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place qu’il a trouvée que pendant huit jours, il conserverait son droit au viaticum sans formalité ; au cas où, au contraire, il âurait été occupé pendant plus de huit jours il devrait faire constater de nouveau sur son livret la raison pour laquelle il a cessé le travail.
Chaque Bourse calculerait exactement les distances qui la séparent de ses voisines dans toutes les directions; le comité fédéral établirait une carte d'ensemble indiquant les distances entre toutes les Bourses fédérées.
Ea trois ans, Le fédéré ne pourrait recevoir que 150 francs, cette somme atteinte, 18 mois devraient s’écouler avant qu’il ait de nouveau droit au secours.
Le comité fédéral serait tenu au courant par la Bourse qui aurait parfait cette somme du nom de chaque fédéré ayant épuisé son droit au viaticum, et de la date à laquelle il recouvrera ce droit. ne
Tous les trois mois les Bourses enverraient au comité fédéral la liste des voyageurs secourus, Le total des sommes versées, et le total des fonds de viaticum restant en caisse. A l’aide de ces renseignements le comité ferait la balance des charges respectives des Bourses et publierait le montant des sommes dues de Bourse à Bourse, pour compensation de créances.
Afin d'envoyer les voyageurs là où manquent les bras, et de les écarter des endroits où il y aurait chômage, les Bourses devraient envoyer une fois par semaine l’état du travail dans chaque syndicat au comité fédéral, qui communiquerait 48 heures après à toutes les Bourses l’ensemble de ces états.
Lorsqu'un fédéré serait convaincu d’avoir reçu indûment le viaticum il cesserait d'y avoir droit pendant une durée déterminée par la Bourse qui aurait constaté l'abus.
Tel était le projet d'établissement du viaticum présenté par le comité fédéral aux Bourses en 1898. Ce systènie présentait des avantages considérables, et le comité ne croyait pas à un refus de la part des Bourses.
En l’adoptant elles avaient la possibilité de régulariser l'itinéraire de chaque voyageur, le secours de route n'étant accordé que si le syndiqué, sauf découverte d’un emploi, ne retournait jamais sur ses pas. Par la publication hebdomadaire des conditions du travail, elles élaient en mesure d'indiquer à l’ouvrier dans quelle direction il pourra trouver du travail. La sévérité du contrôle découragera les tri-
mardeurs volontaires :
et les non-syndiqués, certains de n'être plus secourus, se syndiqueront. Enfin les dépenses du viaticum seraient réparties, tous les trois mois, entre ‘ les Bourses, de manière que celles qui sont les plus fréquentées, de par leur situation géographique, ne payent pas pour les autres, qui moins visitées, seraient dans une situation pécuniaire meilleure.
Malgré ces avantages, que le comité fédéral présenta aux Bourses du travail, celles-ci se montrèrent méfiantes.
Presque toutes firent des objections au projet, les unes désirant voir le viaticum institué d’abord dans toutes les professions, les autres craignant de payer pour leurs voisines ; Paris se sentait incapable de contrôler le passage des voyageurs dans les ateliers.
Ce fut plutôt le procès du viaticum lui-même que celui du projet du comité fédéral que firent les Bourses; mais, malgré tout, le principe du viaticum fut adopté à l'unanimité par le congrès.
On décida, en ce qui concerne le projet présenté, de ne pas se prononcer encore. Le comité fédéral fut chargé de le faire parvenir à toutes les Bourses, qui l’étudicraient et
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qui devaient, dans les trois mois, proposer les modifications qu’elles croiraient utiles d'y apporter. Le comité, muni de toutes ces réponses, établirait un projet définitif sur lequel les Bourses se prononceraient en dernier lieu. En cas de majorité pour l'acceptation, le projet deviendrait immédiatement applicable.
Le comité suivit Les ordres que lui donnèrent les Bourses, el en avril 1899, après la revision de quelques points de détail des statuts, la majorité des Bourses se prononçait pour l’acceptation du viaticum. |
Le comité fédéral (1) décida qu’il entrerait en vigueur à partir du 1° août 1899, dans toutes les Bourses qui en avaient accepté le principe ou qui avaient déclaré se rallier à la majorité. Il priait les Bourses de lui faire connaître avant celte date les distances kilométriques qui les séparaient de leurs voisines.
Le 16 wctobre seulement le comité annonçait qu’il venait de faire imprimer les livrets de viaticum. Il rappelait, par la même occasion aux Bourses, que, si l'adhésion au viaticum est facultative pour les syndiqués, elle est obligatoire pour les syndicats, en ce sens que ceux-ci ne peuvent se refuser à recevoir el à transmettre à la Bourse les cotisations qui leur seraient versées, ne viendraient-elles que d’un seul de leurs membres. Chaque Bourse devait faire connaitre le nombre d’adhérents au viaticum qu’elle possédait, et elle recevrait ensuite du comité fédéral un nombre correspondant de livrets.
La mise en application du service du viaticumest délinitivement fixée au 15 novembre 1899.
202 livrets furent mis en circulation (40 pour la Bourse
(1) Congrès des Bourses du travail, Paris 1900, p. 162 et 163.