SM
va'm de talent, k fbree de se a<
dans ses criti«|ues il s'hélait créé
tont. Aussi quand son opéra, h
à plat au Théâtre Lyrique, pers
malhenreux compositeur qui fut très-frappé
de l'hostilité qu'il rencontra presque partout, il
mourut peu. de temps après.
M. Ferdinand Delaunay fait les comptes rendus des séances de l'académie des sciences; M.ledocteurBouchut s'occupe des questions médicales.
M"" Judith Mendés, fille deM.Théophile Gautier, écrit à VOfficiel sous le pseudonyme de Chaulnes. L'écrÎTain qui signe Louis Reymond n'est autre que M. Ernest Daudet.
Les trois secrétaires de la rédaction de ['Officiel sont MM. de Sacy, Emile Chédieu et Berlholon.
Le bulletin Français — ou Petit offlciel — a eu pour rédacteurs M. J. Cornély qui suivit M. Daudet dans sa retraite, écrivit à YEstafette, journal créé par M. de Villemessant, et entra au Figan quand VEsiafetie eut été achetée par M.Léonce Dé troyat. Un jeune avocat, M. Baugier, succéda I M. Cornély; il partitavecM.Aron. Le chroniquetii du Bulletin Français, Griinaud, est formé d( deux personnalités : M. Armand Silvestre, poêt
de talent et auteur dramatique joué avec succès, et M. Reno Delorqje, qui a publié des nouvelles et des romans fort intéressants. M. Delorme écrit aussi au Musée pour tous, splendide publication artistique fondée par M. Ludovic Baschet et cédée par lai à la maison Goupil.
• M. Silvestre a longtemps écrit à V Opinion natio^ noie sons le pseudonyme de Ludovic Hans.
M.Octave Noël traite les questions économiques. On ne pouvait trouver un rédacteur sachant mieux présenter son sujet que M. Noél. Son style est clair et dans ses articles on ne sent point le pédant * tout fier de sa supériorité et heureux de la démontrer dans des phrases que peu de personnes comprennent.
C'est M. Henri de Parville qui est chargé de la revue scientifique. Le vrai nom de M. de Parville est Peudefert.
L'auteur de la Femme à barbe, M.ElieFrébault, efntra au Bulletin français en même temps que M. Cornély. Il resta avec M. Aron, partit lorsque M.VîUetard prit la direction des journaux ofliciels, et réoccupa son poste quand M. Aron fut replacé, après le 14 décembre, à VOfficiel.
Ta Gazette de France.
Le pins ancien des journaux en est à sa 248* année. Il faut dire qu'il y a eu durant cette longue période quelques intermittences. La Gazette occupe un modeste local rue Coq Héron. Ses rédacteurs actuels sont :
M. Gustave>Janicot, rédacteur en chef et propriétaire. M. Janicot est un écrivain de talent et un polémiste vigoureux. Il a su s'entourer de collaborateurs qui donnent de la vie à la Gazette.
M. Jean Bourgeois, rédacteur principal. A écrit au Courrier Français(en 1866) et est rentré
en 1870 à la Gazette de France. C't de M. Janicot.
M. Auguste Lenthéric a fait ses éi est allé en Algérie, a écrit à VAkhbm ran et dans des journaux fondés par M. Clément Duvernois. Rentré en France, il écrivit au Courrier Français en 1867, entra à la Gazette en 1868 pour traiter la question algérienne, puis il fut chargé du dépouillement des journaux allemands. . anglais, italiens et de la partie ûnancière du nal.
M. Simon Boubée, très-spirituel et très-ra a débuté en 1868 à la Gazette du Languedoc.
Gazette de F/ance, il est chargé de la petite g contre les républicains. Il s'occupe aussi detheaire et de littérature. 11 a publié un roman, le Violon- Fantôme, qui ne manque pas d'intérêt.
M. Charles Dupuy a été,sousrEmpire,rédac'u de la Gazette d'Auvergne et a altiréà cejourna nombreux procès. De Clermont-FerrandM.Du passa dans un journal de Montpellier et entra, 1873, ù la Gazette de France, pour faire la Chi bre. Connaissant parfaitement la provnice, il blia dans la Gazette des lettres sur la province eurent un grand succès.
M. Adolphe ftacot, qui fait la chronique sous le pseudonyme deDâncourl, a été secrétaire de la rédaction du Figaro et rédacteur à la Patrie. M. Racot est avec Bachaumont le chroniqueur le plus en vogue. Il n'a pas la même note que le rédacteur du Sport, mais comme lui, il connaît à fond
r les choses dpnt il parle.
