‹ Les Bourses du Travail et la Confédération Générale du TravailChapitre 96 sur 111 · RS RER · texte numérisé non relu

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objets qui ne soient pas exécutés par des ouvrierssyndiqués ; on les paiera « peut-être un peu plus cher », maïs on aura la certitude qu'il sont l'œuvre « de travailleurs travaillant au tarif de leur corporation ». De toutes ces résolutions aucune ne fut suivie d'effet.

La Fédération des Bourses du travail, au congrès de Paris, décida de créer des marques pour les corporations dont les syndicats ne sont pas réunis en fédérations nationales, Lorsqu'un syndicat adhèrent à une Bourse aura accepté une marque, la Bourse sera tenue de l’aider à l’imposer au patronat. Les corporations organisées en fédérations s’adresseront pour le choix de leur label à la Confédération générale du travail et non à la Fédération des Bourses.

En octobre 1902, le comité confédéral s’occupa, sur la demande de la Fédération des Coiffeurs, d'établir une affiche-label. Cela fait, il nomma une commission afin d’en étendre la pratique aux autres corporations. Cette commission proposa que ces labels soient créés par la Confédération et délivrés aux fédérations, qui à leur tour les déhvreraient à leurs syndicats. Ce label devait représenter : au milieu la € mappemonde confédérale », en haut les mots « marque syndicale », en bas le nom de la fédération.

Mais une difficulté surgit entre la commission et la Fédération du Livre qui ne voulait pas d’un tel label et qui fit supprimer sur le sien la « mappemonde confédérale »; de plus, elle inscrivit sur le label le nom exact du syndicat qui devait s’en servir. Elle rendait ainsi les syndicats propriétaires du label. La suppression de la mappemonde permettait à la Fédération du Livre de conserver la libre disposition de sa marque au cas où elle se séparerait de la Confédération générale du Travail.

Franck. : 29

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