OKI. INA
Ni moi.
BOREL
On le dit bien de chez lui, Tabarot.
CŒLINA.
Son père a une belle place, je crois que c’est là le plus clair de son aflaire.
■■ nOREL.
N’esl-elle pas Anglaise sii future?
CWLISA.
A ce qu’elle dit, je le veux bien.
BOKEL
•le ne m’y oppose pas non plus. Tant mieux si elle a de quoi, ça ne gâte rien.
CtKLlNA.
Après ça j'ai pas compté avec elle.
BOREL
Non, vraiment. Est-ce que vous la trouvez jolie?
CŒLINA.
Elle a de beaux yeux. ,
BOREL
F*ossible, mais une tournure...
CŒ.I.INA.
D’Anglaise.
BOREL
Que voulez-vous? nous avons des hommes qui adorent ça.
CŒ.LI NA.
Itiles donc, vous, monsieur Borel,' qui n’avez pas l’air d’y toucher, j’en sais de vos nouvelles : vous parlez de .Sedan ; vous n’y avez pas, non plus, perdu vot’ teipps, à Se<lan !
UK CAE-’K MILITAI H K
BOREl.
Non, je vous assure, on on a plus dit qu’il u’y en a eu réellement.
CŒI.INA.
Et la marchande de farines?
KOREI..
Madame Babouiin?
CŒ.UNA.
Sans la nommer.
BOREL
Eh ben, non, je vous jure.
CŒUNA. *
Jurez pas, c’est vilain, c’est vous qui l’a dit. Et vous avez le toupet de me soutenir que vous n’y avez jamais été!
BOREL
Une Ibis, comme tout le monde, mais je n’y suis pas retourné.
CN CAPITAINE
Garçon?
Voilà I'
Un domino.
LE GARÇON
UN CAPITAINE
LE GARÇON
PENSEY
Nous avions encore, en 1814, en France, quand l’Empereur est parti, quatre-vingt-quatre régiments de cavalerie, rien que ça, mes petits amis! Deux régiments de carabiniers, quatorze de cuirassiers, trente de dragons, vingt-neuf de cliasseurs, c’est-à-dire vingt-sept, c’est moi qui s’ trompe, parce qu’eu 1810 on avait licencié le dixseptième et le dix-huitième ; et onze régiments de hou-
UN CAFK MILITAIRE
zards, je ne vous parle pas de la garde, de la cavalerie de la garde, des lanciers polonais, des lanciers ronges, des mameluks, de l'artillerie, des dragons de rimpéralricc, des grenadiers à cheval, des gendarmes d’élite et des guides, mon régiment. Vous voyez que c était encore assez joli!
l’LANTIN. -
Pas mal.
CtKl.lN A.
Vous verra-t-on ce soir'!...
J'en sais rien encore, si nous n’allons pas chez le colo-
Vons y allez souvent, chez le colonel?
BOREL
Pas souvent... Il est en train de faire des économies.
PENSEY
Si j’ébis resté au service, y a longtemps ipie je serais capitaine, ou (pie j aui'ais casse ma pipe. A picu\e, c (îst (pic tous ceux (pii sont restés sont ou morts, ou capitaines, ou aut’ chose.
Peut-être bien généml, que vous seriez.
PENSEY
Vous croyez rire