M. le comte Armand de Pontmartin publie un feuilleton de critique littéraire chaque samedi. La collection de ces causeries forme déjà un assez grand nombre de volumes, indispensables à ceux qui veulent suivre le mouvement littéraire dans ses évolutions et ses changements à vue. M. Vie-
. tor Fburnel s'occupe aussi des livres.
U SOCIÉTÉ DE F0BLICATIOIfS PltBIOniQCRS.
Le Moniteur onlTersel.
Sur l'emplacemeot occupéaujonrd'huienp!
par l'immense établissement typographique M. PaulDaIlozs'éleTait,avant la révoluUon.Iei vent des Théatins. Supprimé en 1790, cet étal sèment religieux devint propriété nationale e destiné à être vendu. En 1800 t'égtise des T -tins fut une salle de fêtes publiques; en 181 café des Muses s'y établit.
Cette église renfermait le cœur du cardinal zarin, un des protecteurs de l'ordre, et les t
— :ii —
beaux de l'écrivain Boursault et La Feuillade.
En 1822 les bâtiments furentdt ces par des maisons particulières
Sous le second empire, le Mo alors journal olQciet, quitta la rue des l'oitevins et \int s'établir au nM3 du quai Voltaire. Lorsque le traité entre M. Dalloz et le gourernement fui rompu, l'imprimerie prit une grande extension. Au grani Moniteur et au Petit Moniteur vi s'annexer la Petite Presse, le Monde lUust Iteviie de la Mode, le Journal de Musique, VA Militaire, le Petit Bulletin du Soldat, h Près lustrée, la Mosaïque, la Revue de France. H acheter les immeubles voisins pour instalU rédacteurs de ces nombreux journaux, l'adui tration et les ateliers de composition.
M. Paul Dalloz est aujourd'hui le chef de i:iiportante imprimerie et de ces nombreuses i calions. Naturellement chaque journal a as; un rédacteur principal.
Après la guerre et la Commune, M. Dallo; gmisa une souscription nationale pour la li tioa du territoire. Le public répondit à son et les dons en argent et en nature abondére
y eut dans l'hôtel du quai Voltaire des scènes émouvantes. M. Thiers qui ne voulait pas qu'un autre que lui s'occupâtdes affaires de la France fit avorter l'entreprise. M. Dalloz reçut plus tard la croix d'officier de la Légion d'honneur, il méritait bien cette distinction pour les services qu'il avait rendus. Pendant la Commune, ses journaux soutinrent énergiquement la cause de l'ordre et ne cessèrent de paraître que quand le pseudo-gouvernement de rhôtel-de-ville eut chassé et menacé d'arrestation les journalistes et les compositeurs.
Les messageries de la presse appartiennent à M. Dalloz. M. Coste lors de la création de cette annexe du Moniteur en était avec M. Foutrin le chef. 11 a été l'administrateur de VEvénement, directeur d'un journal de la location, propriétaire de la librairie Madré, administrateur du Nouveau- Journal et a fini par rentrer au Moniteur.
M. Bourdillal a rempli longtemps les fonctions d'administrateur général de l'imprimerie. C'était un homme de relations charmantes. Il avait créé la Librairie Nouvelle avec M. Jacoltet, le Monde Ilfustréy la Petite Presse avec M. Pointel. La maladie l'a obligé de quitter son poste. Il a eu pour successeur M. Mouilleaux.
Passons aax coUaborateui grand Moniteur, c'est M. I principal. M. Joly est un hoi sant à fond les questions étr Courrier Français, au Joum Vite de France, etc. Son pré Valfrey qui a publié des om intérêt sur les traités conclus par la France avec différentes nations. M. Valfrey est directeur aux affïiires étrangères. M. Emile Gasmann est secrétaire de la rédaction. Il a écrit m Journal de Bordeaux, à on journal de Besançon ; il est Tenu de cette ville à Paris pour entrer au Moniteur.
M. Gasmann est chargé de tonte la partie littéraire des journaux de M. Dallez. Il envoie quotidiennement un bulletin politique au Courrier Franc-Comtois.
M. de Léris est sous-secrétaire de la rédaction. Le bulletin est rédigé alternativement par MM. Alexandre Pey et Eugène Asse.deux écrivains de talent. M. Pey est professeur au lycée Saint-Lon M. Asse a fait longtemps la bibliographie au A niteur. Il a publié les Lettres de Mademoiselle ies;>inas5e,avec des notes fort inléressantes, M. C
bosc est chargé du Sénat et M. Joussemet de la chambre des députés.
M. Le Beschu de la Bastaye traite les questions militaires M. Le Nordez et la politique intérieure. M. Le Nordez rédige une correspondance autogra* phiée qui est adressée à plusieurs journaux des départements. Il a été rédacteur de VUnion de la Sarîhe. Le ministère du 16 mai Ta décoré.
