‹ Les boutiques d'espritChapitre 5 sur 17 · KHI · texte numérisé non relu

KHI

L'Estafette.

Quand M. Léonce Détroyat quitta la Liberté , en 1876, il créa un nouveau journal qui prit pour titre lé'Bon-Sem. Presque en même temps, M. de Villemessant fondait VEstafette^ mais le directeur du Figaro se lassa bientôt de cette nouvelle création et la céda à M. Détroyat qui fondit les deux journaux et garda le titre de V Estafette.

Ancien officier de marine, M. Détroyat a fait Texpédition du Mexique. Rentré dans la vie civile, il acheta à M. de Girardin la Liberté et devint en quelque temps un journaliste de la bonne école.

reprit du serrice pei

:re bot n'est point A

isde citer simplement

; noms, oons passon

Détroyat dont la persoi

ir qu'il soit inutile de répéter ce ^ne tont le

>nde connaît.

tl. Arthur Hnstin, secrétaire de la rédaction, a

)uté à la LAerté et a suÏTi M. Détroyat à l'^^te-

le. Esprit sérieux et pratique, tout lui passe

is les yenx ; doué d'une mémoire prodigieuse,

se souvient des moindres faits insérés dans le

imal. Il est licencié eo droit. M. Hnstin est un

; auteurs des deux Tolumes : Biographie des

lateurs et des députés, par trois journalistes.

En lisant ses articles on devine sans peine que

Moireau est un normalien. Son style est d'une Tection parfaite.Il signe des pseudonymes deHo-

et BeautieUj connaît l'anglais et l'allemand. Il ollaboré è la Nation. Au physique M. Moireau

raide et compassé comme son style, il s'écoute rler. Pendant plusieurs mois il ne salua pas un laborateur, ne ferma jamais les portes derrière ,entrant comme un automate etsortant de même, îtait le canard deVaocanson fait hom^me. 11 pa-

rait qae M. Moireau irouvait ce sans-géne da der^ nier goût et croyait donner par là nne haute idée de son éducation. C'est une illusion ^ue nous serions désolé de lui enlever. Il égayait ses collaborateurs et les compositeurs ; il n'y avait pas noéme jusqu'aux garçons de bureau qui ne se permissent des plaisanteries sur le rédacteur à l'amidon. Il fume la cigarette toute faite

D'apparence maniaque , criant sans cesse , M. Oury est au fond le meilleur garçon du inonde et toujours disposé à rendre service. Il a une affection particulière pour les caniches noirs. Ami de M. Geoffroy Saint-Hilaire on le rencontre fréquemmentjau jardin d'acclimatation. Il a aussi la passion de déménager souvent. Pour un rien il se fâche avec son portier. Il va tous les ans passer un mois à la Bourboule.

Un ancien ofiQcier , inspecteur de la banque de France, M. Lafuente (1), a fait longtemps sous le pseudonyme de Freudenthal , la chronique militaire à VEstafette. Mise élégante et soignée, décoré, M. Lafuente n'allait au journal que le dimanche.

LjB secrjétaire de M. Détro>at est M. Richard qui

(i) Il â quitté le journal au mois de juillet 1878,

a rédigé les tribanaax à li cherche des nonvelles dans !l plonge les compositean cause de son écriture illisi type de l'bomme tranquille.

H. Paul Hendré signe des pseadonymes de Spavento et Pangloss. Il a fait ses débuts de journaliste à la Liberté. Fils d'im avoué de Lille, il a été clerc d'avoué. 11 est affligé de la manie da calemboui^ par à peu près.Outre les échos, il est chargé de la gazette parlementaire et des nouvelles de Versailles.

Sous le pseudonyme de Strapontin, M.Panl Bnrani rédige le courrier des théâtres, et la chronique sous celui de Cocambo. Il a écrit des vers signés Oronte. Sauf la politique, M. Burani fait de tout à VEstafeite.G'^t le meilleur des camarades. Il a débuté par des chansons dont q ont eu nn grand succés.NoQs citerons de Nanterre, les Baisers, le sire àeFic à Chaiîlot tna bonne femme etc. M.

rédacteur en chef de la Bive Gamhe, cafés-concerts. Cette feuille lui valuti nationà on séjour d9 trois mois è sa^ a été aussi auteur, éditeur de musiqn

if

de Timothée Trimm (Léo Lespès), a écrit à V Événement. Il a eu des succès au théâtre.

H. Albert Duchesne,fils du greffier de lacouràe cassation fiait la chronique des Tribunaux. Il est inscrit au barreau. Il signe quelquefois sa chronique du pseudonyme de Jacques ; c'est un amateur de chorégraphie et du patinage à roulettes.

La chronique maritime est faite par un ancien ofQcier de marine, ami de M. Détroyat, Bf. Labrousse, qui signe L. Garlon. M. le docteur Lander rédige chaque semaine le carnet du docteur. U porte un chapeau à larges- ailes, genre Floquet,une canne gourdin.Mais malgré ces apparences radicales, M.Lander est un savant médecin et très-obligeant.

M. Armand Silvestre est chargé de la critique dramatique. C'est un poète de talent, auteur de plusieurs pièces représentées avec succès sur différentes scènes parisiennes. Il a écrit à VOpinimi Jfationàle sous le pseudonyme de Ludovic Hans. U est sous-chef de bureau au ministère des Finances. Quand ces lignes paraîtront la pièce en deux actes à laquelle il travaille en collaboration ayec M.Détroyat sera peut-être terminée.

critiqne musical qui signe is au journal.

s informations politiques sont faites par ahea ; le comte Gasiou Deserres rédige le 1 an jour qu'il signe Vatel. M. Weil est ^é de la semaine parisienne. M. Dell Vall, neie M. Détroyat est mi mexicain. Il s'occupe illetin financier.

1 ne saurait parler de VEstafeite sans citer le de son administratear-gérant, M. Oscar ré, que ses amis, et ils sont nombreux, lient tout simplement Oscar. Il a dirigé l'adstration du Rappel, du Courrier de France.

