‹ Les Bourbons et la Russie pendant la Révolution française (d'après des documents inédits)Chapitre 19 sur 71 · Allusion à l'attentat de Dillinwn · texte numérisé non relu

Allusion à l'attentat de Dillinwn

l'ENDANT J.A HÊVOLITION loi)

me parle de son désir d'être auprès de moi. Soit donc la déplaisance du lieu où elle est, soit que les lettres véritablement aimables de mon neveu aient fait impression sur son C(i3ur, elle lui en a écrit une qui, autant que je puis me souvenir de mon jeune Age, m'aurait fait tourner la tête à vingt-deux ans. >>

La princesse, beauté froide et grave, allait en avoir vingt. Mais ses malheurs l'avaient revêtue d'une maturité bien au-dessus de cet âge. Au dire de La Fare, elle était « d'un caractère très prononcé, très réfléchi ». Elle s'attachait invinciblement au parti qu'elle avait cru le meilleur à prendre. C'était déjà l'àme fortement trempée qu'en 1815, Napoléon jugera d'un mot : « le seul homme de sa famille ».

En quittant la prison du Temple pour le palais impérial autrichien, elle manifestait cette fermeté de décision, acceptait sans hésiter son cousin pour époux. La décision prise, elle se montrait pressée d'y donner suite. Il est vrai qu'ainsi que le disait le roi, elle se déplaisait à Vienne. La cour de l'empereur l'avait accueillie, sans bonne grâce, moins préoccupée de faire oublier à l'orpheline par des témoignages de tendresse, ses souffrances imméritées que des embarras qui devaient, selon Thugut, résulter de son admission dans la famille impériale. Cette

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