MM. Louis Derôme et Paul Perret s'occupent des livres. M. Derôme, bibliothécaire à la Sorbonne, a écrit au Journal de PariSy à la Revw de France^ à la Revue Contemporaine. C'est un critique de grande valeur qui n'a pas une réputation à la hauteur de son talent. M.Perret est très-connu. Secrétaire de la rédaction de la Revue des Demm Mondes y il quitta M. Buloz, écrivit dans différents journaux, publia des romans qui eurent un grand succès.
Le plus brillant des critiques, M. Paul de Saint- Victor, rédige le feuilleton des théâtres, où il a remplacé Théophile Gautier.
M. Georges Lafenestre fait le salon, M. Victor Champier rédige des articles sur les arts. M. Lafenestre est un des rares critiques ayant une autorité auprès du public amateur d'œuvres artis-
les. M. Chapier a été secrétaire de
lereau, puis rédacteur en chef du .
sel, recaeii hebdomadaire illustré
Georges Decaux qui le venditàM. Gt
dernier céda son journal à M. Balii
re occupé exclusivement de journ;
le s'est consacré aux publications
i. René Brunesœur fournît les i
nmerce. 1) a publié dans les journaux de
Dalloz quelques romans intéressants. Son vè-
ible nom est Verpy. M. Henry Morel s'occupe
nouvelles et fait quelques chroniques. C'est reporter excellent pour un journal collet-monté urne le Moniteur.
*armi les correspondants du Moniteur à l'étran-
nous citerons M. Henry Havard qui a adressé Hollande des lettres très-intéressantes. H a pu- ! sur ce pays des ouvrages qui sont l'histoire ses cités si curieuses et trop peu connues.
Dick de Lonlay, envoyé comme dessinateur au ip serbe en 1876 et à l'état-major russe en 1877, mvoyé de Turquie des dessins d'une grande clitude. Il faut dire que ses lettres n'out pas eur de ses dessins. Si comme artiste, M. Di( complet, comme fiomme politique il laisse to< ésirer.
Le petit Moniteur.
M. Sixte Delorme, rédacteur en chef, a écrit à VÉçlair, journal hebdomadaire qui paraissait sous l'Empire ; il a été correspondant du Progrès de Lyon, puis de la France républicaine. Il a publié un roman historique très-remarquable sur madame Angot. Signe particulier, M. Delorme chante fort bien, il adore la pêche à la ligne et il est grand amateur de gravures.
Le secrétaire de la rédaction est M. Kleiskowski. M. Wilfrid de Fonvielle traite les questions scientifîqu'es; M. Gustave Claudin est chargé des théâtres. Outre quelques volumes portant son nom, M. Claudin a publié en 1876 plusieurs petites brochures politiques sans nom d'auteur. Ces opuscules étaient édités par la librairie de la Sale tte, rue des Saints-Pères.
M. Henry Morel donne aussi des articles au Petit Moniteur.
La petite Presse.
Le rédacteur en chef est M. Paul Bourde. C'est un poète, auteur d'un grand nombre de pièces qui n^ont point. encore été réprésentées. II a publié chez Lemerre un yolume sur les hommes de la Commune sous le pseudonyme de Paul Délion.
M. V.-F. Maisonneufve résume les débats des Chambres. Il est né dans l'Isère, a écrit dans les journaux de Grenoble. A Paris, il était secrétaire de M. Tony Révillon, chroniqueur quotidien de la Petite Presse. Quand M. Révillon quitta le journal, M. Maisonneufve y resta comme rédacteur. C'est un écrivain très-consciencieux qui a publié entr'autres line notice curieuse sur la Tour d'Auvergne, le premier grenadier de France.^. Victor Cochinat rédige les théâtres et le bulletin des tribunaux ; M. Mary est entré au journal par M. Bourde, j C'est un tout jeune homme qui a débuté en province, à Châtillon-sur-Seine. M. Brunesœur y a fait une chroniqne qu'il signait Nicolot. p^\
Les aatres publications périodiques de M. Dalloz dont nous avons cité les titres ont pour rédacteurs principaux : Le Monde illustré, M. Hubert, artiste de talent chargé surtout des rapports avec les dessinateurs et graveurs. M. Pierre Véron et Jules Noriac y rédigent la chronique à tour de rôle. M. Charles Monselet fait les théâtres et M. Albert de Lasalle la musique. M. Le Beschu de la Bastaye est à la tète de V Avenir militaire. M. Maispnneufveest directeur de la Mosaïque, La Revue de France a pour secrétaires de la rédaction MM. L. Joly et E. Gasmann. M. Emile Desbeaux s'occupe de la Presse illustrée. M. Francis Tesson est le rédacteur en chef de la Revue de la Mode. Il a occupé la même situation à 17Zlustrateur des DameSy journal qui appartenait à M. Charles Vincent. M. Tesson est poète et romancier. Ses nouvelles sont très-reproduites par les journaux des départements. Il a pour auxiliaire M- Rey qui s'occupe des dessins. M. Rey est l'ami de M. Dalloz plus qu'employé dans sa maison.
