‹ Les boutiques d'espritChapitre 4 sur 17 · L . de Saint-Rémy ; sous ce pseudonyme, se cache · texte numérisé non relu

L . de Saint-Rémy ; sous ce pseudonyme, se cache

I le fils d'un des grands financiers du quartier Saint-

. Georges, ardent à faire de la copie comme s'il ne

i devait pas avoir un jour deux ou trois millions de

[ rentes.

M. Félix RUwyro s'occi naui étrangers.

M. àe Villemessaot sait faire un journal. 11 ne regarde pas si celui qui lui apporte mi ar^cle ) le nez fait de telle oa telle façoD, et ne s'iaqniète nallement de ses idées politiques; il veat daUlent, de l'esprit ou de l'origiDalité. Rochef(Nl, Pascal. Grousset, Vermersch, Jules Vallès, communards, ont écrit au Figaro. '

Le journal a quitté le rez de-cbaussée de h "» Rossini pour aller s'installer dans un magn hôtel nie Drouot. Si un jour la Gommane Tenait maîtresse de Paris, le directeur du F et ses rédacteurs, s'ils étaientpris,seraîent cer mentexécntés,lepétrolese chargerait de l'in ble; alors on referait un joumaliitir dont les i borateurs seraient les écrivains retour de Noi

A propos de souscriptions organisées j Figaro, signalons encore celle des orp!

recueillis par M. l'abbé Roussel, directeur d( blissemeot d'Auteuil(l). Eu quelques joon de trois cent mille francs sont arrivés d; caisse du journal.

On est détesté pour moins que cela.

(1) En juillet 1878.

LES TROIS JOURNAUl.

lA Patrie. — Parls-Jonmat. — Ijb Soir.

I Ces trois journanx appartiennent an même propriétaire, ils sont installés dans le même immeuble 8t se passent leurs articles, ce qai fait une économie dans la composition.

M. Eugène Guyon est rédacteur en chef de ta fatrie. Il signe en môme temps le journal comme |érant. M. Guyon s'occupe sérieusement de son iffaire et ne quitte son bureau qu'à cinq beures lu soir. Il a occupé un poste important an Crédil foncier.

Né à Poitiers, le directeur de la Patrie est an

ancien condisciple de M. Arthur Ranc. Ce fut lui qui dirigea contre l'ami de Delescloze une cam- ] pagne des plus Tives, qui aboutit à la mise en jugement de M. Ranc.

M. Guyon est un conservateur dans toute Tacceptioa du mot; depuis 1871 qu'il dirige la Patrie il a donné à ce journal une allure vive qui ne manque pas d'attrait. Du reste la Patrie reflète parfaitement le caractère de son rédacteur en chef. Un jour il eut un mot sur M. de Kératry qui le peint bien. C'était en 1869, celui qui devait, un an plus tard, occuper la place de préfet de police avait eu l'intention d'organiser une manifestation publique contre l'ajournement de l'ouverture des Chambres. M. Guyon combattit énergiquement cette idée, que du reste M. de Kératry ne mit pas à exécution ; un de ses articles se terminait ainsi : « Quand on ne se sent pas de force à être Démosthènes et qu'on veut passer à la postérité, on consent volontiers à être Érostrate. »

C'était dur, mais juste.

Le secrétaire de la rédaction est M. Charles Schiller, qui lit aussi une partie des manuscrits et décide par conséquent si tel ou tel roman sera inséré au rez-de-chaussée de h' Patrie.

MM. Gaston de saint-Valry, Lanoan-Rolli Richard, E. de Lyden s'occupent des qnest politiques. M. de Saint-Valry a élé rédacteni . chef du jouraal dont il est un des plus brill collaborateurs.

M. Boysse fait les lettres de Versail M. Edouard Fouraier, nu puits d'érudition, chargé de la critique dramatique. Il conna fond le vieux Paris et a publié sur la capitale à France des travaux qui font autorité. M. Four a été rédacteur en cbef de la Revue des Provin pubticatiou qui avait conquis une grande n< riété.La critique musicale est signée d'un des bï DomsdeFrance,lemarquisdeLauziéres"Tbémi!

Le rédacteur scientifique est M. Lafoat ; M docteur Sales-Girons traite la question médi et M. Costé s'occupe de la partie financière.

M. Hippotyte Fournier fait les tribnna M. Jacques Herblay, la revue des livres ; M.

Guetz les informations. Ce dernier adore chiens et a la passion du canotage.

M. Fournier est un romanciefr de talent, M.

Gnetz fait un peu du journalisme en amati il ferait dix lieues à pied pour être agréât on ami.

