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CONCLUSION

Aux termes de cette étude sur lorganisation et le fonctionnement des Bourses de commerce en France, nous retiendrons qu’en l’absence du statut législatif d’ensemble que des esprits animés d’ordre et de méthode aimeraient leur voir attribuer, ces institutions se sont développées sur des bases solides parfaitement adaptées aux nécessités commerciales et économiques dont elles sont nées.

Comme toutes les institutions humaines, les Bourses de commerce ont leurs défauts et leurs inconvénients. Il convenait cependant de réduire à leur juste valeur les critiques partisanes et exagérées dont elles ont été trop souvent l’objet.

Ayant démontré, après beaucoup d’autres, leur utilité économique indiscutable, nous avons étudié les perfectionnements propres à leur assurer un fonctionnement régulier et, autant que possible, exempt de toute critique.

Le problème en est particulièrement délicat. S'il est facile de trouver les remèdes susceptibles de supprimer radicalement les inconvénients signalés, encore faut-il que ces remèdes n’aient pas pour autre conséquence de paralyser ou d’arrêter le fonctionnement même des Bourses de commerce.

Les marchés à terme sont des rouages délicats d’un appareil plus complexe : celui de la circulation des richesses. Dans un tel domaine il faut se garder des plans de ré-

formes par trop rationnels et théoriques pour se pencher constamment sur les nécessités de la pratique commerciale.

La technique des marchés à terme façonnée et perfectionnée par les usagers eux-mêmes en fonction des besoins du commerce, nous semble devoir être suffisamment satisfaisante pour rester à l’abri de toute intervention étrangère aux Bourses de commerce. Mais, convaincus que les meilleurs instruments ne valent que de la manière dont on s’en sert, nous pensons que les perfectionnements doivent plus spécialement porter sur le statut des personnes chargées d’assurer le fonctionnement des marchés.

A cet égard la constitution, à l’exemple des bourses anglo-saxonnes et de la chambre syndicale de la compagnie des agents de change, d’organes privés de direction suffisamment solides et puissants, animés de la plus haute conscience professionnelle, nous semble particulièrement désirable.

Mais, intervenant pour donner à ces organes l’importance et la réglementation dont doit normalement s’accompagner l’accroissement de leur responsabilité, l'Etat devrait ensuite limiter son action à l’exercice d’une surveillance souple et discrète. Nous voudrions encore que cette rapide étude puisse faire ressortir l’importance si ignorée dans l’opinion publique, du rôle exercé par les Bourses de commerce dans l’économie nationale. I] serait à cet égard vivement souhaitable que les Pouvoirs Publics s’appuient davantage sur les Bourses de commerce en recherchant à développer leur activité et leur importance plutôt qu’à les ignorer ou à restreindre leur action. |

À côté des marchés de produits indigènes, organes de répartition et de crédit pour la production agricole fran-

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