Bordeaux, il a été un des agents les plus de M. Mitchell dans la campagne électorale B dernier comme candidat bonaps ide. M. Détroyat met son admÎD s sauces. -

car dit qu'il a étudié la médecini le renoncer à la profession médi X dans son élément arec les jonm

Le Temps»

Dans le premier chapitre sur les joumeaax à Paris, nous avons longuement parlé da Temps. ^om citerons dans ces quelques lignes les noms de ses collaborateurs. D'abord M. A. Hébrard, directeur. Homme charmant, serait fort embarrassé de citer le nom d'un ennemi à lui. Quant à son intelligence, le Temps suffit pour la démontrer.

M. Schérer écrit les Lettres de la Province ; MM* Jacques Hébrard, du Bouzet, Le Reboullet, sont chargés de la chronique ; M. Francisque

Sarcey fait les théâ

destiné, la mosiqt

M. André Lavert

de la Gironde, M. .

les articles politiques. M. Charles Blanc, M. Ernest Legonvé de racadémie française sont des collaboratenrs littéraires dn Temps ; aiosi qne M. Soor;, aateur d'une vie de Jésns tombée k plat: on ne refait pas M. Renaa; M. Jules Loiselenr l'éradil bibliothécaire de la ville d'Orléans, et M. Anatole France écrivent aussi au journal de M. Hébrard.

L^Évèndmeiit.

Fondé par M. Â. Dumont, ancien associé de M. de Yillemessant au Figaro, V Evénement est devenu la propriété de M. Edmond Magnier après la retraite de M. Dumont. M. Magnier aime voir son nom imprimé, aussi est-il en tête de son journal deux fois/ comme administrateur et comme rédacteur en chef.

M. Edmond Magnier a été rédacteur en chef de la France dv Nord, organe bonapartiste de Boulogne-sur-Mer; ùxi Figaro, après le 4 septembre,

irée de 1 à cette

iroDiqaeurs sont: M. Aarélien Scttoll, 'amatiqne, poète, romancier. Rédactenr ' m Figaro, M. Scholl a fondé le Ainn- Lori^flofl et collaboré à un grand nombre ja; M. Charles Monselet qni est comme , poète, romancier et auteur dr3matique.

it une réputation de gourmand que noas urfaite.

orges Duva! signe Tabarin. Il a pn- )maa chez Dentu et réuni en volume ses ; le théâtre. j

ive Robin complète le quatuor des chronie VEvènement. Cependant MM. Eug^"'' et Philibert Audebrand fournissent ai ment des chroniques à M. Magnier.

peau et M. Debau traitent les questi i. M. Arthur Pougin est chargé de la sicale; M. Ryau, du sport; M. P. Lef i-Arls; M. Corra, des tribunaux ; M. ; i la chambre; M. Georges DuTal,

encore parmi les autres collaboi ignier: M. Arsène Houssaye; MM

zagne et H. Privât; M. Paul Arène; M. Flamm'> rion;M. Léon Cladel.

M. SchoU signait Gérard de Froatenay.

N. B. — Une partie de la rédaction de l'Evéi ment a quitté ce jonmal ponr snivre M. Anréli Scholl an Voltaire. Voici les noms des écrivai qui ont remplacé les partants: MM. Pierre Vér et Léon Chapron.

à hd ministère énei

dirent, mais iorsqu

et ses collègues èU

moyens les plus m

adversaires, c'esl-à'

journal d'oppositic

directeur de cette il^^^ .™..,^, .« ^«-^.-bv .uj,

rut. Les violences furent proportionnées

crainte qu'on avait eue tout d'abord.

M. de Girardin se mit de la partie attaquai ministres et leurs actes avec une vivacité qui : sait ia galerie. Le ministère insulté faisait n à pied de 'malheureux vendeurs ou porteu supprimant la vente dans les gares, c'était façon étrange de punir ses contradicteurs. D côté, M. Léon Lavedan, dans le BuHetin des ntunes, essayait de lutter de grossièretés avi adversaires, il fut vaincu.

Les républicains comprirent aussitôt les vices que pouvait leur rendre M. de Oir Us prirent des milliers d'exemplaires de la f et par lenrs comités et sous-comités les i dirent quotidiennement sur toute la surfa pays. Au 14 octobre, M. de Girardin fut é paie. Sa candidature fut combattue dans li

républicain^ on ne croyait pas à son républicanisme, mâi$ on décida qu'il fallait le ménager, lui donner la satisfaction qu'il désirait, qu'aux élections prochaines il serait peut-être mort, son âge permettant d'espérer cette solution radicale, ou, que sll s'entêtait à vivre, on le jetterait tout simplement par-dessus bord,

M. de Girardin cherche naturellement à maintenir sa position dans le parti républicain ; ayant traité dans un journal les bonapartistes de charlatans, il s'attira de M< Robert Mitchell une réponse très-spirituelle que nous reproduisons pour l'édification de nos lecteurs :

« En ce temps-là, nous marchions, vous et moi, la main dans la main, et j'ai conservé de

, précieux témoignages de cet accord dont j'étais, dont je suis encore fort honoré.

« Vous souvient-il d'un soir de mai où j'eus la

, bonne fortune de me rencontrer avec vous à la

L' table de notre ami commun, M. Emile OUivier,

^ premier ministre de Napoléon III?

(, « Le plébiscite, conseillé par vous, organisé

I par vos soins, avait confirmé lés titres de la

[dynastie.

