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Histoire.
vaste hémicycle, ayant en face, sur la rive dr., le faubourg de Deutz, qui s'y trouve relié par un pont de bateaux et un pont fixe.
Vue de loin, surtout en arrivant par le bateau à vapeur, Cologne, avec ses nombreuses tours, présente un aspect très imposant. Les rues en sont généralement étroites et sombres, mais on y voit encore nombre de maisons intéressantes, qui datent du xvi^ du XV® et même quelques-unes du xiii® s. C'est de nos jours seulement que les travaux de construction y ont été repris avec une grande activité. La ville s'est développée d'une manière étonnante depuis l'agrandissement de l'enceinte, qui en a doublé la superficie, en la portant de 405 hect. à 812 (v. p. 293). Les quais et le port, sur la rive g., en aval du pont de bateaux, ont été construits de 1892 à 1898.
Cologne a été fondée en l'an 38 de notre ère, par les Ubiens , quand Agrippa les transféra de la rive dr. sur la rive g. du Rhin. Agrippine femme de l'empereur Claude I^^, la fit élever l'an 51 au rang de colonie : la Colonia Claudia Augusta Agrippinensis ^ dite plus tard simplement Colonia Agrippinensis. Constantin le Grand commença l'an 308 la construction d'un pont fixe sur le Rhin, avec Casti^a Divitensia (Deutz), sur la rive droite. Ce pont fut plus tard détruit par les Normands et complètement démoli par l'archevêque Bruno (p. 291). Dès la fin du s., Cologne fit partie du pays franc et les rois des Francs ripuaires y résidèrent pour un temps. Chai'lemagne éleva au rang d'archevêché son évêehé fondé au iv^ s., et le premier archevêque en fut l'archichapelain impérial Hildehold, qui bâtit la première cathédrale et lui donna la précieuse bibliothèque encore existante qui porte son nom.
Bientôt les archevêques ne se contentèrent pas de leur autorité religieuse i mais, s'appuyant sur les privilèges qu'ils avaient obtenus de l'empereur, ils essayèrent de s'attribuer une domination absolue sur la ville. Il en résulta entre eux et la bourgeoisie des démêlés continuels. La bataille de Worringen (p. 306), en 1288, décida cette longue lutte en faveur de Tindépendance municipale. Les archevêques transportèrent leur résidence d'abord à Briihl (p. 260), puis à Bonn. Ils conservèrent néanmoins le droit de haute justice et quelques autres droits sur Cologne, qui continua de leur prêter serment de fidélité.
La lutte fut encore presque plus violente entre les divers partis qui régnaient dans la ville, entre les patriciens et les corporations, et elle ne cessa que lorsque celles-ci eurent remporté une victoire décisive en 1396. Néanmoins elle était douée d'une vitalité extraordinaire, puisque, malgré tous ces désordres, elle jouit jusqu'à la fin du xv® s. d'une prospérité qui la mit au rang des premières villes de l'empire. Son commerce, surtout avec Londres, était d'une très grande importance. Cologne fit de bonne heure partie de la Hanse, dans laquelle elle disputa d'abord le premier rang à Lûbeck. Les poids et les mesures de Cologne furent employés dans presque toutes les villes des bords du Rhin, de la Westphalie et des Pays-Bas.
Cologne peut se vanter d'avoir été deux fois au moyen âge un des centres artistiques de l'Allemagne. La première fois ce fut vers la fin du xii® s., lorsque l'enthousiasme religieux, excité par l'acquisition des reliques des rois mages et secondé par la prospérité des habitants, se révéla par des constructions d'une architecture très riche et d'un effet pittoresque. Les grandes églises de Cologne subirent rapidement l'une après l'autre une transformation dans laquelle on développa le chœur. Le meilleur échantillon de ce style est Véglise des Apôtres^ vue du Neumarkt. Le goût des constructions persévéra au xiii^ s. et amena la réédification de la cathédrale^ mais non plus dans les anciennes formes, le style roman étant remplacé par le gothique, emprunté à la France et qui s'est rapidement répandu dans toute l'Europe. — La seconde période de prospérité artis-
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tique, restreinte à la peinture, dura deux générations, à la fin du xiv^ s. et au commencement du xv®. Beaucoup de noms de peintres de ce temps sont conservés dans les registres de la ville, mais on connaît peu de leurs œuvres. Les principaux d'entre eux sont: maître Ouillaume ou Wilhelm (m. vers 1380), qui exécuta dans la salle de la Hanse des peintures murales dont il subsiste des restes , maintenant au musée , et maître Etienne ou Stephan (Lochener) de Constance, qui mourut en 1452. Les plus célèbres tableaux de ces écoles de Cologne sont le Dombild (p. 28éi), la Vierge du séminaire (p. 284) et la Vierge dans un berceau de roses (p. 285).