Parmi les collaborateurs intermittents de la Patrie, nous citerons MM. Adolphe Racot, Avis, Bœrne , Frédéric Baille , Max , Kené Brunesœur, Félix de Servan.

Le journal de M. Guyon est très-varié et fort intéressant. La politique ne l'envahit pas tout entier^ ses chroniques littéraires et mondaines jettent de la variété dans les discussions &pres des actes des gouvernants. Un chroniqueur, qui a eu à la Patrie beaucoup de succès, a été M. Léon Troussel, mort en 1876, dans toute la force de l'âge et du talent. Il avait fait partie du corps consulaire de 1854 à 1867 ; il était entré à la Patrie en 1868. A l'époque où il gérait, en l'absence du titulaire, le consulat d'Edimbourg, il acheta pour le compte du gouvernement français une de ces machines, dites balayeuses, que Ton voit en grand nombre à Paris. Avec la machine était une note explicative. .

Revenu à Paris de longs mois après, M. Troussel s'informa au ministère des affaires étrangères de sa balayeuse. On ne sut ce qu'il voulait dire. On chercha partoutcet objet que l'on finit par trouver au ministère de l'agriculture et du commerce où il ayait été envoyé. La balayeuse, prise pour une

machine à sarcler, avait été essayée devaE hommes spécianx. Naturellement l'essai n'; point réussi, un rapport savamment rédigi clarait que cette invention écossaise ne doni en France que'âe mauvais ré^iltats. Il fallu M. Troussel rendit la balayeuse à la nae et f qiiât qu'il n'avait jamais eu l'intention d'exp un instrument d'agriculture.

Paria-Jonrnal.

Fondé par M. Henri de Pêne, en 1869, P Journal passa à M. Vuhrer an commencemt 1870. M. de Pêne en resta le rédacteur en Cette feuille eut un grand succès, ses principal Hacteors étaient M. Jules Richard, Aurélien Si Victor Koning, E. Sehnerb, Jehan Valter Actuellement la rédaction de Paris-Joum peu nombreuse. Avec M. de Pêne il n'y a à dacteur politique que M. Louis Teste , qui rédactetu' an Journal de Paris et à la Bev France. A côté de ces denx écrivains, nous rons W. G. Gartillier, qui fait la gazette parte taire, qu'il signe Glairmont. M. Gartillier

qnelqae temps sous-préfet.

toQt le moDde.

Le secrétaire de la rédaction benrancb (M. d'Arnaa). H. d très-décoré et ne sait pas écrire en français. Il aurait pa aussi bien être marchand de lorgnettes qae secrétaire delarédaction d'an journal quelconque. Mais son manque absolu de talent ne lui retire pas les qualités de l'homme du monde. Il a^a jamais pn se faire prendre an sérieux par les joar-

M. Emile Mendel est chargé des théâtres et des coulisses. Au Constitutionnel il a fait pendant quelque temps le petit courrier des théâtres. Il connaît tout le personnel des scènes parisiennes, il est donc toujours bien renseigné. Il a été secrétaire de la Gaîté sous la direction Offenbacb. Depuis plusieurs années il est secrétaire des bals de l'Opéra. Il a eu des succès au théâtre.

La critique musicale, signée Frederick, est de M. Vurher. Outre son goût pour la musique, M. Vurher a la passion des beaux livres.

M. Bertall s'occupe des nouvelles et des arts. Les chroniqueurs sont MM. Daniel René, Charles Buet (sous le pseudonyme de Vindex), Aym;^J?T

de Flagy (la comtesse de Mirabeau), Alfred d' nay. M. Nicolle fait la chronique du sport.

Comme tons ses confrères, Paris-Jourm offert des primes pour stimuler l'abonnemi Vers 187S, il donna des montres. Naturellemi dans ta quantité quelques-ooes ne marchaient ] d'autres restaient Tingt-quatre benres au mi point, puis tout d'nn coup les ressorts se i talent en mouTement , les aiguilles conra comme affolées et en une minute avaient ratti )a journée en retard. Un jour l'administra' reçut une montre dans sa traite et une lel C'était nn abonné qni renvoyait sa prime et é vait pour demander si on avait vonln se moq de lui. Sa montre marchait très-régnliârem< mais an rebours. Les atgailles remontaient midi à onze heures, de onze henres à dii et a de suite. Cet instrument fontaisiste plonges rédaction dans one joie folle.

