L'ŒUVRE ÉCONOMIQUE DES BOURSES DU TRAVAIL
L'œuvre économique des Bourses du travail se divise en mutualité ouvrière et en enseignement syndical.
L'œuvre de la mutualité, qui devrait être la plus importante des œuvres des Bourses, nous pourrions presque dire la seule, comprend le placement, Le viaticum, l'Office national ouvrier de statistique et de placement, les caisses de chômage et les caisses diverses.
Les services de l’enseignement syndical comprennent les bibliothèques, les musées du travail, les offices de renseignements, la presse corporative et l’enseignement proprement dit.
La première de ces deux œuvres sert à venir en aide matériellement aux ouvriers en leur procurant des ressources leur permettant de se déplacer pour aller à la recherche de travail ; en les renseignant sur les localités où ils trouveront de l'ouvrage; en leur donnant des subsides en cas de chômage, et en les secourant en cas de maladie, d’accident, etc. :
C'est donc là une œuvre purement matérielle, qui se différencie absolument de la seconde, celle de l’enseignement, dont le but est d’augmenter les capacités intellectuelles de l'ouvrier.
Par les bibliothèques, on met à la disposition des adhérents des Bourses les livres et les journaux qui peuvent les intéresser; par les musées du travail, on espère leur
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montrer comment et dans quelles conditions se confectionnent les produits manufacturés; les offices de renseignements, par les documents et les conseils qu'ils fournissent. aux organisations syndicales les guident dans la création des œuvres qu’elles entreprennent ; l’enseignement proprement dit doit former l’intelligence des jeunes gens, faire des apprentis de bons ouvriers en leur permettant de suivre des cours qui développeront leurs connaissances professionnelles, des conférences qui meubleront leur esprit d’'éléments qu'ils n’ont pu obtenir à l’école, par suite de la nécessité où ils étaient de la quitter pour entrer à l'atelier afin d'y gagner leur vie.