M. Armand jQouzien, écrivain de valeur et musicien jusqu'au bout des ongles dirige le Journal de
Musique. II a fait la revue des journaux au Gaulois, la critique musicale au Courrier de France, à YEvénement, etc. II est l'auteur de la musique d^une chanson sur saint Nicolas. L'artiste a admirablement compris son sujet; ce récit des trois enfants assassinés par un boucher et ressuscites par le saint personnage, mis en vers naïfs, est
émouvant, chanté avec la musique de M; Gouzien.
Parmi les collaborateurs intermittents du Moniteur, nous citerons M. Maxime du Camp, dont les ouvrages sur Paris et la Commune obtiennent un si grand succès. M. Camille Debans, qui a été secrétaire de la rédaction du journal pendant plusieurs années, fonctions qu'il a dû résigner pour cause de maladie. Il est l'auteur d'un volume de nouvelles: les Drames à toute vapeur. Chacune de ses nouvelles est un petit chef-d'œuvre. M. Lorédan Larchey, auteur d'un Dictionnaire d'argot, M. Eugène Mûller, auteur de la Mionette, ont dirigé la Mosa:ique avant M. Maisonneufve. Ils sont tous deux à la bibliothèque de l'Arsenal. M. Balathier de Bragelone a été longtemps rédacteur en chef de la Petite Presse, il dirige actuellement le
Voleur illustré dont il est le propriétaire. M. François Coppée a publié au Monde illtistré des vers qui ont été réunis en un Yolume in-folio splendidement illustré, publié par la maison Dalloz sous le titre Les Mois. M. Albert Delpit a aussi écrit pour le même journal les Dieiuv qu^on brise, poésies.
En terminant, racontons une anecdote sur M. Dalloz. Un de ses rédacteurs ayant été remercié lui fit un procès qu'il perdit. Il fallut payer les frais à dame Justice, ce qui ne plaisait pas du tout au journaliste. Un jour M. Dalloz fut fort surpris de voir entrer dans son cabinet son ancien collaborateur qu'il reçut très-durement. Après dix minutes de conversation animée, le directeur du Moniteur signait un bon de cent et quelques francs k toucher à sa caisse. Il payait les frais d'un procès -qu'il avait gagné.
vu
LES JOITRNAUX RÉimiS*
Le Gonstitutioiuiel.
Le Constitutionnel et le Pays sont la propriété d'ane société dont M. Gibiat est directeur. Il est aussi le maître de faire suivre à ces deux journaux la ligne politique qui lui convient, mais le Con^^ifultonn^Ireprésente seul ses idées ; c'est ce journal que, politiquement, il dirige.
M. A. Grenier est rédacteur en chef. C'est un
itenr très-remarqaable, poss lit l'admiration de ceux qui et de la langue française, i e normale supérieure et i s, M. Grenier a appartena d'entrer dans le journalisme. Sous l'empire, ; rédacteur en chef du Dix-Décembre, de la tion, journal créé pour défendre les intérêts rinces allemands dépossédés de' leurs états I Prusse. Il a écrit à l'Ordre, auFigaro, lublié un livre sur la Grèce, en 1863, qt lerveille-dp style et d'esprit; U Vie joy ■ys latin est une étude très-fine des pré ridicules des rhéteurs d'Athènes etdeR( ce de ces ambitieux s'est perpétuée jus mrs.
secrétaire de la rédaction est M. Gbarlef qui a occupé le même poste à la Presse Public. C'est un éradit plus qu'un jeu M. H. Astier rédige le hulletin. Il a dé . médecine et a fait sur les bâtiments geries nationales plusieurs voyages t. Chargé des articles scientifiques au S ; de Lyon, il arriva peu à peu à traite ons politiques. Il quitta ce journal ea 11
vint à Paris et entra au Constitutionnel. Il envoie au Salut Publie une correspondance. Lettres de Ventresol^ qu'il signe Septime. Il a écrit aussi à Y Impartial Dauphinois sous le pseudonyme de Pierre Franck. Il a abandonné cette correspondance lorsque VImpartial a changé tout à la fois de titre et d'opinion (1878).
