JEAN-PHILIPPE BOULLE
C’est celui qui nous est le moins connu. Il a laissé dans les archives peu de traces de son passage en ce monde. Jal a cherché vainement son acte de naissance. On sait seulement que, le 16 août 1690, il servit de parrain à son jeune frère Henri-Auguste. Quel âge avait-il à cette époque? L’acte que nous citons ne le dit pas. En 1720, lors de l’incendie, il habitait avec son père, et prit une part active au sauvetage des meubles et des collections. Le 29 mai 1725, il obtint, ainsi que nous l’avons vu plus haut, la survivance pour lui et pour son frère Charles-Joseph du logement du Louvre. Cette grâce royale ne parvint pas, toutefois, à le mettre bien dans ses affaires, car, en cette même année il fut appréhendé au corps à Fontainebleau et enfermé pour dettes dans la prison royale de cette ville. La somme qui lui était réclamée par ses créanciers s’élevait à 12,000 livres. Quelques mois plus tard il fut élargi, à l’occasion du mariage de Louis XV et de Marie Leckzinska L
En 1732, Jean-Philippe vivait encore, puisqu’il signa l’acte de décès de son père. Mais c’est la dernière trace qu’on ait de lui. En 1741 , il avait cessé d’exister, car à la mort de son frère Pierre-Benoît, advenue cette année-là, il ne figura pas parmi les héritiers appelés à se partager la succession fraternelle.
1. Archives nationales (O I, io63, p. 247). Nouvelles Archives de l’Art français (1873, p. 86). — Bibliot. nat. Ms. français, 7668, f° 504, v°. — Revue de l’Art français (avril 1 885, p. 56).