‹ Les Bourses du Travail et la Confédération Générale du TravailChapitre 86 sur 111 · AL · texte numérisé non relu

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Un des moyens les plus efficaces pour faire rentrer les grèves dans le cadre qui leur est assigné, c’est-à-dire une

cessation pure et simple du travail, sans violences, ni

brutalités, serait de frapper à la caisse des syndicats, en les rendant civilement responsables des dommages causés par les grévistes. Ils n’ont pas d'argent, dira-t-on ; c’est juste ; aussi faut-il leur permettre de posséder des fonds de garantie importants. Se sentant menacés dans leur propriété, ces révolutionnaires cesseraient d’être partisans des moyens violents qui entraïneraient la ruine pour leurs syndicats.

Le jour où ils auraient de l’argent, les patrons consentiraient à discuter avec eux, car ils estimeraiïent qu’ils représentent une organisation sérieuse, dont la responsabilité ne serait plus théorique mais bien pratique.

2° La Grève générale. — La grève générale est la cessation de tout travail ouvrier, dans toutes les branches de l’activité économique, mdustrielle, agricole ou commerciale d’ane,nation (|).

Ceci est le sens primitif de l’idée de la grève générale, mais cette expression sert aujourd’hui à désigner différentes sortes de grèves plus ou moins étendues, C’est ainsi qu'on appelle grève générale « la cessation de tout travail ouvrier dans tous les pays ou dans un seul pays ; la cessation de tout travail ouvrier, dans une province d’un même pays, ou dans une seule localité ; la cessation de tout travail ouvrier, dans une ou plusieurs industries ou commerces, dans tous les pays, d’un seul pays, d’une province ou d’une ville » (2).

C'est ainsi qu’on a parlé indifféremment de la grève générale de Hollande, de Belgique ou d'Italie ; de la grève générale des mineurs, des eochers parisiens. En réalité ce terme

(1) Etienne Buisson. La Grève générale, p. 1. (2) Etienne Buisson. La Grève générale, p. 9.

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