Naturellement l'abonné reçut une autre pri

tear : M. Vubrer; secrétaire de la rédacde Stubenrauch ; gazette parlementaire, Hier; bulletin politique. M.. Gaston Gail- U. Gaillardin a été an Courrier de France '*resse. sous la direction de Robert Mitfamille est d'origine italienne, si ; Gagliardini, Rédacteur scient ïbert (Duvemey); critique des th onse Dachemia; critique musicale p; bulletin de la Bourse, M. Vi lions, M. Josepb Coquet.

ir fut fondé vers la fin de Fempi icier, M. Merton. Il eut successii iacteur en chef MM- Edmond Al Pessard. M. Merton s'étant sui , le journal devint la propriété de

m de juillet 1878, M. Vubrer a qi 1 de Paris-Journal; il a été rempli

M. Desmaisons, ancien secrétaire général préfecture du Rbâne. Mais la politique du j( n'a pas été modifiée, la rédaction est resté( M. de Stubenrauch, mais ce secrétaire n'a j été considéré comme un rédacteur.

La combinaison des trois journaux n'a { déimite par le changement de direction.

Le Journal des D6t>at8.

Uq véritable rédacteur en chef d'un journal doit pas écrire. Pour beaucoup cela semble paradoxe, mais pour ceux qui connaissent journaux c'est une règle qui admet bien peu d'i ceptioos. Gela ne vent point dire que le rédactt en chef n'est pas capable, tout comîne un aut de faire un article plus ou moins intéressa mais quand le directeur d'un organe de public écrit, il ue veut souffrir autour de lui que < talents secondaires; or, si lui-même n'a qu'i

valear médiocre, qae sera leurs?

H. Buloz n'écrirait pas, il i créé la Reme aes Deux-Mondes; les Bertin n'oDt point encombré le Journal des Débats de leur prose ; H. Bapst, le directeur actuel de cette feuille suit la tradition; M. Gibiat, au Constitutionnel, cause avec ses collaborateurs ; M. Edouard Hervé, au Soleil, dicte de temps en temps quelques lignes et cependant ces journaux et quelques autres que nons ponrrions citer, ont nne grande et légitime inflnence sur le public.

Le Journal des Débats a toujours été nne are oà beaucoup de futurs académiciens se sont exi ces. Ces rédacteurs, nne fois à Tlnstitut, n'ont mais oublié l'organe tout-puissant qui les av aidés et les Débats ont eu et ont encore pour et laborateurs des académiciens. Nous citerc M. GuTillier-Flenry, M. Ernest Renan, M. Char Clément, M. John Lemoine ; nous ne parlons q de ceux qui y écrivent actuellement; s'il no fallait tODt citer, la liste serait trop longue.

Les rédacteurs politiques sont : M. Ernest Oc tain ; MM. Francis et Gabriel Charmes; M. Ps Leroy-Beaulieu, qui s'occupe surtout des qni

tioQS financières et économiques ; M. Auguste Jacquot, qui traite les questions allemandes; M. Bérard-Yaragnac, qui fait les lettres de Versailles ; M. Emile Legrand, chargé des informations politiques ; M- E. Reyer écrit le feuilleton musical, ou il a remplacé Hector Berlioz ; M. Clément Garaguel a succédé à Jules Janin comme critique de théâtre. M. Garaguel ayait débuté comme bulletinier en entrant aux Débats, mais lorsque, abattu par la maladie, Fauteur de VAne mort dut abandonner la place qu'il occupait depuis tant d'années, M. Garaguel quitta la politique pour Fart. M. Henri de Parville est chargé de la reyue scientifique.

M. Auguste Jacquot est un jeune homme trôsintelligent, écrivant bien, connaissant parfaitement la langue allemande. Il a été envoyé comme correspondant des Débats à Berlin et pendant la guerre russo-turque de 1877 il est allé en Turquie d'où il a adressé des lettres fort intéressantes sur Tannée turque.

Le.correspondant du Journal des Débats à Gon- •tantinople est M. Le Ghevalier, fils du fondateur de Vllltistration. Ses lettres dénotent un grand talent d'observation, qualité indispensable à ceux