Les siècles qui ont suivi n'ont pas été néanmoins tout à fait improductifs dans le domaine de l'architecture; le portique de VhÔtel de ville est un spécimen intéressant de la renaissance allemande. Outre que l'on restaura alors d'anciennes églises , on en bâtit aussi de nouvelles, telles que l'église des Jésuites. Cologne comptait avant sa sécularisation, en 1801, plus de 100 églises.
La ville s'illustra moins dans les sciences. Son université^ fondée en 1388 et d'abord siège important de l'enseignement de la scolastique, déclina plus tard et fut supprimée à la fin du xviii® s.
Cologne déchut à partir du xvi^ s., au commencement peu à peu, puis rapidement. Son commerce perdit aussi de son importance à l'extinction de la Hanse. Des dissensions intestines continuelles, l'expulsion des protestants (1608), qui allèrent s'établir à Crefeld , Elberfeld, Diisseldorf et Miilheim, lui furent très funestes. Cependant elle resta ville libre de l'empire germanique jusqu'à l'entrée des Français, le 6 oct. 1794, La paix de Campo-Formio (ÎT oct. 1797) l'incorpora à la France, et elle fit partie du département de la Rœr , dont Aix-la-Chapelle fut le chef-lieu. Cologne vit revenir son ancienne prospérité après 1815, sous le gouvernement prussien. Le développement de la navigation à vapeur, les chemins de fer et surtout l'activité de ses habitants, joints aux ressources pécuniaires considérables restées d'autrefois dans de nombreuses familles, en ont fait une des places les jplus commerçantes de l'Allemagne. L'industrie de Cologne est aussi très prospère. ^
La **cathédrale {Dom; pl. EF4), l'œuvre la plus grandiose de l'arcliitecture gothique, se dresse sur le bord oriental d'un monticule en grande partie composé de décombres romains , qui s'élève à 19 m. au-dessus du Rhin, en face de la gare centrale. Il y avait dès le IX® s. à cet endroit une cathédrale, qui finit par ne plus paraître digne de la grandeur et de la richesse de la ville, ni de la piété de ses habitants et de leur amour pour les arts. L'archevêque Engelbert I®^, le Sainte eut le premier l'idée de la reconstruire, mais sa mort subite et violente, arrivée en 1225, l'empêcha de la réaliser. Son deuxième successeur, Conrad de Hochstaden , reprit son plan après un incendie qui avait considérablement endommagé l'édifice et posa solennellement la première pierre du monument actuel, le 14 août 1248. L'architecte fut sans doute maître Oerard deRile, auquel le chapitre de la cathédrale offrit un présent en 1257, pour lui témoigner sa satisfaction.
On commença par le chœur. La construction marcha lentement, pa-rce qu'elle fut sensiblement entravée par les luttes entre les archevêques et les habitants de la ville. Les matériaux furent fournis par le Drachenfels (p. 265). Le 27 sept. 1322, le chœur, fermé par un mur provisoire à l'O., fut consacré par l'archevêque Henri, comte de Virnehourg. On posa alors les fondements du bras N. du transept, en 1325 ceux du bras 8., et l'on démolit peu à peu
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Tancienne église, qui avait continué de servir. En 1388, la nef était livrée au culte, et en 1447 les cloches montées dans la tour du S. Mais alors le zèle se ralentit, et dès la fin du xv^ s. on désespérait de terminer cette cathédrale sur le plan primitif. Elle fut recouverte d'un toit provisoire et l'on ne s'occupa plus que de la décoration intérieure, au xvii^ et au xviii^s., où l'on adopta en partie le style baroque, par ex. pour le maître autel. Puis elle tomba peu à peu en ruine; la révolution française la ferma au culte et en fit un magasin à fourrage en 1796.