« Nous étions confiants dans l'avenir; vous espé-

riez beaueoQp da r^

QonçAtes à cette occasion an discours que tout le monde applaudit, et dont j'ai retenn fidèlement l'andaciease péroraison :

* Mon cher OlUvier, dites-YOUS, vous avez inaaguré en France le règne de la liberté, rendes maintenant à notre pays ses frontières naturelles, et TOUS serez un grand ministre. >

■ J'eus le regret, mon cher collègue, de ne poinl partager cette opinion, et, à quelque tAmm do là, tandis que vous invitiez sériensemeni pereur à « chasser les Prussiens de Mayeuci Cologne, à coups, de crosse dans le dos * , je battais les idées de guerre; je célébrais d Constitutionnel une solution pacifique, que geais définitive, une victoire, disa'is-je, c coûte ni une larme, ni une goutte de sang.

< Que voulez-vous, mou cher collègue, aviez oublié ■ les malheureux ouvriers qui a perdu la vie dans les batailles passées •, n songeais aux malheureni ouvriers et paysa allaient perdre la vie dans la guerre à la vous poussiez temérairemeut la France.

« Ce fut, à cette époque du moins, notri mier dissentiment.

€ Et maintenant, appelez-nons charlatans si bon vous semble, c'est une injure que pour ma part je ne releyerai pas. »

Le secrétaire de la rédaction delà France est M. Gbarles Lanrent, fils de la célèbre actrice Marie Laurent. M. Laurent, presque undébutant dans le journalisme, ne possède qu^un talent tout à fait à l'état embryonnaire. À peu près inconnu, n'ayant jamais rien produit; à peine âgé de yingt-six ans, il a été décoré au mois d'août 1878. M. de Girardin youlaît que son collaborateur eut la croix. 11 n'avait qu'à choisir dans ses autres collaborateurs pour faire un meilleur choix.

M. Camille Farcy, sous-préfet sous l'empire, a écrit au Figaro , à VÉvènement. Il a fait la campagne de 1870-71 et a été comme correspondant de la France en Serbie et en Roumanie pendant la guerre russo-turque. Écrivain plein de verve.

M. Louis Liévin est un véritable journaliste. Il a débuté vers 1861 à la Ref)ue Bibliographique ; il écrit à la Revue contemporaine^ au Soir. Il a soutenu dans le Finistère, la candidature de M. de Kératry. M. André Treille a écrit dans les jourlaiix de Lyon avant de venir à Paris. Il est corres-

t du Courrier de Lyon. IM. Amédèe Le 'est fait une spécialité des questions œili-

I a publié chez Lemerre un volume intitulé:

ant-PosW». M. Henri de LapommerajeWt }ue théâtrale. Ancien employé à l'Hâtel de [. de Lapommeraye débuta dans de petits IX, le Bâtimentfli Presse théâ^ale. Attaché aet de M. Ghaix d'Ëst-Ange, sénateur, il a d'écrire à la Petite Presse sous le nom itt. Après le 4 septembre il fit partie deli m de la Liberté et plus tard entra k 1)

II est professeur au Conservatoire de ms-

anl Bonnaud, ancien secrétaire de M. de imbert est aussi rédacteur de la Frarm.

ipe particulièrement des questions comles.

«teur E. Uecaisne est le doyen de la rédatla France. Collabore au journal depuis à plusieurs recueils scientifiques. Lauréat titut, auteur de plus de quarante mémoires Lcadémie des sciences et à l'Académie de le, membre de la plupart des sociétés qnes. Chargé de la partie scientifique da ,il y publie chaque semaine sous letitre de:

La Santé publique, des articles sur toutes les ques tiens médicales à Tordre du jour, s'attachant surtout à défendre les intérêts du corps médical, à flageller impitoyablement les exploiteurs de la crédulité publique, et à percer à jour les promesses menteuses des prospectus et de la quatrième paga des journaux. Ses articles sont beaucoup reproduits par la presse de province et de l'étranger. Il vient de publier un dictionnaire de médecine.

M. Decaisne, qui ne partage en aucune façon les idées politiques du journal la France, y soutient les siennes, avec une grande indépendance et une grande liberté d'allures, queluilaisseM. deGirardin.

M. Adolphe Kubly est chargé des renseignements. C'est un coureur infatigable rendant les plus grands services aux journaux qui l'emploient. Il travaille aussi pour le Petit Journal.

Si nous aTions classé notre travail selon cienaeté et la notoriété, l'Union ent Ai ra!b« dans les premiers chapitres duTOlume.

les journaux anciens ont lenr réputation on est habitué à eux de loagae date, on co leurs opinions politiques. L'Union a le mérite d'être restée fidèle à an principe, elle a été, est restée légitimiste. C'est ce qui a fait sa j et aussi sa force.

Le parti légitimiste a d'antres organes in tants ; mais quand on veut connaître l'oplnic

chef de I.a maiso C'est à l'Union envoie sescomi mistes de Franci sont-ils abonnés

L'f/mon a englobé deux autres organes légiti- | mistes : VÉcho Français et la Quotidienne.

Ses rédacteurs sont ; M. Sébastien Laarentie de M. Laarentie qai a été pendant de longue nées rédacteur en cbef du journa! ; M. Ponjoi M. le vicomte de Mayot de Lnpé ; H. Dt de Pesquidouz ; H. Godleski ; M. de Foi H. NeycbeoSj M. Daniel Bernard. Ce de s'occnpe surtout de littérature. L'adminislr est M. Gbesnier dn Gbesne.

Après le Journal offciél de M. le comte de Gham bord rorgaoeDonmoinsofflcieldeM. Victor Hugo Le grand poëte a chanté la légitimité, la branchi cadette. Napoléon, la République, Dieu, la corn mane, la Libre pensée. Dans le Rappel c'est lu qn'on encense. La masse qui ne Ta jamais lu crie Vive Hugo I et pour faire plaisir aux incendiaire de Paris, l'auteur des Orientales combat la reli ([ioD et préside les renions où des énergumëne îrient contre le clergé, déblatèrent contre l'armé it la magistrature.

