‹ Les bouilleurs de cruChapitre 60 sur 62 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Sommaire. — § i. Le privilège et la viticulture : dangers du sucrage et du vinage qui, sous le couvert du privilège, tendent à augmenter les stocks de vins qui pèsent sur le marché. Graves inconvénients des systèmes qui, comme les projets de prime à la dislillaliou des vins ou de taxe différentielle, conduisent à considérer la transformation des vins en alcools comme un débouché de nature à résoudre la crise viticole. De toutes façons, on aboutit, sous le couvert du privilège, aune surproduction indéfinie, alors que cette surproduction est précisément la cause du mal à laquelle il faut parer. — | 2. Le privilège et l'agriculture : La progression du nombre des bouilleurs, sans profit pour la prospérité agricole, indique combien le privilège lui est étranger. Ce qui intéresse l'agriculture, ce n'est pas la fabrication de l'alcool, pas plus par les petits bouilleurs que par

les gros bouilleurs de cru. La fabrication de Falcool d'industrie sert seule les intérêts agricoles, par l'emploi qu'elle fait de produits agricoles qui sont tirés du sol national, par l'utilité des résidus de distillerie pour la nourriture du bétail et la fumure des terres. — § 3. Le privifège et le commerce : préjudice causé tant au commerce de détail qu'au commerce de gros par les bouilleurs de cru ; concurrence déloyale par la vente en fraude des caux-de-vie du privilège , ^5

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