‹ Les boutiques d'espritChapitre 12 sur 17 · LE CHEVALIER · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER

M. Armand Le Chevalier avait été un des fondateurs de V Illustration^ avec M. Paulin, puis ce journal étant passé en d'autres mains, M. Le Chevalier avait ouvert un magasin de librairie, rue de Richelieu. Son établissement végétait, lorsque M. Eugène Ténot y publia ses deux ouvrages :

Paris en Décembre 18^1 eih Province en Décembre 1851 qui obtinrent un succès éclatant. Mis en goût par une réussite sur laquelle il ne comptait guère, l'éditeur se résolut à imprimer une multitude de procès politiques. Naturellement, dans ces pro-

ces, U monarchie avait toujours on rôle odieiu. MM. Ranc, Albert Fermé, Paschal Groosset el beanconp d'autres publièrent le procès du dnc d'Engbien, de Babœnf, etc. M. Louis Ulbach, en fondant la CIocAe, petit pampblet hebdomadaire, dans le genre de la Lanterne de Rochefort, installa ses bureau^ chez M. Le Chevalier. Tons les jeunes écrivains radicaux se donnaient rendei- Tous h la librairie d'où sortaient tant de livres contre l'Empire.

Mais après la guerre de 1870-71, la chance tourna. M. Le Chevalier moumt, et un de ses Sis Ini succéda. Le jeune éditeur eut beau se remuer, les républicains l'abandonnèrent, malgré un article que fit en sa faveur M. Sareej, dans le XIX" Siècle. La boutique dut fermer et M. Lucien Le Chevalier disparut dn monde de la librairie. Cette disparition ne fit pas du reste grand bmll dans Paris.

Le second fils de M. Armand Le Chevalier est

avocat, il a plaidé dans quelques procès politiques,

I est ailé à Constantinople, d'où il a adressé

nt la guerre turco-russe des correspondances

trnal des Débats,

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