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qui éeriyeBt sop les hoBimd» et* le& choses de rOrient. Dans la gaerre de 1877, le joaraal de M. Bapst a pris nettement parti pour les Tûtes et a prém la situation que ferait à TEarope im^dé^ membrement de la Tarquie. Gd démembrement est accompli, les Anglais sont à Chypre, les Autri^ chiens en Bosnie ; un chef de saoyages, le prince 'de Monténégro, a en son territoire agrandi ; un ^ traître, le prince de Serbie, battu en 1876 par les Turcs, gracié par le sultan, a attendu ranéantissement des armées ottomanes pour entrer ^i campagne, il a été récompensé de sa trahison par le don d'une province. Le prussien qui régne à Bu^ charest, feudataire du sultan, a saufé les Russes d'une défaite honteuse en mettant son armée à leur disposition, mais ce chef roumain a été assez mal traité, au lieu d'agrandir son territoire on lui a pris une province.Pour récompenser la Roumanie de l'appui qu'elle lui avait prêté, la Russie l'a débarrassée de la Bessarabie et l'a traitée en pays coiv quis, malgré les protestations du prince Charles et les cris et les réclamations des Bratiano, Colganiceano, Florescu et G'«, dont l'incapacité â été cause de la ruine de la principauté roumaine. Pour justifier leur nom, les Grecs ont natnrel-

l€»nent demandé lenr part dans les dépoaiUes; quand il s'agit de dévaliser un iodividu * ou de prendre une province, le Grec est toujours là. Les. ministres du roi Georges ont été déçus, ces descrâdants de Lycnrgue avaient, comme la Serbie, attendu prudemment pour tomber sur le vaincu, mais s'il n'y avait plus d'armée turque pour défendre l'Epire et la Thessalie, il restait au sultan une flotte puissante qui pouvait bombarder les ports grecs et s'emparer des îles de l'Archipel. Aussi les troupes hellènes repassèrent promptement la frontière, laissant quelques milliers de bandits qui, sous le titre de patriotes, se mirent à piller les habitations des musulmans.

Dans cette guerre lamentable, les Débats ont défendu avec âpreté le droit contre la force brutale ; à propos de la même campagne, nous verrons la République française suivre la môme ligne de conduite. On remarquait que M. Léon Say, miinistre des finances, qui exerce une influence légitime au Journal des Débats , dont il est un des propriétaires, laissait combattre la politique rosse, tandis que son collègue aux afi^aires étrangères, M. le duc Decazes, faisait dans les journaux à sa dévotion, soutenir la Russie.

A propos de M. John Le lui UDB phrase célèbre qi M. Gutzot: c La France e payer sa gloire I >

La signature Charles Gabr de M. Gabriel Charmes.

M. Pereire est le principal propriétaire di Liberté. Poar ceux qui counaissent les questi de chemins de fer, il est facile de deviner 1' fluence de M. Pereire au journal en lisant les ticles sur les moyens de transport. M. Pér n'aime pas les canaux et soutient que les cben de fer peuvent facilement remplacer les voies : Tigables.

Voyons les rédacteurs de la Liberté. D'ab M. Louis Gai, le directeur. M. L. Gai, officier la Légion hd'onneor, est oé à Marseille.

EDtré à l'Ecole navale au concours général de 1842 , il a fait la campagne des côtes occidentales d'Afrique. Le brick VAbeille sur lequel il se trouvait fit naufrage dans le golfe de Bénin en 1847 ; il a fait la campagne de Rome en 1849 , la guerre de Grimée de 1853 à 1856 ; il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur comme lieutenant de vaisseau pour sa belle conduite à l'expédition de Kertch. Il reçut le grade de colonel d'état-major pendant la guerre de Prusse.

Entré au Conseil d'administration du journal La Liberté en 1871 M. Gai a été appelé à la direction du journal en 1875, sous le titre d'administrateur délégué.

M. Jules de Précy est un des meilleurs écrivains de la presse parisienne, non point comme polémiste mais comme homme instruit. Il connaît parfaitement les questions étrangères et les traite avec une grande justesse d'appréciation et beaucoup de talent. Il a voyagé longtemps un peu partout et ' ses voyages ont complété l'écrivain. Le véritable nom de M. de Précy est Fleury.

Le Sénat et la Chambre sont faits par M. Canonne; M. Lavigne rédige le bulletin et fournit en outre beaucoup d'articles de fonds; M. Albert

D^pit a le feuilleton dramatique : M. Victorien JoQcières le feuilleton musical. M. Delpit a écrit un peu dans tous les journaux, a publié beaucoup de romans et quelques volumes de poésies. C'est un producteur. M. Joncières est un compositeur de talent en même temps qu'un critique.

M. Edouard Drumont ne s'occupe pas de politique mais sa prose n'en a pas moins de channe, au contraire, L'esprit, un esprit d'obserration, abonde dans ses cbrcmiques. Ancien employé à l'Hôtel de Ville, il débuta comme journaliste dans le Moniteur du Bâtiment^ puis son talent se développa, la chrysalide devint promptement papillon. M. Drumont a écrit à la Chronique Illustréey au Petit Journal^ au Bien Public^ à la Gazette etc.

