SCENE V
les mêmes, SOSÏÈNE DUVERNET, portant sous le bras une liasse de papiers.
SOSTÈne , gaiement.
Eli bien , qu'est-ce qu'il y a donc de nouveau?. . . Un se querelle encore ici. . . on vous enîend de l'escalier.
MAGLOIRE
Ah! monsieur Du*'ernet , déleiu!ez-moi contre 1 injustice toujours croissante de madame \otre épouse! Mrae duvernet, à son mari.
Monsieur, ce sont des affaires de ménage qui ne rçous regardent pas.
SOSTKNE , riant.
Ah! al»! ah! le mot est bien drôle!... mais je vous le passe ; car, dans le fond , je suis le meilleur mari de touilla ville de Strasbourg, et ils ont pourtant une bien bonne réputation nos Alsaciens !
MAGLOIRE , b.is à Sostène.
La dispute est venue au sujet de mademoiselle Palmirc , l'actrice. . .
SOSTKNE.
Ah! ah!... {D'un ton aigre à sa femme. Cepend Madame , il ne faudrail pas vous l'aire une habitude de celle tolère là... avec mes clercs ;.. . Vous n'avez jamais pu m paix .m ec eux '
Mme DUVERNET
Parce que je suis une femme d'ordre , et que vous ne prenez que des gens dérangés. . .
Dérangés ! . . . Mais ne voulez-vous pas que ces jeunes cens soient des séminaristes?. . . Pourvu qu'ils fassent ma besogne, moi je suis satisfait.
MAGLOIRE , avec un soupir.
Je crois bien , grand dieu !
Mme duVERNET.
Avec cela vous leur donnez un si bel exemple ! ... Il est temps enfin que je m'explique là-dessus avec vous... et noi.s allons régler nos comptes ensemble. sostène, à nu-voix.
Allez vous recommencer vos scènes de jalousie devant votre nièce et ce jeune homme?
Mme DUVERNET.
Perpétue , rentrez.
SOSTÈNE.
Magloire , porte ces papiers dans l'élude.
perpétue, à part.
Allons , encore une dispute ! . . .
( Ils sortent tous deux. )