I. — Institutions créatrices, ressources
L'initiative d'établir une Bourse du Travail à Liège est due à l'Œuvre des Chaufibirs publics de la même ville. Cette dernière institution, après s'être rendu compte, par voie de circulaires-questionnaires, de l'accueil que pourrait rencontrer, chez les patrons, un établissement dont le but serait de concentrer l'offre et la demande de travail, fit présenter à la Chambre de Commerce de Liège un projet tendant à satisfaire à ce besoin.
La Chambre approuva entièrement l'idée des promoteurs et vota un subside pour les aider dans leur tâche. Encouragés par cet appui, les auteurs du projet firent ensuite des démarches auprès de la « Bourse industrielle », des Conseils de la province, de la commune et du Gouvernement, afin d'obtenir également leur bienveillant concours.
La Bourse industrielle, le Conseil provincial et le Conseil communal accueillirent favorablement ces démarches ; quant au Gouvernement il n'a pas cru, jusqu'à ce jour, devoir faire droit à leur demande.
Les subsides annuels accordés à la Bourse se divisent comme suit :
Subside de la Bourse industrielle ioo fr.
— de l'Œuvre des Chauffoirs publics 3oo
— de la Chambre de commerce de Liège .... ioo
— de la Ville 1,000
•— de la Province 5oo
Total. . . . 2,000 n*.
Indépendamment de ces subsides, l'Œuvre reçoit du Musée commercial le local qui lui est nécessaire et dont la location est évaluée à 500 francs. Il est évident que les faibles ressources dont la Bourse dispose ne répondent pas à tous ses besoins, mais la voie de prospérité dans laquelle elle est entrée permet d'espérer qu'elle rencontrera, dans un avenir prochain, une générosité plus grande de la part des autorités sous la protection desquelles elle s'est placée.