SS
BOURfiKOIS
— Vous dites eu chaque fois, vous en seriez toujours... ^'oilà madame.
— Cet enfant a une indigestion.
— Qu'est-ce que je vous ai dit ?
— Je l’ai aussi bien vu que vous; quand je disais que c’étaient ces pâtisseries qu’ils ont niangées hier, je ne me trompais pas. C’est encore une idée à vous de laisser des gâteaux sous la main des enfants.
— Ça leur apprend à devenir homme.
— Tenez, laissez-inoi ; car vous me feriez vous dire des choses désagréables.
— Il me semble, chère amie...
— Madame, voilà le tapissier.
— Eh bien ! que voulez-vous que j’en fas.se? Il sait ce tpi’il a à faii"?, qu’il le fasse. Elle ne les emportera pas, ses compotiers ! C’était bien la peine de m’en ennuyer pendant deux heures!
— Maman, voilà le tapissier.
— Je le sais bien, votre bonne vient de me l'annoncer.
— Maman, veux-tu nous permettre de jouer ici?
— Je n’entends pas qu’on s’amuse ici de la journée ; cl si votre projet est de me tourmenter toute la journée, je vous envoie chez votre tante... Bon! qu’est-cc encore que ça?
— C’est papa qui vient de laisser tomber un saladier !
— Mon Dieu, oui ! Il m’a échappé de la main.
— Quand je mis disais que vous n’étiez hou qu’à mettre des bâtons dans les roues.
— Ça vaut mieux (pi’une jambe cassée.
Je n’en sais rien. Je tenais beaucoup à mon saladier. Tenez, laissez-moi, vous ne faites que des sottises.
— Madame Brochard !
— Je vous demande un peu si c’est votre affaire d’étre toujours sur mes talons ?