Il a nue telle soif des applaudissements de 1

tndQ qu'an dernier des <

saut QD volume, il réf

îttre des plus flatteuse:

lie son passé de chrétien et de monarchiste,

savait alors ce qu'il faisait, ayant dfinassfi la

Dtaine — , s'abaisse jusqu'au menso

Qlrer qu'il a toujours été ce qu'il es

it. On fouetteun enfant qui ment, oi

me qui fausse la vérité, eh bien 1

, l'auteur des Orientales et de No\

iris est nn farceur. A soixante-se,

! de tromper le public.

lieu d'avouer hautement ses opi

\ 1850, il les dissimule. Il fait réi

iconrs qu'il a prononcés à laChamb

e et il tes mutile pour les mettre en

ee ses idéesde 1878. Il supprime les

arle de la Religion, de la Famille, (

socialisme. Qu'on lise son livre et

arte au Moniteur où sont insérés

es discours et on découvrira faciU

rie. Quand M. Hugo dit que s'il a f

[us de quarante ans rinfluence rc

[u'il a été élevé par un prêtre, c

iterie.

' tânotn de sa vie les détails sar son enfance, i ' Terra que ce fameux prêtre était on défroqnt la religion était le moindre souci. Ce pi , leur ne s'occnpait pas de morale et de relig ;' laissait à ses élèves, tes iils Hugo, la plus e ' liberté dans le choix de leurs lectnres. Da I madame Hugo (mère) partageait cette manié : Toir. A treize ans ils avaient Faublas et nne I 4'aDtres livres obscènes, et ils ne savaiec ■ leur catéchisme.

L'ouvrage dont nous parlons a pour a : madame Victor Hugo et n'a para qu'après r été revu et corrigé par M. Hugo qui a ronm ' les détails sur son enfance.

Quand, vers la lin de l'Empire , on son; r ronder le Rappel, les amis de M. Hugo se n en campagne pour trouver de l'argent. Les ardents parmi ces chercheurs étaient les frères Derode, parfaitement inconnus du res Itf. Albert Barbieux, qui fut gérant du joc H. Barbieux fut en 1875> arrêté sur le boule pour cause d'ivrognerie. On trouva sur lu lettres de M. Rochefort et d'autres commui réftigiés en Suisse.

— lie

lappel eut ud gran^

le en 187S, quoique daus des proportions

'es. D'autres journaux radicaux ont été

t font à la feuille de M. Hugo une concur-

ériense.

Macteur en chef est M. Auguste Vacqnerie, ,

lin talent littéraire que la politique a dévo

a oublié depuis longtemps son passage

qu'on lira encore les Miettes de l'HisU»

Ils et grimaces. M. Vaquerie adore la i

d'où qu'elle vienne. C'est un travers I in chez les gens de lettres, 'aul Meurice; pas l'ombre de talent, . Ce qu'un journaliste peut désirer lorsq in article dont il n'est pas satisfait, c

pour voisin un article de M. Meurice.

nsipide de l'auteur de Cesara lui donii ileur. M. Edouard Lockroy : très-spirii ilques lignes, se perdant dans les dél il veut donner trop de développemeu ée. A été comme son ami Henri Bochef iro. M. Camille Pelietan, fils de M. Eug Q, sénateur; style 'vif, trouvant le mot 3; M. Gautier, ancien rédacteur du Ter, u Rappel, à essayé de fonder un journal

el eut on grau !D 1S78, quoiqi

D'autres journ Qt à la feuille di use.

;teur en chef est aient littéraire qi iblié depuis Ion m lira encore le { grimaces. M.

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Meurice; pas I qu'un joumalis irticle dont il d ar voisin un art )ide de l'auteur r. M. Edouard I ïs lignes, se pt eut donner tro] A. été comme soi M. Camille Pell inateur; style'vi [. Gautier, ancit ippel, à essayé di

i^sans brait. M. Louis :eD juiDl878, a traité estions étrangères sur

,«o,,^v..™ .. -™.. «« . ne force remarquable.

M. Asseliue était un travailleur acharné qui outre sa collaboration au Rappel adressait une correspondance quotidienne à plusieurs journaux de province et publiait des livres.

M. Ernest d'Hervilly, un poète auteur d'œuvres remarquables; il signe un Passant. M. Ernest Blom s'occupe du courrier des théâtres et aussi d'affaires de Bourse. Ses coréligionaires politiques rient encore de sa déconvenue , lorsque faillit rentrer en 1873 le comte de Chambord. La chose paraissait tellement certaine que les financiers républicains basaient leurs opérations sur cette restauration, qui n'eut pas lieu. Tous perdirent de l'argent, M. Blum fut, dit-on, du nombre.

M. Amédée Blondeau fait le dehors, élections, réunions publiques , banquets. M. E. Hément Fournit des renseignements politiques. Le gérant du journal est M. Marins Pelleport.

On voit quelquefois au Rappel M. Mario Proth, écrivain qui n'a tenu aucune des promesses de sa jeunesse. B est aussi inconnu en 1878 qu'eu 1860

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i, sans brait. M. Lonis en juin 1878, a traité istioQs étrangères sur ae force remarquable, tur acharné qui outre adressait une corresusieurs joumaoi de

BS.

)oëte auteur d' œuvres Passant. M. Ernest des théâtres et aussi îligionaires politiques nue , lorsque faillit Ghambord. La chose que les financiers ré- Srations sur cette res- 11. Tous perdirent de , du nombre, le dehors, élections, lets. M. £. Hément politiques. Le gérant leport.

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. en 1878 qu'en 1860

Le Rappel eut od grai conlinue en 1878, qaoi< moÎDdres. D'autres joui créés et font à la feuille i réoce sérieuse.

Le rédacteur en chef est M. Aii^ste Vacooerie, UD certain talent littéraire que la polit On aura oublié depuis longtemps s< Rappel qxi'Qiii lira encore les Miettes et Profils et grimaces. M. Vaquerie clame, d'où qu'elle vienne. C'est n commun chez les gens de lettres.