Fils de M. Ohnet, architecte de talent, membre ' du conseil municipal, M. Georges Ohnet a les opinions conservatrices de son père. Il aécntau^atn Jaune avec MM. de Gastyne, Albert Hans, Alexandre Valfrey, et au Pays. En collaboration avec M. Denayrôuze il a fait représenter au théâtre historique un drame, ReginaSarpi^^ldJi Gymnase, Marthe. Ces deux pièces ont été accueillies avec faveur. Au Constitutionnel ^ M. Ohnet fait des articles politiques ou littéraires.
Les questions étrangères sont traitées par M. Edouard Simon, directeur du Mémorial diplomatique. M.. G. Bomanetfait la Chambre,M. J. Baissas les tribunaux et le Sénat. M. Bomanet que ses collègues à la tribune des journalistes appellent Romanet'Conti a été rédacteur à la France. Il est le correspondant du Périgord, journal qui appartient aussi à M. Gibiat. M. Auguste Bolland, ré-
Eeur en chef de cette feuille ■< onnel. ïl est très au couraDt d es. Il a été l'ami de Proudhon qui le tenait en te estime, il a entre les mains beaucoup de res du célèbre écrivain,qui n'ont pas paru dans lorrespondauce de Proudhon publiée par sa •: M. Henri Trianou est chargé de la critique Sraire et du salon. C'esi un écrivain de mérite a eudegrands succès au théâtre. Il est biblio- ;aire à Sainte-Geneviève.
,a critique des théâtres est faite par M. Hippo- Hostein qui a succédé à Nestor Roqueplan.
Hostein a dirigé le Théâtre-Historique, devenu aile Théâtre-Lyrique — boulevard du Temple, le Ghâtelet, la Renaissance, etc. Il a publié z Dentu un volume de souvenirs tout plein térêt. M. Bachaumont fait la chronique.
1. A. Dupuis, ancien élève de Grignon.s'occnpe 'agriculture. Il a remplacé M.Jacques Valserres, renteur du cbéne truffierj qui a découvert la iche dont la piqûre sur les racines du chêc naître une excroissance qui n'est autre que fe. Il a fait ses expériences dans ijes pots fèl )nserve quelques-unes dé ses fameuses moacb r les montrer aux amateurs. Il a publié s
sa déconyerte un petit yoloine où il commence par dire que tous les membres de TAcadémie des sciences sont des ignorants. Après un pareil début il se montre fort étonné que l'Académie ne se soit point occupée de son livre. La mouche truffigène est le pendant du fameux serpent de mer.
La rédaction du Constitutionnel avait fait sur M. Yalserres une chanson dont chaque rédacteur avait composé un ou deux couplets. Cette œuvre poétique se chantait sur l'air de la complainte dû Juif-Errant.
Voici un des couplets de ce travail fantaisiste :
C'est la race bovine^
Qa'il aime tendrement ;
Il a pour la porcine, >,
Des attendrissements ;
Devant un beau cochon,
n tombe en pâmoison !
Il y en avait une trentaine de cette force.
M. Jules Barbey d'Aurevilly fournit un article de critique littéraire tous les quinze jours. Rare-ment on trouve grâce devant ce terrible écrivain qui ne laisse rien subsister de l'œuvre quijui a déplu. Un jour une femme publia, sons le titre] les
Ejichantements de Prudence, an vol pli île récits très-vifs. C'étaient ses racontait Yaulhoress, et elle mettai ceux qu'elle avait daigné remarquer. M. Barbey d'Aurevilly ne dissimula point le dégoût qne lui inspirait une oeuvre semblable. Son article avait paru depuis quelques jours lorsque le gérant du Conetitutionnel M. A. Matagrin reçut la visite d'un individu qui lui dit être le fils de celle qui avait écrit les Enchantements ; il ajouta qae M. d'Aurevilly l'avait indignement traitée et qu'il voulait une rétractation ou une réparation. M. Matagrin envoya promener ce visiteur qui se fâcha, menaça, et qui, passant des paroles aux actes, empoignale gérant par la cravate et lui allongea des coups de pied et des coups de poing. Les garçons de bureau accoururent et tirèrent M. Matagrin des mains de ce forcené qui se nommait Marcos Allard. Il fut condamné pour ce bel exploit à la prison, l'amende sans compter les' dommages-intérêts, que M. Matagrin donna aax pauvres de Tarare, sa ville natale.
M. Boniface-Desmarest est chargé des courses. L'été il est toujours en chemin de fer, alUiot de . Lille à Monaco, du Havre à Bayonne pour assiste
aux steeple-chose. Il habite presque toute Tannée à Montmorency une maison où résida Jéan-Jacques Rousseau.
