CHAPITRE XI
La cour de Mitaii au commencement de 1800. — La vie qu'on y mène. — La correspondance royale. — Le roi veut se rapprocher de son royaume. — Questions d'argent. — Le cérémonial des audiences. — Visites reçus à Mitau. — Départ de la reine. — Heureuse influence de la duchesse d'Angoulême. — Réveil inattendu de la faveur du tzar.
C'est ainsi qu'au commencement de 1800, dans cet écrasement du parti royaliste, végète au fond de la Russie, la cour de France, pauvre cour, cour d'exilés, importune à toute l'Europe, « ambulante comme un nuage et où il s'élève des orages, avait déjà dit trois ans avant, un contemporain, parce que pour les produire, il ne faut que des vapeurs ^ » Qualifié par l'empereur de Russie « monsieur mon frère et cousin p, désigné par les autres princes de l'Europe sous le nom de comte de l'isle, le prince de cette cour n'est pour Fouclié, ministre de la police générale de Ronaparte, que « le roi de Mitau ». C'est à Mitau, en effet,