‹ Les Boudin et les BourdinChapitre 22 sur 26 · MICHEL II BOURDIN · texte numérisé non relu

MICHEL II BOURDIN

Jusque vers 1630, il n'y a pas d'hésitation possible : toute œuvre ^--^ - v, signée Bourdin appartient à Michel Bourdin le père. Mais son fils, que n (4 nous appelons Michel II, et qui était né en 1609, commence sans doute vers 1630 à manier la masse et le ciseau pour son propre compte, et, à partir de cette date, il devient assez délicat de démêler ce qui revient à l'un et ce qui revient à l'autre, d'autant plus que

nous ignorons la date exacte de la mort du père. Il peut avoir travaillé jusque dans les environs de 1650 et il est, de plus, infiniment probable que, comme chez tant d'autres artistes de la même époque ou d'une époque antérieure, les Pilon, les Richier, les Jacquet, etc., le père et le fils travaillèrent en collaboration dans le même atelier.

Nous avons cru pouvoir affirmer cependant que le Jean Bardeau et VAmador de la Porte revenaient certainement au père. Le Pierre Dauvet nous a laissé plus indécis. Nous allons indiquer maintenant les œuvres qui appartiennent en propre au fils, Michel II Bourdin.

Michel II Bourdin, ne en 1609, mourut en 1678. Il vit donc tout le plein milieu du xvu'^ siècle, mais il ne paraît pas avoir fait partie du groupe des artistes officiels enrégimentés sous les ordres de Lebrun, au service du grand roi. 11 ne fut jamais de l'Académie; il était au contraire — et cela cadre bien avec ce que nous avons vu de sa famille et de son entourage — du groupe des maîtres des corporations. Il habitait rue Tisseranderie, dans cette môme rueoii la maîtrise avait le local de ses assemblées et où elle ouvrit une école en 1648, pour essayer de lutter contre l'Académie naissante. Trois ans après, les maîtres devaient céder, et signaient un traité de jonction avec les académiciens. La signature de Michel Bourdin se trouve sur cet acte. Toutefois, quoique étant du parti adverse, il ne laissait pas d'avoir des relations avec le monde des sculpteurs officiels. Nous le voyons, en 1668, tenir sur les fonts baptismaux un fils de Girardon.

- Nous sommes donc assez bien renseignés sur sa vie; remarquons que c'est le seul, parmi les quatre artistes que nous avons étudiés, dont nous puissions donner, avec précision, et la date de naissance et la date de mort. Nous avons, par contre, bien peu d'œuvres à lui attribuer avec certitude.

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