M. Charles de Mouy, actuellement premier secrétaire d'ambassade à Berlin, a été collaborateur Au, Constitutionnel. Les compositeurs l'avaient surnommé le chapeauHoissé parce que jamais il ne saluait quand il entrait à l'atelier de composition. Lorsqu'il quitta Paris pour aller occuper le poste de premier secrétaire à Constantinople en 1876, c'est-à-dire dans un instant critique, il envoyait ,de cette ville des correspondances au Constitutionnel et à V Officiel y il faisait même des comptes rendus des livres publiés par la maison Hachette et décrivait après Chateaubriand, Lamartine, Théophile Gautier, les rives dû Bosphore. Tous ces articles de journaux n'ajoutaient rien à sa valeur littéraire, qui n'existe pas, et il est peu probable qu'ils l'aient fait valoir comme diplomate de premier ordre.
Le correspondant anglais au Constitutionnel a été longtemps M. A. Filon qui signait Pierre Sandrié.
,e Pays n'a pas les allures calmes et modérées Constitutionnel.
L Paul de Gassagnac député du Gers, rédacteur chef de c« journal eu a fait l'organe le plus le plus remuant, du parti conservateu )it des coups, il les rend au centuple. Oi les articles de M. Paul de Gassagnac sont é -vite, mais le trait y est, et on les lit, le; : joie, les antres en grinçant dès dents. Q marchands vont au dépôt chercher des nt du Pays, ils fout d'ahord cette question : ] \u Paul f Si la réponse est afflrmatW mentent leurs demandes d'exemplaires. Q Paul de Cassagnac parle à la tribune < mbre ou écrit dans son journal, ses paroi prose mettent en ébullition les cerveau:
tiqueurs des cafés. G'est un spectacle eu ;outer toutes ces discussions qui se proloi |u'à la fermeture des établissements.
les débutants dans le journalisme radica )iit leurs plumes sur M. de Gassagnac ; nal
lement ils en sont pour leurs frais, ils seraient trop heureux d'avoir ce qu'on appelle un éreintement dans le Pays, cela les poserait.
M, Albert Rogat a écrit au Nord et au Figaro sous le pseudonyme de Covielle ; il été collaborateur de la Patrie, etc. Ses articles au Pays sont trèssoignés et sous le polémiste ardent et passionné on devine l'amoureux de la forme. M. Rogat est l'auteur d'une histoire des hommes du Quatre septembre.
II adore la pèche à la ligne, et le promeneur qui suit le bord de la Marne et voit ce pêcheur si calme, attendant patiemment que le poisson morde, ne se doute point qu'il a devant lui le bouillant rédacteur du Pays.
Rédacteur de Y Illustration militaire et de plusieurs autres feuilles plus ou moins importantes, M. Paul Charvet de Léoni a été rédacteur principal de V Avenir Libéral. Ce fut dans ce journal qu'il dévoila certains faits sur la vie privée de M. Jules Fa vre ; cette indiscrétion eut un immense retentissement et finit par un procès. Au Pays M. de 1 Léoni n'a point baissé sa note et il tient bien sa \ place dans la rédaction politique. Il est l'auteur \ d'un roman : la Femme de glace.
M. Deflou fait le bulletin. C'est an journaliste consciencieux qui résume d'une façon claire les faits politiques de Tintérieur et des pays étrangers. |1 est ofllcier dans l'armée territoriale.
M. de Thierry est plutôt un romancier qu'on journaliste* Sous le pseudonyme de Pierre L'Etoile il a publia quelques feuilletons. Une pièce dont il fst Tauteur a été représentée avee succès au troisii^me Thé.^Ure Français. Son yéritaUe nom est d<» Caraièn^*
La ohonique quotidienne a été lœigtemps du donviiu^ de M. George SfaiUard. Mais depuis la MHMTtiit^M. Charles Deulin el ledëpait de M. Léon Hiv^^ii^ M. Uailbrvl aT;int è;è chargîê du fevôlklOB
)L (Wv>r^>> Mi:/.Anl a écrit i a &MzMt As
Xtt :e*; ran ^x x». '^LiCnî^ Les jl •:aks X- E. T.
et le soir à la bibliothèque ou à un cours spécial. Chez lui il est littéralement enseveli dans les livres; mais quoiqu'il parle de tout ce qui parait, il a une prédilection particulière pour les ouvrages scientifiques ; il est au courant de toutes les questions nouvelles, de toutes les discussions qui s'agitent. Ce qu'il n'aime guère, ce sont les romans. Enfin, sa passion d'étudier est telle qu'il est rare de le rencontrer dans la rue même sans qu'il ait à la inain un livre et un crayon. Il possède un nombre incalculable de notes sur toute espèce de chose, et il disait un jour que grâce à ces notes, il n'éprouve aucune difficulté pour écrire ses articles, attendu qu'il sait par cœur à peu près tout ce qu'il apprend.