M. Paul Meurice; pa.s l'ombre d d'idées. Ce qu'un journaliste peut dé a fait un article dont il n'est pas i d'ayoir ponr voisin un article de M prose insipide de l'auteur de Cesart de la valenr. M. Edouard Lockroy :

en quelques lignes, se perdant dai lorsqu'il veut donner trop de dév( la pensée. A été comme son ami Hei au Figaro. M. Camille Pelletan, fils < iPelletan, sénateur ; style'vif, trouva écorche; M. Gautier, ancien rédacte passé au Rappel, à essayé de fonder o

adisparacommeilétait Tenu, sans brnit. M.Li Asseline, mort brnsquementen juin 1878, a tr longtemps au Rappel les questions étrangères lesquelles il était devenu d'une force remarqua M. Asseline était un travailleur acharné qui oi sa collaboration au Rappel adressait une cori pondance quotidienne h plusieurs journaux proTince et publiait des livres.

M. Ernest d'Hervilly, un poète auteur d'œu' remarquables; il signe un Passant. M. En filam s'occupe du courrier des théâtres et a d'affaires de Bourse. Ses eoréligionaires politiq rient encore de sa déconvenue , lorsque fa ^rentrer en 1873 le comte de Chambord. La ch paraissait tellement certaine que les financiers pablicains basaient leurs opérations sur cette i tauration, qui n'eut pas lieu. Tous perdirent l'argent, M. Blum fut, dit-on, du nombre.

: M. Amédée Blondeau fait le dehors, électic rénnions publiques , banquets. M. E. Hén fournit des renseignements politiques. Le géi du journal est M. Marins Pelleport.

On voit quelquefois au Rappel M. Mario Prc écrivain qui n'a tenu aucune des promesses d( iennesse. Il est aussi inconnu en 1878 qu'en 11

iDd il pab ipuis cette QSleslettT domine lil pourtant i

Lorsqu'il créa le SoleU, M. Edouard Herr^ rigeait le /OMmalrfeParis; ce dernier ayante de paraître, on ue s'occupa plus que du e veau-né; son succès s'accrut dans desproporl étonnantes et parmi les grands journaux, il ri comme chiffre d'exemplaires tirés, immé tement après le Figaro.

M- Hervé, rédacteur en chef et seul propriél du Soleil, dirige le jonmal, où il n'écrit que rarement et de petits entre-filets ; mais il ins tout et TOit tout. C'est une tâche assez loi

pour no véritabli vieux Bertin, de passe dans son ou dans le me s'échapper ud me numéro du leudi Ajoutons la lecti des variétés, les i rielle, les traités nistration d'un je quante mille, les tiques, il ne rest temps de faire be

Le Soleil ne fa faut pour tenir s intérieurs et est et un article sur M. Hervé est l'in qui est le princi dos doyens de la nalisme en provii et rédigé en che portante à Anger

Après 1848, il I chef de la Patrit

m — isi —

P Courrier du Dimanche ; il a collaboré au Figa poblié des lettres sur les chambres au Courr de France et à la Presse, de 1871 à 1875.

Le secrétaire de la rédaction est M. Gbar GaniTet, un travailleor infatigable et on lett Sans rien négliger de toat ce qui incombe, i

~ secrétaire de rédaction , entrefilets , nouvel étrangères, nouvelles officielles, mise en pag sons te pseudonyme de Jean de Nivelle, M. i niret donne chaque jour une causerie qui obtii un succès des plus mérité où les questions ou h du jour sont examinés à un point de vue p!

élevé, sous une forme légère et toujours s\ rituelle.

M. Canivet publie en outre chaque semaine i

revue littéraire ou des études sur les écriva

contemporains, qui sont des pages de vérita!

critique.

La partie informations qui compte nécessai

' ment on certain nombre de coltaboratenrs a depuis près de deux ans pour principal mett* en train M. Emile Cardon, à qui est réservée revue des beaux arts et qui, depuis le mois janvier 1877, publie chaque semaine une cause artistique sous le titre de JVotesef Cro(/Mfs.C'

Pendant tonte la durée de l'Exposition univ selle, M. Cardon aété spécialement chargé de i ce qni concernait cette grande exhibition, comp rendus, nouTelles, informations.

La critique dramatique et musicale est coni à M. Joies Guillemot, qni a eu quelques piè< jouées au Gymnase ; c'est un ancien collaborait du Journal de Paris.

Les Échos de théâtre sont rédigés parM. Aube ancien secrétaire des Bouffes et de la Scala, i leur de petits vaudevilles, très au courant de qui se passe dans le monde des théâtres.

U. Testelin qui est chargé de centraliser informations a la passion de la peinture. II mai le pinceau avec une certaine habileté. M. Jus Améro traduit les journaux anglais.

M. Hervé a aussi fondé un journal hebdon daire, le Soleil illustré, qui s'est fait une he place dans les publications de ce genre. Ses pri cipaox rédacteurs sont ceux du Soleil. Le Sol illustré vient de changer de, nom; il s'appe maintenant le Soleil littéraire.

La Défense sociale et rellgleus

Noureaa veoiidans le monde de la publ joarnal de Mgr Dupanloup s'est fait unt que beaucoup d'autres feuilles bien plu:

n'ont point su conquérir. Il est vrai que de l'illustre évêque d'Orléans a été pour i cbose dans le succès de la Défense, mais »

s'est maintenu et a grandi grâce au tali rédacteurs du journal. Toujours sur la hvi ont su se faire redouter, et leurs adversair pas toujours enregistré les rudes correctloi ont reçues.

Le directeur ou l'inspiratear de la Défen Mgr Dupanloup qui lisait son journal du c(

cémenta la fin. Rien ne loi

bit divers n'était point à l\..^^..^^^,, .. »^.......

Qu'il se IrooTàt à Ville d'Avray, à Orléans ou en Savoie, le prélat correspondait toujours avec ses collaborateurs.

