SCÈNE X
LES MftMES, MONSIEUR GOUJET, LES MESSIEU RS TIIRCOING.
MONKIErP. r.ODJET.
Les p.s|)iers tout frais, pas un sou à dépenser, pas un clou à mettre ; vous pouvez venir ici votre bonnet de nuit dans vot’ poclie.
MONSIEUR TURCOING
Nous verrons cela, monsieur Goujet , nous verrons cola.
MONSIEUR GOUJET
Je ne dois pas vous cacher qu’aujourd’hui les appariements sont très-recherchés, et que d’un moment à l’an- Ire... ,
FRANÇOISE
(Jn’est-ce ipie je vas vous donner pour vot’ dîner?
COI.LINET.
Ce ipie vous voudrez.
MONSIEUR GOUJET
Nous passerons un bail si vous aimez mieux.
MONSIEUR TURCOING
Je vous demanderai deux jours pour y réfléchir.
MONSIEUR GOUJET
Très-bien, mais, comme je vous disais, d’un instant à l’antre...
Si je prenais un aloyau ?
COI.I.INET
Oui, mais laissez -moi.
f.OCATAIHES ET PROPR I KTA IR K
FRANÇOISR.
FJ un poisson? M.Tnrcoiiig l’aime, le poisson.
MONSIEUR GOOJET.
Vous êtes à deux pas des Tuileries.
MONSIEUR TüROOINr.,
Certes, ça a biini son charme.
MONSIEUR f.ÛUJET.
Puis, nous ne ferions plus qu’une seule et même famille, ce qui est à considérer.
FRANÇOISE
Quelle salade voulez-vous?
COI.LINRT.
Celle que vous voudrez !
MONSIEUR (iOUJET.
Je lie vous cacherai pas, monsieur Tnrcoing. . . de vous à moi...
MONSIEUR TURCOING
Certainement.
' MONSIEUR GOUJET
Que d’un jour à l’autre... mon neveu... pourrait bien devenir le gendre de papa Collinet.
MONSIEUR TIIRCOING.
Ah ! oui da !
MONSIEUR GOUJET
Chut !
FRANÇOISE
Et des petits pots de crème?
GOI.LINF.T.
Oui.
MONSIEUR TURCOING
Monsieur Collinet, nous allons vous quitter.
FRANÇOISE
Vous partez?
l-OCATAinES ET PROPRIlvTAinF.
MONSIKUII fiOIUKT.
Si le cœur vous en dit, monsieur Turcoing, en vous en allant, nous ferons d’une pierre deux coups ; nous verrons l’appartement.
MONSIEUn TURCOING.
Volontiers. Au revoir, monsieur Collinel,