TOUT I.E VII,I,.\GE
PREMIÈRE COMMÈRE
Dis donc, Détaïde, y disiont à c’malin dieux la Fély qu'Tophile y vouliont point lâcher son vieux tailleur.
DEUXIÈME COMMÈRE
(l’est donc bé vrai qui leux s’en en va d’eheux li ?
TROISIÈME COMMÈRE
Il s’en en va dieux François Morel.
QUATRIÈME COMMÈRE
Si j’élioiis aussi beu n’a sa place, à Toithile, j’y donnerions point mon tailleur, y a pas d' -danger, y a ben coûté n’assez cher itou !
PREMIÈRE COMMÈRE
Faut croire qu’il étioiit point ben cheux li, pis qui s’eu en va .
QUATRIÈME COMMÈRE
Faurait qui fût bé fort, tou François Morel, pour qui me r tiriont des mains, si je l’avions.
DEUXIÈME COMMÈRE
Quoi qu’il a besoin d’ s’en emmancher de c’ vieux bonhomme-ilà? François Morel n’étiont'y point assez riche sans ça?
PREMIÈRE COMMÈRE
<)ui qui l’étiont jamais assez? pas moi.
DE CAMPAGNE
DEUXIÈME COMMÈRE
Dame ! après tout, pourquoi, quand on peut en rattirer queut’ chose, qu’on n’en rattirerait point d’ ses parents?
1 QUATRIÈME COMMÈRE
Tu voiras, Laide, qui z’en rattireront tant et tant, qui n’en restera pus rien de ce vieux sac-ilà .
USE PLAISANTE
Y finiront par le crever.
TROISIÈME COMMÈRE
Ça l)é sûr. Y a Baptiste Miton qui disionl, raul’jour, qui descendiont, l’vieux tailleur, à celle fin que m’sieu l’curé n'alliont point l’sarcher aussi loin pour le m’ner au cimetière.
PREMIÈRE COMMÈRE
Vaudrait bé mieux qui sût mort, à quand sa femme, que d’déranger comme ça tout l’monde.
QUATRIÈME COMMÈRE
Fautcraire qu’la mort n’a point faim, pisqu’elle laisse encore tant d’feignants sus terre.