Frédéric- Guillaume III et Frédéric -Guillaume IV, rois de Prusse, ont sauvé ce chef-d'œuvre d'architecture d'une destruction complète. Le premier, à la prière de Sulp. Boisserée, fit examiner le monument par l'architecte Schinkel, en 1816, et ordonna de « conserver ce qui existait». Les travaux de restauration commencèrent enfin en 1824, sous la direction dî'Ahlert (m. 1833), puis sous celle de Zwirner (m. 1861) et enfin sous celle de Voigtel. Zwirner, architecte actif et doué d'une profonde intelligence du style ogival, conçut le premier l'idée d'achever l'édifice , et cette idée fut accueillie partout avec enthousiasme. Le 4 sept. 1842, on posa la première pierre pour la continuation des travaux. Il a été dépensé pour l'édifice, de 1842 à 1880, la somme de 18 427 552 marcs. Le 15 oct. 1880 eut lieu, en présence de l'empereur Guillaume I^^ et de presque tous les princes allemands, la fête de l'achèvement de la cathédrale.
Le plan de cette cathédrale est celui d'une basilique en forme de croix, dont le vaisseau est à cinq nefs et coupé par un transept à trois nefs. Sa longueur totale est de 135 m. 60, sa largeur de 61 m.; ou de 86 m. 25 au transept, et sa hauteur de 46 m. jusqu'au bord inférieur du toit, de 61m. 50 jusqu'au faîte. La tour centrale, sur la croisée, s'élève à 109 m, 80 du sol, celles de la façade, à 156 m. Et tout autour est un nombre incalculable d'arcsboutants, de clochetons, de pinacles, de gargouilles, de galeries, de moulures, etc.
La façade , construite entièrement d'après les plans originaux du xiv^ s. (v. p. 283), avec ses deux énormes tours, la porte principale qui s'ouvre entre les deux et la grande fenêtre du milieu, passe pour le plus parfait modèle du système d'architecture à membres perpendiculaires, dont les masses s'élèvent en devenant de plus en plus légères et aériennes. Les tours se composent de quatre étages , les trois du bas carrés, le quatrième octogone et couronné par une magnifique flèche très élancée. Parmi les trois cloches de la tour du S., la plus grosse pèse 25 000 kilogr. ; elle a été faite en 1874 avec des canons français. Les deux autres, fondues en 1447 et 1448, pèsent 11200 et 6000 kilogr.
Le grand portail a 29 m. 30 de haut et 9 m. 50 de large; les portails latéraux, 11 m. 60 sur 5 m. 60, et la fenêtre du milieu, 14 m. 75 sur 6 m. 25. Le portail 8. de la façade est orné depuis 1«
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xv^ s. de sculptures d'un style noble, probablement de maître Conrad Kuyn. Les portes de bronze sont d'après Schneider (1892).
Les bras du transept se terminent par les portails latéraux du N. et du S., achevés en 1859, sur les plans de Zwirner, les anciens plans n'existant plus. Le portail du Nord est simple, mais il a de
LÉGENDE. — 1. Chapelle St-Engelbert. 2. Chap. St-Materne. 3. Chap, Si- Jean. 4. Chap. des Trois-Rois. 5. Chap. Ste- Agnès. 6. Chap. St-Michel. 7. Chap. St' Etienne. 8. Chap. de la Vierge. 9. Trésor. 10. Sacristie. 11. Salle du Chapitre. 12. Bibliothèque.
magnifiques *portes en bronze d'après Mengelberg ^ d'Utrecht. Le portail du Sud est au contraire très riche; ses sculptures sont d'après Schwanthaler.
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Le chœur, achevé en 1322, avec les sept chapelles qui rayonnent alentour, montre dans sa partie inférieure les formes nobles et sévères du style goth. primitif le plus pur, et dans sa partie supérieure tout l'éclat et les formes élancées de l'art à son apogée.