Lé secrétaire de la rédaction est M. Raymond Cavalier qui a quitté l'administration des postes pour le journalisme. On lit souvent au bas d'articles du Pays le nom de Ladevèze. Ce nom appartient au journal et sert à tous les rédacteurs.
Le gérant des deux journaux est M. Cointries qui a succédé à M. Piel.
L'administration et la rédaction du ConstUntionnel et ùaPays sont installées dans l'ancien
hôtel de ta chancellerie ( donnent sur la rae de Va peintures da plafond soi en racontant nn fait qi Lorsque noas entrâmes à tutionnel, en 1873, il y a de bureau, un garçonnei nées, à la mine éveillée, qui avait eu les deux mains enlevées en dévissant un obus. M. Git avait fait faire pour ce malheureux deux ma en bois. Ce fut avec de pareils instruments qi s'avisa d'apprendre le dessin et la peinture l'huile. On se moqua de ses prétentions et il éi décidé à renoncer à l'art quand il nous fit v quelques-ans de ses travaux. Cela n'était pas p fait, mais il y avait dans certains détails le fa d'an artiste.
Nous lui conseillâmes de se remettre au trav et quelques temps après nous le conduisions et l'éditeur Lemerre à qui il offrit un dessin et petit tableau. H. Lemerre lui donna une douzai de ses jolis volumes. C'était le premier profit m tériel que le pauvre garçon tirait de son travail fut ébloui, enchanté, on lui croyait donc un peu talent. Un autre éditeur, M. Dentu, toujours ri
seigoé par nous, fit parler de Noël Masson — c'est le nom de noire protégé — dans VEvéjiemeni.
Notre confrère et ami, M. Georges Maillard, avait comme nous poussé le petit Massoo, coe nons l'appelions, à travailler. 11 le préseE M. Lalanne quilaidonnagratoitement des leçi L'habile «t généreui artiste a été content de élève qui a eu ptusiears eaux-fortes reçues an Ion de 1878.
Si M. de Villemessant voulait faire plaisir ses ennemis, et ils sont nocnbrenx, il réduirait tirage du Figaro à mille exemplaires, quitter lo magnifique hôtel de la rue Drouol et irait ini taller sa rédaction, réduite à un rédacteur son administration, composée d'un vieil emplo en manches de lustrine dans une imprimerie i seraient inconnues les machines de Marinoni.
Pourtant chaque fois qu'il a fallu aider à u bonne action Ifs Figaro a prêté généreusement s immense publicité. Pour les veuves et les enfan des otages de la commune, les victimes d'ino
lésastreuses, en un rant toi Dt intéressantes, M. de \iiiemes5ant a es centaines de mille francs; tous ses ta charité ont été entendus, les dons ont as sa caisse et des centaines de matbeureçu des secours.
pardonne pas an directenrdu Fifl'aroson ersistant. Son journal que l'on voit parité ta jalousie. Il n'est si petit homme de li n'ait tenté d'écrire dans le Figaro ; s'il réussi il devient dans des feuilles infimes ipteur acharné de M. de Villemessant et Itaborateurs.
le toutes les célébrités littéraires ontécrit Figaro. M. Thiers y » signé, un vieil M. A Grenier, M. Auguste Vitu, M, A. le Gassagnac ; M. Léon Lavedan ; M. Edout; M. Francisque Sarcey, sous le pseude Satané Binet ; M- Jutes C — *'" ■ en Schotl ; M. Alfred Detvaau uchesne: M. Louis Ulbach; M eu, l'auteur des Lettres de Coi les années ou chercha te nom d at qui écrivait ces Lettres, nom que plus tard.
Hippolyte de Yillemessant, directeur, administrateur, rédacteur eu chef, sait rémunérer ses rédacteurs et son plus grand mérite est de n'avoir jamais spéculé sur la misère d'un écrivain.
Francis Magnard, rédacteur en chef; beaucoup de talent et encore plus de modestie. Connaît le journal à fond et sait mieux que personne ce qui fait sa vogue et son succès. Gagne à être connu.
A. Périvier, secrétaire de la rédaction, possède la confiance dapatrotiy fait admirablement le grand reportage. S'est fait remarquer dans ses comptes rendus du procès d'Amim, ses études sur Londres et a eu un véritable succès lors des funérailles du roi Victor Emmanuel. Comprend le journalisme à l'américaine ; très-jeune et beaucoup d'avenir.
Saint-Genest (Bûcheron, dit) officier de la réserve, n'appartient plus guère que comme volontaire à la rédaction du figaro.
