Archives de l'Art français, 1862, p
2. Sa fille Louise épousa un sculpteur, nommé Zaccliarie Normain.
prennent) d'exécuter, dans la salle du trône de l'Hôtel de ville, une cheminée pour faire pendant à la fameuse cheminée de Pierre Biard le père, construite depuis 1608. L'œuvre devait être livrée en 1618. L'une et l'autre ont malheureusement disparu.
Vers la même date (1619), il exécute le tombeau de Diane de France, duchesse d'Angoulème, fille naturelle de Henri 11. Nous n'avons pour cette œuvre aucun marché, aucun devis; l'attribution en vient uniquement de Sauvai'^ qui signale, dans la chapelle de Notre- Dame-de-Bon-Secours des Minimes de la place Boyale, « le tombeau de mademoiselle d'Angoulème, fait excellemment par Thomas Boudin ou Bardin ». Piganiol en parle, mais sans citer l'auteur-. La statue est à Saint-Denis; nous y reviendrons.
D'autres œuvres sont signalées par les textes. Ainsi, en 1627, un autel des Saints Martyrs, à Saint-Denis, par « Thomas Boudin, sculpteur du roi », mentionné par Félibien'*. Nous n'en connaissons pas de traces. Fnfiu Sauvai^ parle d'une collaboration de Boudin avec Tremblay et l'Italien Bourdoui aux bas-reliefs de la statue d'Henri IV sur le Pont-Neuf; c'est le cardinal de Bicholieu qui avait commandé le travail, en 1635. Bourdoni, sculpteur officiel, exécuta trois de ces bas-reliefs; les deux autres « furent faits en concurrence par Boudin et Tremblay ». Est-ce bien de Thomas Boudin qu'il s'agit ou de Bourdin? Sauvai ne faisait pas de différence entre les deux; mais il est très probable que c'est de Thomas, parce que c'est une commande officielle de l'autorité royale et'que lui seul était sculpteur du roi. La môme hésitation peut se produire pour une autre œuvre que nous indique Sauvai^. Ce « sont les roses nouvelles de Saint-Victor », dont l'une était, dit-il, de Boudin. Mais cela est beaucoup moins important, car il ne s'agit que d'un simple travail d'ornemaniste.
En somme, il nous reste donc deux œuvres de Thomas Boudin : l'une capitale, absolument certaine, signée, dont nous possédons date, marchés, quittances : l'ensemble des sept groupes de Chartres; et l'autre très probable : la statue, égarée dans la crypte de Saint-Denis, de Diane de France, duchesse d'Angoulème. M. Vaudin, qui ne connaît pas cette dernière œuvre et qui, je crois bien, n'a pas vu celles