** Intérieur f. — L'intérieur compte 56 piliers et a 119 m. de long. La grande nef a 15 m. de large du centre d'un pilier à l'autre et 45 m. de haut; chacun des deux bas côtés qui en sont le plus rapprochés, 8 m. 18, et les deux autres, de l'axe du pilier au mur, 6 m. 95 de large et 19 m. de haut. La superficie est de 6166 m. carrés. L'effet que produit l'ensemble du monument est vraiment imposant.
Nef et transept. Les vitraux de la fenêtre du milieu au-dessus du grand portail sont par Milde, de Liibeck (1878). Les cinq du bas côté du N. (g.) , faits en 1508 et en 1509, sont mis au rang des plus beaux vitraux anciens. Ils représentent la Passion et la résurrection de J.-C, la vie de St Pierre, l'arbre généalogique de J.-C, des saints honorés à Cologne, Agrippa, prétendu fondateur de la ville, le héros Marsile, la reine de Saba chez Salomon, l'adoration des mages, St Pierre sur le trône pontifical, le couronnement de la Vierge, etc. Les vitraux du bas côté du S. ont été exécutés en 1848 à Munich, d'après Jos. Fischer et Hellweger. Les nouveaux vitraux du portail du S. ont été peints à Berlin; ceux du portail du N., à Cologne même. Enfin les vieux vitraux dans le bras N. du transept, à PO., proviennent d'anciennes églises de la ville et de la chapelle de la Vierge, dans la cathédrale.
Chœur. Une grille de fer sépare la nef du chœur. On entre par la porte du N. (à g.). Immédiatement à g., la jolie épitaphe d'-4w<. Keyfeld (m. 1539). — Des 14 piliers de la partie centrale, qui forme le chœur proprement dit, se détachent des consoles avec des statues du commencement du XIV® s. , sous de riches baldaquins : Jésus, la Vierge et les Apôtres, restaurés en 1842. Dans les pendentifs le peintre Steinle a représenté en 1844 les neuf chœurs des anges. C'est du haut de la galerie du chœur (p. 284) qu'on les voit le mieux. — Les murs derrière les stalles sont ornés d'images modernes brodées sur soie, d'après des dessins de Ramboux. Elles représentent le symbole de Nicée et les sept sacrements. Les belles stalles sculptées sont du xiv^s. Sous des plaques de cuivre, sur lesquelles sont gravés les portraits des défunts, reposent l'archevêque comte Spiegel de Desenberg (m. 1835) et le cardinal de Geissel (m. 1864). Le maître autel est l'anc. autel Ste-Claire, qui a un beau retable en bois représentant la Passion , avec des volets peints de l'école de maître Guillaume. Au-dessus du triforium du chœur (intérieur) règne une série d'excellents vitraux anciens (les rois de Juda, etc.), dont les figures ont 2m. 50 de hauteur; ils sont de la fin du xiii® ou du commencement du xiv® s.
t La nef, le transept et les vitraux sont visibles pour tout le monde et toute la journée. Cependant il n'est pas permis de circuler dans l'église durant les offices , dans la semaine de 9 à 10 h. du matin et de 3 h. à 3 h. 1/2 soir. Le chœur ne peut être visité qu'aux heures suivantes : du 1^1* mai jusqu'à la fin de septembre les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, de 10 h. à 11 h., de midi 1/2 à 3 h. et de 3 h. 1/2 à 7 h. ; le samedi, de 10 h. à 11 h. et de midi 1/2 à 2 h. 1/2; les dimanches et fêtes (à l'exception des grandes fêtes), de midi à 1 h. 1/2 1 de 6 h. à 7 h. du soir; — du l^i" octobre jusqu'à la fin d'avril, les lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, de 10 h. à 11 h., de 11 h. ^2 à 1 h. et de 3 h. 1/2 à 5 h.; le samedi, de 10 h. à 11 h. et de 11 h. 1/2 à 1 h.; les dimanches et jours de fête, de midi à 1 h. S'adresser au suisse (Schweizer), qui délivre une carte spéciale coûtant 1 tM. 50 par personne. — Pour la galerie supérieure du déambulatoire et les tours, v. p. 284. — Les guides sont tout à fait inutiles. Il n'y a pas de pourboire à donner.