Le rédacteur en chef est M. le baron d'Yvoire, ancien député de la Haute-Savoie, compatriote de Mgr Dupantonp. Il a pour le suppléer, M. Durand- Morimbeau qui signe Henry des Houx. En 1877, la Défense eut une querelle avec un autre journal conservateur, querelle courtoise du reste. L'adversaire de ta Défense crut que les articles en réponse aux siens étaient de l'évêque d'Orléans tant la logique en était serrée. Il s'agissait du Sylk^ws. L'écrivain laïque renonça à ia lutte, celui qui l'avait poussé à bout était M. des HouxXl).

Les autres rédacteurs politiques sont M. Hairdet, dont le véritable nom est Denaix ; M. de Testa, qui a pour spécialité les questions étrangères ; U. le comte Grobinski, M. le comte Charles Gonestabile, ces deux derniers sont des ancie élèves du séminaire de Saint-Mesmin, fondé p l'évéque d'Orléans; M. Urbain Guérin.

(1) M. des HoQX a succédé à H. d'Yvoire qui s'est i tiré.

La cbroQique religieuse est faite par H ' Rigereau qui signe Jouiu ; M. Goste, aTOcat, les tribunaux; M. le docteur Jeanne), profe:

la faculté catholique de LiHe, traite les gu scientifiques. La revue des théâtres est Gérald, pseudonyme de M. d'Arlhac; M.

est chargé da bulletin financier.

Le secrétaire de la rédaction est M. C Grimont qui a été rédacteur au Peuple Fri à l'Ordre, à la Correspondance universelle.

Dait à fond son métier; le jour il n'est occuj son journal, dans la soirée il en parte, la an rêve, pour avoir le premier une nouvelle, i le tour de Paris à pied.

Les chroniques sont de mademoiselle A Coupey, qui a du talent, de mademoiselle G Bader; de mademoiselle de Gossole. Gel minin ne vant pas Bachaumont on Dan< c'est le côté faîble de la Défense.

M.Rigondeanafaitlescorrespondancesd'i de Vienne et de Berlin. M. le comte de Ghi gay a été un des collaborateurs de Mgr Dupai M. Duhoys, avocat au conseil d'État et à la c cassation, a donné k la Défense des article remarquables.

Ce journal démocratique — bourgeois — voltairieo — a dû sonsoecès àsa spécialité de manger du prêtre. M. Louis Jourdan était le champion chargé de lutter contre. le christianisme; avec un " pareil adversaire les cléricaux avaient beau jeu, le .plus faible des écrivains catholicpies étant comme instruction bien au-dessus de M. Jourdan, que ses lecteurs prenaient au sérieux. Mais selon le proverbe: Dans le pays des aveugles, les borgnes sont rois, il avait de nombreux admirateurs.

Depuis la mort de M. Havin, te Siècle s'est

relevé sons le rappoi

reaforcée. M. Gas(a{

misàpolitiqaer;il fa

de Paris. Gomme homme poiitiqae M. uastagnjr;

n'a pas coaquis une grande notoriété, mais il a

perdu beancoup de sa réputation littéraire.

M. Louis Jourdao est complètement oublié, ou ignore qu'il existe. Ce fait prouTe que les lecteurs dn Siècle oot changé ou sont plus instruits.

M. Edmond Texier est un écrivain spirituel. Sous ladirectiondeM.Havin.sa prosedansles colonnes du Siècle produisait l'effet d'une rose dans un champs d'orties.

M. Debridgesaécritdanslesjonmaox financiers.

Un jour il eut l'idée défaire un livre, il copia tout simplement un ouvrage de Frédéric ( sur le chevalier d'ËoQ. M. Jourdan signa ] qui parut chez Dentu. Sur ces en M. Gaillardet qui était aux États-Unis d( trentaine d'années revint en France, s'a] la supercherie et se plaignit ; M.Louis pour dégager sa responsabilité raconta dont s'égayèrent les journaux cooservate

M. le colonel Martin est chargé des < militaires; il aécrit des articles très-rema

sur la gnerre russo-turque de 1877, Les rédacteurs [politiques sont MM. Hector D Bigot, Michel, de ta Berge, Vilbort, Bai M. de Biéville (Uesooyers) fait la critique thi H- Oscar Commettant, la musique; M. Hi Lucas la revue littéraire ; le docteur Mary ] y traite les questions scieutiGques.

Un des collaborateurs du Siècle, M.

chargé de résumerlesdébats du conseil mn doit dans ses comptes rendus n'oublier nom. Il est obligé de citer tous les couseill ont parlé.Gette exigence s'explique naturell Oatre M. Castagnary, le Siècle compte pi de ses collaborateurs au conseil municipal,

Le gérant du journal est M. Jourde.

En quittant la rue du Croissant le Siècle s' dans ses meubles. Il est installé dans un i fique hôtel qu'il a fait construire rue Chau(

C'est le Figaro bonapartiste. Détesté par communards autant que le journal de M. de V messant, le Gaulois fut supprimé le 19 mars 18 Il put transporter ses presses à Versailles, o continua sa publication, an grand désespoir Raoul Riganlt. On essaya de prendre M. Tarbi l'attirant à Paris sons le prétexte de lui reme M. Dardenne de la Grangerie, alors prisonniei la Commune. Mais M. Tarbé, prévenu du 1 qu'on lui préparait, resta à Versailles, et M. D dennepnt s'échapper. En 1872, M. Thiers snsi:

lulois, mais M. Hq les plus distingué Dfl d'alors, mit soi rbé et le Gantois :

ivori da libérateor goût de M. Tarbé M. Thiers que p.

ient. On n'avait que DD avait on copit 1. Il a- passé deux o était le banquier de prison pour e rigeait un journal i

I Chef du Pouvoir

II la France, ce di e. Tait Taillite, sur' !urs féeries. Nous

noms de tous les politiques par M. ' rrait l'argenterie q

au palais de Versa aile Blavet est te

triboDal a coEdamné villégiature fcvcée à l

ta Situation, à ifatigable et un excellent confrère.

