‹ Les boudoirs de verreChapitre 33 sur 102 · L*ADR01TE INJURE QS · texte numérisé non relu

L*ADR01TE INJURE QS

En même temps elle frappait du pied, toute secouée de dépit ; pour un peu elle eût déchiré des dents et des ongles l'outrageante portraiture.

— Hélas ! madame, dit l'hypocrite, je suis de ces artistes qui recherchent avant tout la vérité dans l'art ; et votre visage m'offrait des indices, — oui, ces deux petits signes exquis, l'un au bord de votre œil, l'autre au coin de votre bouche — qui n'ont pas dû me tromper, si la loi les analogies n'est pas une chimère. Il est certain...

— Que vous êtes un sot ! répondit-elle. Et, de ses mains frémissantes, elle dégrafa,

dénoua, arracha corsage, jupe, corset, pantalon et chemise, fut aussi nue en- un instant que les nymphes sans pudeur qui se dressent après le bain sur l'or chauffé des sables.

Le peintre s'approcha, regarda, parut très étonné.

— J'avoue que je me suis trompé, dit-il.

Puis, le front courbé, il s'agenouilla, demandant pardon.

Et, comme l'état où elle s'était mise n'était point de ceux qui facilitent les résistances elle ne sut point l'empêcher de baiser, en signe de repentance, les blancheurs sans tache qu'il avait calomniées.

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