Val-de-Villé (60 pf.; voiture particulière, 3 JQ.

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