‹ Les bourgeois aux champsChapitre 7 sur 60 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

CIBOT, seul.

J'I'aime tout plein, ce garçon-là ; il osl bon enfant. Nous nous sommes tourmentés tonte la nuit avec ma femme pour savoir où nous nous logerions. Je ne sais vraiment pas trop où ; car il faudra aussi loger les domestiques, et puisque nous faisons tant... Ma foi, si dans !a serre... mais il n'y a pas de place dans la serre. Tiens, ciiez le jardinier... il a bien des enfants! .Ma foi, tant pis, à la guerre comme à la guerre; il faut s"y prêter un peu, avec d'aussi bons voisins. Il faut cependant que je m'occupe aussi de ranger dans la maison; car, si je ne m'en mêle pas... (// aperçoit le sac de nuit de Mangé, sur une chaise.) Eh bien, qu'est-ce que c'est que ça? qu'est-ce que ce sac de nuit fait là? (// /// l'adresse). « M. Mangé, chez M. Cibot. » Comment ! Maugé? Mangé est ici ? Eli bien, en voilà une drôle ! Maugé ici ! Mais comment cela se fait-il ?

LES DOURGEOIS CAMPAGNAHItS. 17

Siins nous avoir prévenus, venir fondre comme ca sur les gens! Qu'ailons-nous faire? Avec ça que ma femme ne peut pas le souffrir. Elle lui garde une denl pour s'être moqué de moi quand je me suis fait porler pour la croix d'iionncur comme sergenl-major dans ma compagnie. J'ai fait en cela comme tout le monde. Il n'y a pas à dire, elle ne lui a pas pardonné ça. Ce n'est pas l'embarras, on pourrait bien le recevoir, celui-là ;car nos anciennes connaissances ne nous importunent pas beaucoup. Elles nous laissent bien tranquilles; ma femme les reçoit si bien, qu'elles se gardent d'y revenir, et elles ont bien soin d'en dégoûter celles qui en auraient l'envie. Mon Dieu ! mon Dieu ! quel embarras ! Justement, le voici.

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