CHAPITRE VI
LES. CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION DES BOURSES DU TRAVAIL DE FRANCE ET DES COLONIES.
De 1892 à 1902, époque de son entrée à la Confédération générale du travail, la Fédération des' Bourses du travail tint régulièrement des congrès, dans lesquels se réunirent les délégués des Bourses du travail ou Unions locales de
syndicats ; ces congrès avaient lieu chaque année, sauf en
1899 où il n'y en eut pas, dans une ville possédant une Bourse du travail. 4
Il y eut dix congrès durant cette période ; en voici la liste :
1er congrès des Bourses du travail, tenu à Saint- Étienne en 1892, 7 et 8 février.
2e congrès des Bourses du travail, tenu à Toulouse en 1893, du 12 au 145 février ;
3° congrès des Bourses du travail, tenu à Lyon en 1894, du 25 au 28 juin;
4e congrès des Bourses du travail, tenu à Nimes en 1895, du 9 au 12 juin ;
3° congrès des Bourses du travail, tenu à Tours en 1896, du 9 au 12 septembre ;
6° congrès des Bourses du travail, tenu à Toulouse en 1897, du 15 au 18 septembre ;
1° congrès des Bourses du travail, tenu à Rennes en 1898, du 21 au 24 septembre;
8° congrès des Bourses du travail, tenu à Paris en 1900, du 5 au 8 septembre ;
ù 96 congrès des Bourses du travail, tenu à Nice en 1901, du 17 au 21 septembre ; | 10°. congrès des Bourses du travail, tenu à Alger en
1902, du 15 au 18 septembre.
Depuis 1902, la Fédération ne tient plus que des confé-
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rences qui suivent les congrès de la Confédération générale
- du travail.
Les Bourses étaient représentées aux congrès par des délégués qui avaient chacun le droit d’être mandatés par plusieurs organisations.
= Pour des raisons d’économie, les Bourses usèrent largement du droit qu’elles avaient de ne pas envoyer chacune un délégué personnel ; elles abusèrent de cette faculté à tel point qu’à certains congrès le nombre de mandats que pos-
sédait chaque délégué était si exagéré qu’on fut obligé de
le limiter.
Les conférences que tiennent actuéllement les Bourses du :
-travaïl présentent les mêmes caractères que leurs anciens
congrès, la seule différence est que leur programme est plus restreint.
Chaque Bourse, quels que soient le nombre et l’etlectif de ses syndicats, a droit à une voix; le vote n’est donc pas proportionnel, mais basé sur ce principe qu’une organisation en vaut une autre, sans qu'on ait à tenir compte deson plus ou moins d'importance.
Les délégués votent au nom des organisations qu'ils représentent, et d’après un mandat impératif. Il n’est pas rare d'entendre des délégués expliquer aux congrès que, personnellement partisans d’une proposition, ils voteront contre celle ci, parce qu'ils sont liés par le mandat de leurs
commettants.
En général, les congrès des Bourses duraient quatre