‹ Les bords du RhinChapitre 10 sur 30 · MANNHEIM. 1S · texte numérisé non relu

MANNHEIM. 1S

Karl Sand. Considéré par la jeunesse allemande comme un apostat qui, après avoir servi les opinions libérales , s'était vendu à la Russie, il avait soulevé contre lui une indignation générale. Un jour, un jeune étudiant se présente chez lui , le frappe d'un coup de poignard , et se frappe luimême, en s'écriant : Vive r Allemagne! C'était Sand. Il languit dix mois des suites de la blessure qu'il s'était faite, et mourut sur l'échafaud avec un calme qui ne se démentit pas un seul instant. On montre la maison de Kolzebue; l'auberge oii dîna Sand avant le meurtre , et où il s'entretint tranquillement de l'immortalité de l'âme avec un ecclésiastique ; enfin le cimetière où le meurtrier et la victime reposent à côté l'un de l'autre.

A quelques lieues de Mannbeim se trouve le château de Schwetzingen^ le Trianon de l'endroit, dont les jardins furent plantés au xviir siècle par l'électeur Charles-Théodore, On y voit de& temples mythologiques, consacrés ^ Minerve, à Mercure et k Apollon , des jardins français et des jardins anglais , enfid ime foule de ce» jolies choses qu'on aimait au temps die Mme de Pompadour. On va h Sehwetzingen par le chemin d^ 1^, qui conduit en un qugrt d'heure à Friedrichsfeld. Un omnibus mèuG ée cette station au château électoral.

Vis-à-vis de Mannheîm se trouve, au bout d'un pont de bateaux qui réunit les deux rives du Rhin, Ludwigshafen , petite ville qui s'accroît tous les jours, grâce aux deux chemins de fer, qui, de Forbach et de Mannbeim , viennent aujourd'hui s'y réunir. Cette ville souffrit beaucoup du combat que les Badois insurgés livrèrent, en 1849, à l'armée prussienne , et dont on voit également les traces à l'entrée de Mannbeim , du côté du Rhin.

Calhédrale de Spire.

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