Albert Millaud^ De l'esprit à revendre; poète, auteur dramatique à succès, manie le fouet satirique avec une verve prudente qui est un des éléments de son succès, il fustige, mais ne blesse personne, fait la chambre sous son nom, signe
les Lettres de Versailles du pseudonyme de Baron Grimm et les comptes rendus du Sénat Paul Hémery. II fait de la copie à la vapeur. -
Philippe Gille. Le • chef des échos, le "Sfàêque de fer, nature fine, intelligente, spirituelle et trèsartiste, a débuté comme Henri Rôchefort dans^ les bureaux de la Yille, et a fait de la sculpture, et du théâtre où il a obtenu de vrais succès, il est Tauteur des Trente millions de Gladiator,des Horreurs de la guerre y de la Cour du roi Pétàud, des Char* bonniers etc., etc., un aimable et brave 'garçon.
Ignotus (le baron Félix Platel) secrétaire du conseil général de la Loire-Inférieure, inscrit au tableau des avocats de la cour d'appel de Paris. Un gentleman-farmer doublé d'un talent tout spécial de grand écrivain, naïf comme un enfant.
Granier de Cassagnac , a signé souvent de remarquables articles sous le pseudonyme d't/n rural, plume de vigoureux polémiste que les années n'ont point affaiblie.
Lavedan (Léon) a signé ses articles des pseudonymes de René de Longueval, de Granàlieu, un chrétien.
Jules Richard, un véritable journaliste a fait le Figaro à l'Exposition sous le pseudonyme de
Aj*.
Pierre de Touche; il est l'autear das articles sigaés : un eonservatmr.
Adrien Marx, dirigelesnouTelles diverses qu'il sigû^Jeande Paris^ s^est fait un certain nom avec ses Indiscrétions parisiennes y un Timothée Trimm jBune.
Fernand de Rodays^ . gérant du Figaro, rédacteur des Tribunaux, dirige toutes les affaires contentieuses; personne ne sait mieux que lui résumer une affaire; beaucoup d'esprit et de talent, et avec cela très-obligeant.
l|n Monsieur de Torchestre, Arnold Mortier, un hollandais plus parisien et plus boulevardier que le premier des parisiens et des boulevardiers, s'est ^réé une spécialité dans ses « Soirées théâtrales » qu'on a cherché à imiter sans y parvenir.
Jules Prével; Un des plus anciens de la maison, dirige avec habileté le Courrier des théâtres et passe pour être toujours très-bien informé ; a obtenu des succès au théâtre, entr'autres le Mari qui pleure à la Comédie française.
G. Grisou ; Un des meilleurs repprters de Paris, suit un crime avec le flair d'un agent de poHce et décrit une exécution avec la plus grande n^aestria. ^ ' ■
Gb. Rety. ArraDge, polit portent les reporters.
J. Coniély. Se destinait i pendant quatre ans interne ' attaché ao secrétariat âe la ivud^uuu, tauiyuix parfois le rédacteur en chef et signe les articles relatifs à ta guerre d'Orient; a été secrétaire delà rédaction aux Journaux o^iels; c'est un écriTain précieux pour un journal, jeune, plein d'entrain, sait beaucoup, garçon de talent et d'av
Robert Milton, dont le vrai nom e Albin est chargé de toutes les questio au Figaro, fait du théâtre pour occai sirs, riche, jeune, ce qui ne gâte rien.
H. de Gallias. Un des irréguliers t aux échos les plus joyeuses nouvelles i les mots de la fin les plus gaulois.
Th. de Grave. Un des aides de camp de fer.
Auguste Marcade. Chargé des Tt et correspondances, se délasse de ses éi vaux en récitant des vers latins.
Auguste Vitu, un des meilleurs ci théâtre.
Bénédict (M. B. Joavin), on critiq des plus érudits ; gendre de H. de Vî
Marie Escudier, chargé des renseignements^diplomatiques aux échos, signe^ quelquefois : Une cravate blanche.
L. Diguet, attaché au secrétariat de la rédaction, chargé de recevoir les visiteurs, de donner le dernier coup d'œil à la mise en page, fait les traductions anglaises et la menue besogne de la dernière heure ; une utilité consciencieuse.
Ivan de Wœstyne, un boulevardier qui s'est adonné aux voyages à l'étranger. Depuis qu'il a fait sa très-intéressante découverte des massacres de Bulgarie, voyage sans cesse du Bosphore an Danube etj^à la Neva.
Henri Ghabrillat, capitaine adjudant-major dans là territoriale, un des héros de la défense de Ghâteaudun où il reçut la croix de la Légion d'honneur, journaliste et auteur dramatique, directeur de l'Ambigu, de l'esprit, de l'entrain.
A. Decourcelles, auteur dramatiqueèien connu, apporte son écot quotidien aux échos du Figaro.-