SCENE XVIII
LES MÊMES, LOISELET.
loiselet, gaiement.
Bonjour , bonjour , ma chère voisine ! . . . toujours charmante?. .. Ah ! ça , voisiu , uous terminerons quand ca vous fera plaisir.
MAGLOIRE, à son oncle.
Mon oncle , avez-vous lu ma lettre?
LOISELET , bas.
Oui, et j'approuve ton mariage, si ton patron ne me demande rien de plus.
MAGLOIRE
Suffit!
Mme DUVERNET.
Qu'avez- vous donc à terminer avec mon mari?... Je ne vons connais pas de procès , monsieur Loiselet?
LOISELET.
Oh ! il ne faut pas que vous sachiez ça, ma belle voisine... vous l'apprendrez plus tard, et vous ne serez pas fâchée de la surprise.. . n'est-ce pas , monsieur Duvernet? Ah! ah! ah!... Voyons donc un peu ces boucles d'oreille?. . .
sostène , bas , les lui remettant.
Dites à ma femme qu'elles sont fausses. . . Je vous expliquerai pourquoi. . »
LOISELET.
Ah! ah!... ( // regarde le» diamant. ) Mais, effectivement . . . c'est incroyable comme ou imite le (in à présent ! c'est h s'y méprendre !
sostkne , bas.
Bon ! soutenez toujours cela.
LOISELET. ktort'*:*. Je
LOISELbi. . ,
i ■! 1p 1? crois bien .
r»as en convenir ttev > Sostène.
Pas eu loiselet , a *u „„vUes sont fausses.
• -~ Madame sait qu eues. &ui
, i*«i Ne me démentez pas.
Ma voisine, voue cpooT<
, r, elne faites semblant de nen.
quer ce que tont ça si0
MAGLOIRE, «ffl». s ,u0u
•pn comprendre ,.neblt r Vous n'y pouvez rien coi {
oncle? LOISELET.
Certainement non!
AIft: Ah! que e est beau!
A,,!r:^icl):u;.mut!<:esl»ui
Qui joue ici te rôle Le plus drôle i U est, snns le savoir, Sans te vouloir.
Vraiment [/s /-(,w/. )
Bien ainuvaut v
MAGLOIRE, r/W-
].accurcq..i.»w^ï sc,lo7.
M^es-voo. fait venir io.poorve , *~ ^ Uon?
Esl-ce a mes ^J*5££E , voisin ; je «» P— Allons , finissons ectlc pu
Voilà mes douze cents francs et ma bague. . . Où sont vos bijoux de ce matin?
Mme duvernet, vivement* Une bague!
sostÈne, à Loiseleî.
Maudit bavard!
LOISELET.
Encore une fois, voulez-vous me remettre vos boucles d'oreille ?
SOSTENE.
Mais vous les tenez...
LOISELET.
Voyons, voyons, ne rions plus... Je vous demande celles que vous m'avez montrées chez moi?
SOSTÈNE.
Ce sont celles là !.. . Je n'en ai pas d'autres.
LOISELET.
Comment, ce cristal de roche, taille eu facettes?... Ah ! ça, la plaisanterie va trop loin! et je perds patience à la fin!...
Mroe DUVERNET.
Ah! monsieur Loiselet, ne vous fâchez pas; car il n'y a ici que M. Duvernet qui n'a pas sujet d'être gai!
Pourquoi donc?... Est-ce que je serais la dupe de quelque friponnerie?
lU"1' DXVERNET.
Hc'las ! oui, mon cher m;'ii . . . Vos juifs vous ont rcel- IfincMit trompé ! ils ne vous ont donne que de la fausse monnaie , fit j'ai ru t'adresse de l'échanger avec vous contre de la bonne. . . que je garde.
SOBTÈWE.
Oh! ciel! <pie m'apprenez- \ ous !.. . La surprise! 1 indignation m'ôtent la parole ! ... ( H s'a sied. )