RESTAURATI0^ DES TOMBEAUX DE SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS
Un travail dont il ne reste plus de trace, mais dont nous avons les marchés, ne nous donne pas une grande idée de la situation artistique de notre homme. Il s'agit de la restauration des tombes de quelques anciens rois à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. C'est une besogne d'arrangeur et presque de faussaire, qui ne nous le fait guère entrevoir que comme une sorte de praticien.
M. Guiffrey a publié • un marché, du 4 octobre 1656, entre dom 1. Bulletin des Antiquaires, 1887, p. lH-118.
Bertrand Audebcrt et Michel Bourdin, pour la reconstruction d'un nouveau tombeau de Childebert, le fondateur de l'abbaye. L'effigie ancienne conservée devait y être replacée. C'était en somme un simple travail d'ornemaniste, que l'on payait à l'artiste 400 livres. On fut sans doute content de son ouvrage, car, deux ans après, un nouveau marché nous apprend qu'on lui redemande six autres tombeaux pour 1150 livres. Le marché est du 15 mai 1658 et le compte de l'artiste fut soldé le 19 octobre 1662. Il n'est pas spécifié cette fois de quelles tombes il s'agit. M. GuifFrey suppose que ce sont les tombeaux du chœur, ceux de Frédégonde, de Childéric I'''", Childéric II,
BUSTE DE ROBERT OARNIER, PAR MICHEL II BOURDIN (Château du Luarl)
Bilihilde, Clotaire II et Bertrude. Tout cela périt à la Révolution, sauf la figure authentique de Childebert, à laquelle Bourdin n'avait pas touché. Elle alla chez Lenoir, puis de là à Saint-Denis.