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Chapelles du chœur. Le pavé du pourtour est en mosaïque moderne. Devant la sacristie, le tombeau de Tarehevêque Engelbert von der Mark (m. 1368), avec une belle statue en grès du défunt.
1. Chap. Si- Engelbert^ la première à g. ou au N. Elle a renfermé jusqu'en 1633 les reliques de Parchevêque Engelbert de Berg, actuellement déposées au trésor (p. 284). On remarquera le tombeau de Tarchevêque Antome de Schauenbourg ^ de 1561.
2. Ghap. St-Materne. Tombeau de l'archevêque Philippe de Heinsberg (m. 1191), sous la forme d'une enceinte de ville avec tours, portes et créneaux et une belle statue. Tableau d'autel de Barthel. de Bruyn (1548).
3. Chap. St-Jean. Tombeau remarquable du fondateur de l'église (p. 279), l'archevêque Conrad de Hochstaden (m. 1261): la figure du prélat, en bronze, est de la première moitié duxv^s. — En face, également sous verre, le plan et le profil originaux de la tour du S. de la cathédrale, sur parchemin, retrouvés à Paris en 1816.
4. Chap. des Trois-Rois. Les ossements des rois mages avaient été portés à Constantinople par l'impératrice Hélène; transportés de là plus tard à Milan, ils furent donnés à Cologne, après la destruction de Milan en 1164, par l'archevêque Renaud de Dassel , qui les avait reçus lui-même en cadeau de Frédéric Barberousse. La châsse qui les renferme est maintenant au trésor (p. 284). L'autel est surmonté d'un groupe représentant les mages, et plus haut se trouve une Vierge de 1530 environ. Du côté S., l'épitaphe de l'archevêque Ernest de Bavière (m. 1642). Les autres électeurs de la maison de Bavière reposent en dehors de cette chapelle. Le cœur de Marie de Médicis (p. 290) est inhumé devant la chapelle, sous une pierre sans inscription. En face, sur le revers du maître autel, le tombeau de l'archevêque Thierry de Mœrs (m. 1463) , probablement modifié,
5. Chap. Ste-Agnès. Les vieux vitraux sont en partie fort restaurés. Au milieu, le sarcophage de Ste Irmgarde (vivait au xi® s.), orné de colonnades et d'images de saints.
6. Chap. St- Michel. ' Monument de l'archevêque Walram de Juliers (m. 1349), en marbre. Statue du général de Hochkirchen., tué à Landau en 1703, marbre per Fortini, de Florence. L'autel est orné du célèbre *Dombild (tableau du Dôme). C'est un grand tableau à volets, dont le panneau du milieu représente l'adoration des mages, les autres St Géréon avec ses compagnons et Ste Ursule, avec les vierges, et l'extérieur l'Annonciation, Il était autrefois à la chapelle du Conseil (p. 288). C'est évidemment le tableau dont Durer fait mention dans le journal de son voyage aux Pays-Bas , disant qu'il a payé deux deniers «pour ouvrir le tableau que maître Steffen a peint à Cologne». C'est d'après cette indication qu'on Ta attribué à Etienne (Stephan) Lochner (p. 279). Ce tableau, qui impose déjà par ses dimensions, a excité dès les premiers temps une admiration pleine d'enthousiasme. Comme style, il tient le milieu entre l'idéalisme du moyen âge et le réalisme des Flamands.
7. Chap. St-Etienne. Sarcophage de pierre de l'archevêque Géron (m. 976), avec mosaïque du s., provenant de l'ancienne cathédrale. Sarcophage de l'archevêque Adolphe de Schauenbourg (m. 1556).
8. Chap. de la Vierge^ proprement la dernière travée du bas côté extérieur de droite. Près de l'autel, le mausolée de Frédéric de Saarwerden (m, 1414), richement orné de sculptures en pierre, avec la statue moderne du prélat en bronze et entouré d'une grille. Sur le devant, le sarcophage du comte Godefroy d'Arnsberg (m. 1368), le tombeau de l'archevêque Renaud de Dassel (m. 1167; v. ci-dessus) et dessus, depuis 1842, la statue de marbre de l'archevêque Guillaume de Gennep (m. 1362). — L'autel de cette chapelle, fait en 1856 sur les dessins de Zwirner, est orné d'une Assomption par Overbeck. Au pilier voisin, une Vierge dite la Madone de Milan, œuvre allemande du xiv® s. — Les vitraux de cette chapelle, peints à Cologne et posés en 1857, représentent des scènes de l'histoire de la Vierge, d'après de vieilles peintures murales découvertes en 1842.
