‹ Les bourgeois de Paris scenes comiquesChapitre 130 sur 175 · C (ELI N A · texte numérisé non relu

C (ELI N A

C’est comme je vous le dis. Vous savez que le lieutenant Tabarot va se marier ?

BORE L

Pas possible !

CcELINA.

C’est la demoiselle de la maison qui demeure, je le tiens de sa propiétaire.

' BOREL

Tiens ! tiens ! tiens î ce diable de Cabaret ! Il cache diablement son jeu. Je n’en savais rien.

CŒLIN A.

Moi non plus avant de l’apprendre. Il dîne deux fois par semaine chez sa future, quet’ fois plus.

BOREL

C’est donc ça qui n' vient plus ici? Il m’a dit, avant hier, oui c’est avant hier... Ooel jour sommes-nous aiijonrd’btii?

lliS CAFÉ MILITAIRE

CiKLlNA.

Jeudi.

BOREL

C'est il y a liois jours : « J’attends mon père. » Il attendait son père.

Cff.LlNA.

Pour le contrat. Vou§ voyez qu’il n'a pas mal mené son alTaire.

' BOREL

Ah çà ! décidément, c’est l’amoureux des onze mille vierges, ce Tabarot-là ! Quand nous étions à Sedan , la même chose.

CŒI-INA.

Je ne sais pas ce <ju’il y faisait à Sedan ; mais tout ce que je sais, c’est qu’ici il fait la cour à tout le monde, et si j’avais voulu l’écouter...

BOREL

Vous aussi ! c’est un criminel .

Cœl.INA.

Il n’aurait tenu qu’à moi.

BOREL

Et vous n’avez pas voulu?

CŒLIN A.

Merci, bien obligée, je sortais d’en prendre,

BOREL

N’allait-il pas aussixhez le receveur?

CtF.LINA.

Il a été chez tout le monde, avec son violon.

’ BOREL

C’est pourtant pas là un bel instrument. .

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