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CONCLUSION

Nous avons terminé l'étude que nous nous étions assignée et, après avoir étudié les Bourses du travail et la Confédération générale du travail, il convient de jeter un rapide coup d’œil sur les conclusions qui se dégagent des faits et des théories que nous avons présentés précédemment.

Au point de vue économique et social l’œuvre des Bourses du travail est nulle et elles ne nous semblent pas avoir une tendance à s'améliorer. Leur œuvre de propagande syndicale, au contraire, si l’on entend par là une œuvre d'anarchie, est très importante.

Dans l'esprit de tous ceux qui ont aidé et favorisé la création des Bourses du travail, pour MM. de Molinari, Ducoux, Mesureur, pour les membres du Conseil municipal de Paris, le hut assigné à ces organisations élait purement corporatif et économique. Les Bourses du travail ne devraient s'occuper, et ceci ressort nettement des citations que nous avons présentées au cours de notre étude, que de placement, de statistiques et des conditions du travail. Pas de politique, pas d’action révolutionnaire, telle est la pensée des créateurs des Bourses du travail ; on n’insistera jamais assez sur ce point.

D’institutions spécialement créées pour le placement des ouvriers sans travail, elles sont devenues, presque dès leur apparition, des foyers d’anarchisme. Leur œuvre antimilitariste est considérable ; leur participation aux émeutes et aux actes de violence est de chaque jour. Il est encore utile

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d’insister sur ce fait qu’elles ne vivent pas de leurs ressources propres ; seules les subventions municipales et départementales, qu’elles reçoivent à profusion, leur permettent d’exister. Le contribuable fait donc tous les frais d’une action violente dirigée contre lui.

Il est urgent, si l'on ne veut pas risquer d’enrayer trop tard un mal déjà trop réel, de leur supprimer des subsides qui ne servent quà battre en brèche les institutions actuelles. Si l’on ne veut pas aller jusque là, il faut au Inoins régler sévèrement l'allocation des subventions et réclamer des justifications exactes et précises de l'usage qu’elles en font.

Les Bourses du travail ne sont que des organisations de guerre de classes dont le but est le renversement de la société actuelle, elles sont logées et entretenues par Îles contribuables dont elles ne cherchent que la ruine. Cette situation est pour le moins bizarre.

D'ailleurs, leur attitude ne peut laisser aucun doute sur le but qu’elles poursuivent ; ne sont-elles pas en effet affiliées à cet organisme de désorganisation qu'est La Confédération générale du travail?

Plus encore que celle des Bourses, l’œuvre de la Confé. dération générale du travail est néfaste. Au point de vue économique elle ne fait rien et ne peut rien faire. Organisation de coordination de l’action syndicale, elle n’est rien autre. Si elle se contentait d’unifier l’action économique des syndicats on ne pourrait guère la blâmer, mais c’est uniquement l’action anarchique qu'elle centralise.

Elle ne présente et ne tolère aucune théorie raisonnable ; elle va à l’extrème en utilisant la violence ; elle n'agit que pour l’émeute et par elle. Elle ne peut aboutir à aucun résultat satisfaisant ; elle ne sème et ne sèmera que des ruines dans

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