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Trésor. L'entrée est dans le pourtour, au N. du chœur. La châsse des rois mages^ dans la forme d'une basilique, en or, est une œuvre précieuse du style roman, faite probablement de 1190 à 1200, considérablement endommagée en 1794 dans la fuite à l'approche des troupes françaises et mal restaurée en 1807. La châsse de St Engelbert^ en argent, est de la renaissance (1633), Parmi les ostensoirs, il y en a un du xiv® s., un autre du xvii^, tout garni de pierres précieuses, et un donné par Pie IX, en 1848. On remarquera encore une croix processionnelle du xii® s., un instrument de paix du xvi^ s., richement orné d'émaux, de perles et de pierres précieuses-, le glaive de la Justice porté par l'électeur de Cologne, au couronnement des empereurs d'Allemagne à Francfort; des ornements sacerdotaux, 10 tablettes d'ivoire, sculptées de 1703 à 1733 par Melchior Paulus et représentant des scènes de la Passion, etc. — La sacristie renferme un beau tabernacle et des peintures sur verre du xiv^ s. — La bibliothèque de la cathédrale possède les manuscrits de Hildebold , le premier archevêque (p. 278), rendus en 1868 par le grand-duc de Darmstadt.
On recommande particulièrement de faire le *tour du déambulatoire (Chorumgang) dans les galeries du haut, à l'intérieur et à l'extérieur, et de monter aux tours. L'escalier est à dr. du portail S. (entrée, 1 c4(. ; le dim. seulement de midi à 2 h.). Après avoir jeté un coup d'œil sur l'intérieur de l'église, on parcourt au dehors la forêt d'arcs-boutants qui terminent les contreforts et qui s'épanouissent pour ainsi dire en feuillages de pierre: c'est là surtout que se manifeste le caractère grandiose de la construction, La vue, qui est splendide , s'étend au N, jusqu'aux Sept- Montagnes.
Le musée archiépiscopal {erzhischœfliches Muséum; pl. E4), au S. de la cathédrale, dans une chapelle bâtie en 1665, qui faisait autrefois partie de l'archevêché, comprend une riche collection de vases et autres objets sacrés, d'ornements d'église, de peintures, de manuscrits à miniatures, de sculptures, etc. L'objet le plus précieux est une Vierge à la violette appartenant au séminaire, probablement par maître Etienne (p. 279). Ce musée est ouvert tous les jours en été, de 9 h. à 6 h.; en hiver de 10 à 4: entrée, 50 pf.
Le pont fixe du Rhin, à l'E. de la cathédrale (pl. F 5-6), a été achevé en 1859. Il est en fer, à treillis, et se compose en réalité de deux ponts accolés l'un à l'autre, reposant sur trois piles communes. Sa longueur entre les deux rives est de 412m. Au-dessus de l'entrée sur la rive g. (Cologne) se trouve une statue équestre de Fredéric-Ouillaume IV, en bronze, par Blseser, et au-dessus de celle de la rive dr., une statue équestre de Guillaume parDrake, toutes deux érigées en 1867. De la rampe sur la rive g., on a une belle vue du chevet de la cathédrale. Pour Deutz, sur la rive dr., v. p. 294.
Non loin de la cathédrale s'élève le musée proprement dit (pl. E 4 ; autre v. ci-dessus). C'est un édifice du style goth. anglais, construit de 1855 à 1861 par J. Felten et dans lequel a été compris le beau cloître de l'église des Minorités fp. 286), du style goth. tertiaire. Un habitant de Cologne, Richartz (m. 1861), a donné la somme nécessaire pour la construction de l'édifice, environ 200000 thalers (750000 fr.) et le noyau des collections de tableaux et d'antiquités se compose de la galerie léguée à la ville par le professeur Ferd. Wallraf (m. 1828) : de là le nom officiel de musée Wallraf- Richartz. Devant le musée, deux statues de ses fondateurs, érigées
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