I . Annales archéologiques , aTrU 4 S
quera d'admirables verrières du temps de Maiimilien ; quani aux modernes peintures sur verre qui remplissent les fenêtres de la nef du sud, elles ont été faites à Munich et données à la cathédrale par le roi Louis de Bavière.
Maintenant, avant de quitter cet admirable chef-d'œuvre, recueillez'vous un instant, supprimez par la pensée ces ornements de mauvais goût que le xvii* et le xv!!!** siècles ont ajouté çà et là à l'œuvre primitive ; peuplez cette vaste solitude de chevaliers et dé hérauts d'armes , de prêtres et de peuple; écoutez, dans votre mémoire, quelques-uns de ces beaux chants du xiii* siècle , si heureusement retrouvés de nos jours par un de nos archéologues les plus distingués', et votre imagination revivra un moment dans ces siècles passés ,
Où Cologne et Strasbourg, Noire-Dame et Saint-Pierre, S*agenouillant au loin dans leurs robes de pierre, Sur Torgue universel des peuples prosternés Entonnaient Thosannah des siècles nouveau-nés 1
Quittons pourtant cette merveille que l'Europe envie à la Prusse rhénane; mais ne la quittons pas sans nous souvenir, pour consoler notre envie, que nous avons aussi en France de merveilleux chefs-d'œuvre en ce genre, et qu'e même, si Ton en croit un de nos archéologues, « le premier maître de l'œuvre de Cologne n'a pas seulement connu et imité la cathédrale d'Amiens, mais celle de Beauvais, mais celle de Troyes, mais la Sainte-Chapelle de Paris; il a pris en. France, partout où elle se trouvait, cette architecture ogivale qui n'existait point en Allemagne ; il l'a prise uniquement en France, parce qu'elle y était née, parce que nulle part ailleurs elle n'était parvenue au même degré d'avancement et de perfectionnement*. » A nous donc la gloire des inven-