M. Valter est chargé des échos sons le pseudonyme de Domino. Ancien employé dans une maison de banque, M. Valter écrivit au Tintamarre, au Charivari, passa au Paris-Journal puis à la Gazette en 1876.

En 1871, pendant ta Commune, M. Tarbé lut dans le Salut Public de Lyon, quelques chroniqaes fort remarquables par le style et l'originalité. Ces articles étaient signés d'un pseudonyme. Le directeur du Gaulois envoya à Lyon M. Estor, secrétaire de ta rédaction, avec la mission de ramener à Versailles l'écrivain lyonnais. Quelques jours après, la Presse parisienne comptait un écrivain de plus, M. Emile Villemot arrivait au bureau du Gaulois. Il entra ensuite à VEclair, h V Evénement, kropinionnalionale et... au Gaulois. Nous n'avons pas la prétention d'avoir suivi pas à pas M. Villemot pendant les sept années écoulées entre son entrée et sa rentrée au journal de M. Tarbé. Nous n'avons signalé que les étapes principales.

M. Auguste Vitu ne traite que la politique. C'est

nn journaliste d'un rare talent. M. François Oswald est le plus ancien collaborateur du Gavr lois qu'il n'a jamais quitté ; il a le département des théâtres. M. Hippolyte Nazet fait les informations; M. Henri Gharlet — Pierre Ghiffard de son vrai nom — a écrit au Gaulois, est allé au Petit-Parisien et comme MM. Villemot et Nazet est rentré au bercail. Le rédacteur qui signe les tribunauxi Maître X..., est un jeune avocat» M. Davrillé des Essarts. VHomme qui lit, est M. J. Poignant, secrétaire particulier de M. Tarbé. Il s'occupe des livres. M. Billaut a pour sa part la Chambre. H s'acquitte bien de ce travail qui n'est pas toujours amusant.

Paul Roche, Parisine, sont des pseudonymes qui appartiennent au journal et dont se servent tous les collaborateurs.

tr.

Gréé sons Napoléon m après la snppression c

l'Univers, le Monde dut éviter les polémîqnes qi

avaient amenéla disparition du journal deM. Lou

Veuillot. A cette époque an journal quelconqt]

pouvait attaquer l'empereur, personne ne s'€

apercevait, mais s'il touchait à un ministre c

. même à un chef de bnreau, chacun était e

émoi. On avait osé critiquer cette fameuse admi

nistration que l'Europe nous enviait alors. Li

communiqués pleuvai^nt, les avertissements '

quelquefois les suppressions terminaient la luit

Mais les défauts de cette époque ont pris di

t ptns grande un développen nployés a été considérables; it on n'a vu tar Iget, et tons ce le rares excepi sainte. C'est toi

digressions ne !. M. Armand E

en fut jusqa Les rédacteur!

quille; MM. Le r, de Maumign

journaux cath< on appelle le i )onnés et se yi . Ils ne s'adn penseurs ou n lisent pas. Ce is radicales peu ossibles sur V rs croient tout angilé. Du res

catholiques que ion solide et ^ np.

décela quel'ti Ce serait «ne icoapd'établisse ■ les achète, c'e iDt. Leurs corr bien faites ; oq i ; hommes codq:

dODt ils parlei nanière de voir s le talent toujoi

Depuis 1873 ce jonrnal appartient à M. t Détrousse (1) le célèbre entrepreneur de tr publics. M. Debroussû ayait fondé en If Courrier de France qui avait pour rédacli chef M. Robert Mitchell.Lorsqu'il acheta laJ le Courrier de France disparut. M. le vicOE la Guéronnière fat nommé co-rédacteur er avec M. Mitchell, qui finit par rester sei dernier céda la place à M: Marins Topin,

(1) M. Debronsse est mort an mois d'août 1678.

son tour passa la main à M

M. Massicaail; actuellement

qui, sans en avoir le titre, exerce les lonctions ae

rédactenr en chef.

On comprend que ces brusques changements de rédacteurs avaient pour cause une modification dans la ligne politique du journal. Après avoir soutenu M. Tbiers, là monarchie, la république modérée et la république plus accentuée, la Presse a dû nécessairement perdre de son influence en même temps que des abonnés. Aussi aucun journal de Paris ne la cite, on ne sait point si ce qu'elle défend aujourd'hui elle ne le combattra pas demain.

La Presse a des rédacteurs de talent mais peu de lecteurs. Il est difficile de lutter contre l'indifférence du public. Le rédacteur principal, M. Gnibert, a écrit à la Vogué parisienne, à l'Assemblée nationale de 1871 sous la direction de MU. Rapetti et de Saint-Chéroa, au Soir alors réactionnaire, au Paris- Journal. Les collaborateurs de M. Guibert sont MM. Le Roy, Léon Guillet écrivains politiques très-remarquables M. de Villebichot, qui est toujours de mauvaise humeur ; M. Jules Claretie fait le feuilleton théâtral; M.Kerstle feuilleton

musical et M. Louis Figaier la revue scieatil on voit par ce résumé rapide qae la Presse rédaction composée. d*liommes de talent.

M. de Villebicbot tons sont connus. H. H Debrousse le directeur .politique actuel a 4e! lités nécessaires pour remettre h flot le je et lui faire prendre une place importante les organes républicains.

Nous avons oublié de citer M. Lanrent-Lapj mi les collaborateurs de la PresseM. Lanrenta été gérant du Courrier du Dimanche, signa articles dont il pétait po^nt l'auteur. Il a é' crétaire de la rédaction de la Semaine univer direction de M. de Schryver ; de VUniversel, par M. F. Uucuingetc. 11 connaît la mise en d'un journal.

Lorsqu'il entra à la Semaine Universelle, imprimer du papier à en tête; après avoir pr démeut réflécbi derrière son lorgnon, M.

envoya un modèle à l'imprimeur, revit la i en épreuves et fut très-satisfait quand le paj lettres lai revint portant au coin supérieii gaucbe le boniment suivant :

LA SEMAINE i

JODRNALHE

paraiuant tout AbonnsmeuH

Lanrent-Lapp apprenait aox popalations joarnal hebdomadaire parait tontes les

La République Française. •— La Petite République Française.

