‹ Les Boulinard, comédie-vaudeville en trois actesChapitre 75 sur 85 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GODARD, BOULINARD.

jûOULINARD, entrant de gauche.

Monsieur !

GODARD

Monsieur! (A part.) Quel est ce gros Monsieur?

BOULINARD.

Vous désirez, Monsieur?

Je suis le sous-préfet des Réglisottes.

BOULINARD, à part.

Ah! l'ancien... c'est Taschereau. (Haut.) Monsieur, permettez-moi de vous serrer la main et de vous dire : hier serre la main à aujourd'hui-,

GODARD, à pari.

C'est Taschereau, l'infortuné Taschereau ! (Haut Monsieur, je suis ravi de faire votre connaissance.

♦ BOULINARD.

Donnez-vous la peine de vous asseoir, je vous prie. (Ils s'esseoient.) Le gouvernement a été bien dur pour vous.

GODARD

C'est vrai! J'aimerais mieux être à votre place qu'à la mienne !

BOULINARD.

Je comprends ça. Parlons un peu, si vous le voulez bien, de l'arrondissement, de ses besoins, de ses intérêts.

GODARD

J'allais vous le proposer. Je vous remercie de me devancer.

Je connais monsieur le Président du Tribunal, le major Boulingrin, monsieur le Juge de Paix. J'ai déjeûné avec eux aujourd'hui même.

GODARD

Eh bien, quelle est votre opinion sur eux

BOULINARD.

Le président a l'air d'un magistrat.

GODARD

C'est ce qui arrive généralement.

BOULINARD.

Le juge de paix.

GODARD

A l'air aussi d'un magistrat.

BOULINARD.

Oui, mais d'an ordre moins relevé.

GODARD

Naturellement

BOULINARD.

Quant au major Boulingrin, c'est un militaire.

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