Les articles de M. le docteur Nicolas sont trèslus! Les pharmaciens n'ontpasà s'en plaindre car un grand nombre de lecteurs de M. Nicolas se persuadent qu'ils sont atteints du mal qu'il décrit et vont acheter des remèdes.

M. Félix Hément fait les feuilletons scientifiques.

11 a été longtemps dJiPetit Journal. M. de laRiche-

rie est toujours dans les ministères et les ambas-

sades à la piste des nonvelles.

- ite

M. Rigondeaa traite les qnestions orientales soos forme de correspondances. M. Gaston Yassy (Punch) est chaîné des informations. Il a snccédé k M. Bloch (Lélio). Le Téritable nom de M. Yassy est Perrodean; M. Lestrade, qoi cherchait les faits diTers a eu la chronique de l'Exposition. M. Lestrade se nomme Tenla. Derrière le pseadonyme de Jennins se cache la personnalité de M. Yictorin Joncières. Lb: chronique da sport est signée de Kerguen ; le bulletin des tribunaux est fait par M. Ozun.

M. Emile de Girardin a été jusqu'en 1871 propriétaire de la Liberté. Il céda ce journal àM. Léonce Détroyat qui tut à son tour remplacé par M. Louis Gai.

L'Univers.

Supprimé sous l'empire, V Univers reparut en 1867. Le nom de M. Louis Veuillot suffît pour lui attirer des lecteurs. Le célèbre écrivain catholique est de ceux — et ils sont rares — dont le nom prononcé fait retourner la foule. Les abonnés du Rappel et de la Lanterne n'ont jamais lu une ligne de M. Louis Veuillot, mais ils le détestent et ramènent sur leurs yeux leurs bonnets phrygiens, quand les organes de la démocratie avancée parlent de lui.

Presque tous les écrivains libres-penseurs ont essayé leurs forces contre M. Veuillot, en l'insultant

en mauvais français. Les caricataristes se sont mis de la partie et ont pu glaner ainsi quelques sous, grâce au rédacteur en chef de V Univers. Si ces dessinateurs radicaux n'avaient pas le clergé, la magistrature et l'armée à tourner en ridicule ils seraient incapables de gagner leur pain quotidien.

Un des types les mieux réussis de ces êtres hargneux et impuissants a été l'illustre Pîllotel undes fantoches de laCommune.Mais revenons à l' Unwers,

Les collaborateurs de M. Louis Yeuillot sont nombreux et connaissent à fond les questions qu'ils traitent. Nous citons seulement leurs noms, on connaît leurvaleur comme écrivains. Le^premier lieutenant de M. Louis Veuillot est son frère, M. Eugène Veuillot; M. Auguste Roussel est un polémiste de l'école du directeur de V Univers; M. Léon Aubineau a moins d'âpreté et démordant que M.Roussel. M. Arthur Loth, juriste consommé, fait les articles de droit; M. Ph. Serret traite les questions sociales. Ancien avocat,ancien procureur général,M.Serreta perdu ïa vue depuiiS longtemps. M. A. Rastoul, militaire devenu journaliste — il a été lieutenant d'infanterie — est chargé de la revue des journaux ; la critique littéraire est faite par M. Eug. deMargerie; M. Tabbé Jules Morel

s'occupe des questions théologiqaes ; M. Leclerc a. pour spécialité l'agriculture et l'industrie; M. Edmond Demolios, de l'École des Cbartes, écrit les lettres historiques; M. Th. de Caèr faisait une chronique sous le titre de Crayons paris'-"' qui ne paraît plus, et M. Nemours-Godré ' cbronique musicale ; M. Frohm traite la que alleuiande, M. Coalvier Gravier rédige la i scieutiSqae. M. Paul Lapeyre ancien se taire de M. Louis Veuillot, n'a pas d'attribi définie, il écrit un peu sur tous les sujets.

M. A. de Balz de Cugnac écrit assez souvent VUnivêrs, ainsi que M. le comte de La To M. Jean Messire.

M. Fayet, ancien professeur à Châteaui traite les questions pédagogiques. L'Univer.

blie aussi des vers de M. de Loi^eril. Cest le poète admis.

Au journal de M. Louis Veuillot, la d pline est sévère, il n'y a pas cette liberté existe dans les autres journaux, à quf opinion qu'ils appartiennent. De plus, i défendu aux rédacteurs de solliciter ou d'acci des décorations de n'importe quel gouvernen Les ordres pontificaux ne sont pas exceptés.

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