Chacun des partis qui se disputent le pouvoir en ' France a un organe officieux ou officiel, comme ^ on voudra. Cependant le parti républicain dans son ensemble, n'a pas de journal où se trouve résumée la ligne politique à suivre dans telle ou telle occasion. Les légitimistes ont VUnion^ les bonapartistes r Ordre. Mais la République Française n'est que l'organe d'un groupe, et les lecteurs de la Lanterne ne croient pas au républicanisme de M. Gambetta, qui a lui-même critiqué assez vertement dans son journal les républicains des Débats, qu'il traite de réactionnaires.

La République Française est un journal très-

soigné, bien renseigné,

ditqne M. Gambettaabeaucoap étudié depuis 1871: nous le croyons sans peine. Il y a fongtemps qn'il serait oublié, mis de côté s'il ne s'était pas appliqué à l'étude des questions politiques et économiques. De temps en temps la Répvhîiqw Française lance une boutade à l'adresse des anciens partis. On retrouve dans ces articles spéciaux des mots qui détonnent, des grossièretés même, qui ne sont point de mise, mais c'est une concession que l'on Tait anx passionnés du parti qni iraient à la Lanterne oukli Marseillaise r'As ne se délectaient point quelquefois dans des articles injurieni. Cette réserve faite, nous devons dire que la Répur blique Française est un véritable organe de parti, si le parti républicain pouvait s'assouplir à une discipline quelconque, comme le groupe qui obéil à M. Gambetla.

M. E. Spuller connaît très-bien les questions étrangères, MM. Gballemel-Lacoar, Gustare Isambert s'occupent de la politique intérieure. Le premier a été préfet de Rbdne après le quatre septembre; le second a débuté avec M. Vermorel à la Jeune France, il a écrit au Courrier du Dinumche, au Temps. Il a publié cbez Lemerre

le Aîssé avec une

loète de grand talent que la politique a perdu. Il est chargé de la rertie littéraire ; M. Philippe Burty traite les questions artistiques ; ifl. Paul Bert, la science. Malgré sa haute valeur scientifique, M. Bert est un esprit étroit et intolérant. Vers le mois de janvier 1878, quelques étudiants voulurent organiser nu cercle. Les statuts furent rédigés et un des articles disait que toute discnssiou politique ou religieuse serait interdite. M. Paul Bert adressa aux étudiants républicains une lettre où il leur recommandait de ue point recevoir, comme membres du cercle, - les étudiants qui suivraient les cours de l'Université atholiqne. Si un gaillard de cette force avait jamais nue guillotine à sa disposition, ses adversaires politiques passeraient quelques mauvais moments.

Citons encore parmi les collaborateurs de la R^blique française, MM. Larochette, Gros, Jung, Gourgaud.

Les vieilles barbes de 1818 n'aiment pas beaucoup les jacobins du journal de M. Gambetta. Un de ceux qui occupèrent un poste à l'époque où

— IW —

M. Garnier-Pagés gouvernait ia Fi l'Empire, rédacteur du Siècle et.

Bien Public. Un jour, parlant de '.

de son entourage, ce républicain de vieille date, mais modéré, dit que si jamais l'empire en France était restauré, ii trouverait ses plus solides et ses plus dévoués fonctionnaires à la République française. Les jacobins de la première République s'étaient des premiers ralliés à Napoléon ; si une troisième restauration impériale avait lieu, les jacobins de la troisième République n'hésiteraient pas et suivraient l'esemple de leurs ancêtres politiques. Telle est l'opinion du parti républicaÎD modéré et des radicaux sur les écrivains de la Réfubliqtie française.

Les feuilles â un sou sont à la mode. La Petiu République françaises été créée sous le patronage de M. Gambetta. Cette création donna lieu à un procès que 0t M. Puthod, un des actionnaires de la grande feuille, à la direction du journal. Comme dans tous les procès de ce genre, les autres organes politiques amusèrent leurs abonnés aux dépens des plaideurs.

Le rédacteur en chef de la Petite République est M. Cbarles Quentin.

nr-

Le National.

Qaand le National fut fondé en 1868, grâce à Pappui du Crédit fonciei , il eut pour directeur M. Ildefonse Rousset qui s'occupait au Siècle des affaires financières. Il fallait chercher un public pour le nouvel organe, on trouva tout simple de chercher à prendre en totalité ou en partie celui du Siècle; pour cela -^ on enleva à ce journal ses meilleures plumes.

M. Emile de la Bédollière, M. Taxile Delord, M. Edmond Texier suivirent M. Rousset. La combinaison réussit, le National eut bientôt des abon-

Dés etielirage daS< set, mort bnisqaemi

de 1878, était un polémiste passionné, manqaaDt de talent et d'esprit mais aimant à écrire quotidiennement de cinq à huit colonnes du National. Il était toujours parti en guerre, ses collaborateurs ne pouTaient placer leur copie à cause de leur encombrant directeur, qui signait aussi du pseudonyme de H. d'Octeville. M. Rousset a été remplacé par M. Hector Pessard, directeur de la presse à l'Intérieur.

L'entrée de M. Pessard a amené quelques changements dans la direction. MM. Boudoin, P Stewart et AyraudDegeorgesontpartis.Dans qui sont restés plusieurs seront encore rempl;

Lebulletis politique estfaitpar M. Albert B sel qui signe Tony Aymard;M. Louis Jeziersli chargé des questions militaires et étrange M. Emile de la Bédollière rédige la chronique risienne; M. Edmond' Teiier, la semaine sienne, Choses et autres, qu'il signe baron & et.Ies portraits-cartes parlementaires qui ont e succès si grand.Il signe ces portraits du pse nymedeKel-Kun.

M. Armand Landriu fait les lettres de Vers:

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