TOXIQUE
(*) Anthr-niitiu*. Dr ht fojricile des alcools. Paris. Ah'an. |S<
l34 LE POINT DE VVE uyGÎÉNlQVE
En ce qui concerne les impuretés, on sait aujourd'hui, d'après les travaux de Laborde et Magnan, que le furfurol en injection intraveineuse tue le lapin en quelques minutes à la dose de un demicentimètre cube; un cliien pesant 6 kilogrammes ne survit pas plus de trente minutes à l'injection stomacale de 4 centimètres cubes de cette substance.
Ces expériences révèlent une toxicité élevée, mais il ne s'ensuit pas qu'on doive, à l'exemple de quelques hygiénistes, en profiter pour faire du furfurol, au point de vue antialcoolique, un véritable épouvantait. Selon la remarque de Joffroy, en admettant, en effet, que Fhomme soit aussi sensible que le lapin, il faudrait environ lo grammes de furfurol présent dans le torrent circulatoire pour tuer un homme de 70 kilogrammes : c'est-à-dire un chifl're infiniment supérieur à celui qu'on indique dans un litre d'alcool de table. Nous pourrions multiplier ces exemples à propos des éthers, des alcools supérieurs, etc., mais pour ne pas sortir du cadre de ce sujet, nous croyons préférable de renvoyer le lecteur aux publications techniques sur cette question (^). Contentons-nous de mentionner ici les résultats de ces recherches, c'est-à-dire les équivalents toxiques des principales impuretés des eaux-cle-vie naturelles.
Les voici, d'après les expériences de Joffroy et Serveaux et celles de Dujardin-Baumetz et Audigé :
(') Consulter les divers travaux de Joffroy et Serveaux, Dujardin- Beaumetz et Âudigé, Laborde et Magnan, indiqués dans la bibliogi'aphie (par ordre alphabétique) de cet ouvrage et le travail de l'un de nous sur la toxicité des alcools (Paris, Alcan, 1897) travail qui expose longuement celte question.