‹ Les Bourses du Travail et la Confédération Générale du TravailChapitre 34 sur 111 · ES OURS · texte numérisé non relu

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du Mans, 100 pour celle de Rennes, 50 pour Nimes, 12 pour . Saumur). |

Au Congrès des Bourses du travail, ES à Paris en 1900 (1), les adversaires du viaticum fédéral l’attaquent de nouveau, malgré les décisions prises à Rennes.

Ce n’est pas aux Bourses, disent-ils, à organiser ce viaticum, c'est aux fédérations ; elles sont capables de mener à bien cette tâche. Le viaticum fédéral des Bourses est désavantageux, car, par le calcul kilométrique, les adhérents touchent moins qu'avec celui de la Fédération du Livre. D'ailleurs les grandes fédérations, celles du Livre, des Cuirs et Peaux, des Chapeliers, des Serruriers, ont leur viaticum ; elles ne vont pas le supprimer parce que les Bourses en instituent un.

La Bourse de Bordeaux déclare qu'il est impossible d’organiser le viaticum avec « des syndicats qui ne vivent que lictivement » ; celle de Nice insiste sur cet argument et dit que beaucoup de syndicats portés comme ayant 50 membres n’en possèdent pas 20. Parmi les adversaires du système se trouvent quelques Bourses importantes comme celles de Toulouse, Béziers, Tours, Nantes, Blois. Le comité fédéral défend le viatieum ; il répond aux adversaires de ce système que toutes Les Bourses ont une caisse de secours, c’est donc un petit viaticum, et ce qu’on tend à faire c’est d’unifier ces secours particuliers. La dépense du viaticum, à la fin d’une année, ne dépassera pas la somme dépensée en secours particuliers par les Bourses; le système est juste puisqu'il unilie les dépenses. D'ailleurs, il n’est pas obligatoire, les Bourses qui en repoussent le principe sont libres de ne pas adhérer au viaticum fédéral.

(1) Congrès des Bourses du travail, Paris 1909, p. #4 à 46.

L'opinion du comité fédéral l’emporta, et la création du viaticum fédéral, telle qu’elle fut votée à Rennes, est approuvée.

En 1901 à Nice (1), le secrétaire fédéral se plaint que le service du viaticum ne fonctionne pas aussi bien qu’on pouvait l'espérer. Presque toutes Les Bourses font quelque chose, mais peu ont organisé le viaticum fédéral. Le nombre des livrets en circulation est très restreint.

En 190% (2), la. conférence des Bourses de Bourges charge une Commission d'étudier un nouveau projet qui se différencie de celui de Rennes sur les points suivants :

La caisse du viaticum de chaque Bourse est alimentée, à son gré, à raison de 0 fr. 50 par mois, pour les syndicats de 1 à 50 membres; 0 fr. 75 par mois, pour les syndicats de 51 à 100 membres ; 1 franc par mois, pour les syndicats de 101 à 150 membres; 1 fr. 25 par mois, pour les syndicats de 151 à 300 membres; fr. 50 par mois, pour les syndicats de 301 à 500 membres; À fr. 15 par mois, pour les syndicats de 501 à 750 membres; 2 francs par mois, pour les syndicats de 751 à 1.000 membres; 0 fr. 50 par chaque fraction de 4.000 membres, pour les syndicats dépassant 1.000 membres.

Le livret donné à tout adhérent par la Bourse à laquelle il appartient portera un numéro d'ordre et sera divisé en trois parties. La Bourse qui l’aura délivré gardera une de ces parties, la deuxième sera envoyée au siège de l'Office de statistique et de placement ouvrier à la Fédération des Bourses, le talon restera attaché au livret.

Chaque syndiqué ne pourra toucher qu'une somme de

(1) Congrès des Bourses du travail, Nice 1901, p. 30 et 135. (2) Conférence des Bourses du travail, Bourges, 1904, p. 249 à200:27-

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