CHAPITRE III
A Mayence, une inscription en vers lalins prétend suppléer au silence de la statue :
Artem quae Grsecos latuit latuitque Latinos, Germani solers extudit ingenium.
Nune quidquid veteres sapiunt sapiuntque récentes, Non sibi, sed populis omnibus id sapiunt.
« Cet art inconnu des Grecs et des Romains, le génie inventif d'un Allemand l'a découvert. Aujourd'hui tout ce que savent les anciens, tout ce que savent les modernes n'est plus leur propriété; c'est la propriété du monde entier. »
« Vos inscriptions sont trop longues, disait lord Byron , et elles sont inutiles : les noms suffisent. » Il avait raison. Surtout craignons les inscriptions en vers ; elles sont toujours ou plates ou ampoulées. Nos édiles devraient effacer sans pitié toutes celles qui font tenir à nos statues, à nos colonnes, à nos fontaines, le langage adulateur et fade des monuments tuniulaires. Il leur faudrait, pour trouver grâce, ou une pointe de malice, comme dans ces mots gravés sur une fontaine publique à Francfort :