‹ Les boutiques d'espritChapitre 7 sur 17 · I.e-Tottatre · texte numérisé non relu

I.e-Tottatre

Uq des deroiers venus dans la presse c dienae. Lorsque le 30 juin 1878 JM. Méuier la publication du Bien public, il passa sa clii d'abonnés au Voltaire. M. Anrélien Scholl i VÉvêmment pQur prendre la direction de la ( nouTelle. La plupart des collaboratears àelt goier le suivirent: MM. Etiévant, Dehaut, C Robin M. A-.Pothey est chargé des tribu M. Yves Guyot est le seul rédacteurdufiien 1 qui soit «ntré au Voltaire.

U. Arthur Heulhart est chargé de la mm

Il est l'antei lesquels DOQs

Frimousse est le pseudonyme de M. Raoul Toché qui fait le courrier des théâtres.

M. Marpon, le libraire des galeries de l'Odéon est copropriétaire et administrateur du Voltaire.

Quand M. Scholl passa de l'Événement au Voltaire, il était lié à M. Magnier par an traité, de sorte qu'il dut écrire dans deux journaux ayant la même politique, s'adressant au même public, par conséquent se faisant une concurrence acharnée. Les lecteurs qui voulaient quitter VEvênement^^ pour le Voltaire, attirés par M. Scholl, étaient retenus au journal de M. Magnier par le même écrivain.

La Marselllalge

Le titre de ce Journal indique ses opinions p tiques et religieuses. Il combat avec la mi âpreté les républicains modérés, les opportunii elles monarchistes.

Ses rédacteurs sont: M. Henri Maret, d l'élection comme conseiller municipal du quar des Epinettes a fait tant de brait. Il a battu le [ tégé de M. Gambetta. M. E. Lepelletier anc rédacteur du Rappel; M. Emile Richard; M. B dier; M. Gabriel Guillemot, qui rédige l'art

[r titre la

ie l'ensei)

;ipal.M. h

:s de la Marseillaise. Les représentaDts

priété de ce jouroal soat MM. Simond

s longtemps ont créé la spécialité de

d'administrer des feuilles radicales.

ien de la Valette et rélette 8*est occupé d'afïUaborateurs sont peu at de quelques amis, de beaucoup le moins iservateurs.

Le Messager de Paris.

C'est le seul jonrnal financier quotidien, la direction de M. Eugène Rolland , il acquis grande autorité. Le successeur de M. Roll comme rédacteur en chef, M. Moireau, a su n tenir la situation acquise. Nous avons pari M. Moireau dans l'article consacré à l'fisio II a quitté ce dernier journal pour se cons entièrement au Messager de Parts , deyei propriété de M. Edouard Hervé, après la de son beau-père, M. Rolland.

L'ancien directeur du Messager appartec

nae sDCienne fan

cétres, Rolland, était intendant de la santé avec le chevalier Rose , lors de la peste de Marseille en 1720. Il montra le plus grand conrage, ainsi qne son coUégae dans cette anoée terrible où s'immortalisa Belzunce. On conserve religieusement dans la famille une médaille offerte anx citoyens qui s'étaient distingués par leur sangfroid et leur courage pendant l'épidémie. Une de ces médailles fut décernée à l'intendant Rolland; M. Eugène Rolland la possédait, elle est actuellement aux mains de sa fille, madame Édonard Herré.

M. Moireau a'' pour collaborateurs M. Henri Daquiès, qui est en marne temps directeur de la Finance, M. Dacosta, et M. Eugène Tassin. qui est chargé des théâtres.

Paris-Capftale.

* Fondé par M. Cunéo d'Ornano, député de la

Ghareate. M. d'Ornano a été an Courrier de

France, à la Presse. II passa de ce jonrnal an

Charentais, h Angouléme, créa lui-même une

feuille, le Suffrage universel des Deux-Charentes,

■fnt élu député comme bonapartiste.

^ Paris-Capitale parut d'abord quotidiennement.

M. d'Ornano, M. Robert Mitchell et M. Er-

réoUe, qui étaient- ses principam collabora-

politiques, M. Jules de Gastyae rédigeait les

. Le véritable nom de M. de Gastyue est

BeDOJt. Il signe également da pseadonyme inry. Il a été au Paris-Journal, kîaGazette, in-Jaune, h la Gazette des Étrangers.

mis qu'il ne parait qu'une fois par semaine, -Capitale a pour rédacteurs MM. Ulysse Pic ret-Laricfae. M. Ulysse Pic est un journaliste t et passionné. Instruit, connaissant toutes lesses de la profession, il attaque toujours, ique coup porte. Il a réuni en un volume les •s Gauloises qui , lorsqu'elles virent le jour l'Empire, excitèrent non-seulement une cai bien naturelle , mais soulevèrent des s. Le pseudonyme d'Adam Lux appartient à

ris-Capitale doit reprendre sa publication iienne. C'est pour cette raison que nous is placé parmi les grands journaux.

Gazette des Étrangers.

Dirigée vers la fin de l'Empire par M. HeE Pêne, la Gazette des Étrangers, après one é( assez longue, reparut en 1871 sous la dire de M.Eugène Tarbé. EI!e passa aux mail M. Edmond Tarbé , directeur du Gaulois , q céda à son frère. Celui-ci la passa à M. A d'Aunay , qui raccourcit le titre et l'a] la Gazette. Ce dernier journal ne vécut que de temps. En quittant la rédaction du 1 M. d'Aunay fit reparaître la Gazette des É> gers et la vendit ensuite à rimprimeur Bloi

stein. M. Jules de Gastyne en fut rédacteur en chef. M. d'Aunay le remplaça , secondé par M. Henri Demesse. La rédaction actuelle se compose de M. Serres, rédacteur en chef, M. Beaurepaire, secrétaire de la rédaction, M. Henri Buguet est chargé des théâtres.

L'administrateur est M. Lepelletier, gui a été en cette qualité au Gaulois et dans plusieurs autres journaux importants.

La Gazette des Étrangers^ ainsi que l'indique son titre , sert de guide dans Paris , donne le programme quotidien des spectacles, etc.

Le Mémorial Diplomatique.

Parmi les journaux politiques hebdomadaj le seul qui possède une autorité véritable, qui souvent cité par ses confrères quotidiens, c'e Mémorial Diplomatique.

Cet organe a pour directeur M. Edouard mon. Le principal collaborateur de M. Simoi M. Vigneau, un écrivain connaissant à fond 1; litigae étrangère.

Les correspondants du ifëmonol sont nomb et à même d*étre bien informés. Leurs lettres insérées entièrement, quoique souvent elles :

ferment des appréciations contraires à la ligne politique du jonmaL Ainsi dans la guerre turcorosse, le Mémorial a défendu la Turquie; son correspondant russe de [Saint-Pétersbourg a pu cependant voir ses considérants sur les Turcs, naturellement très-défavorables à ceux-ci, imprimés tout au long.

Le Mémorial Diplotnatique combat la politique d'aventures et défend surtout les traités. Il a sontenu le ministère Beaconsfleld tant qu'il s'est appuyé sur le traité de 1856 pour combattre les empiétements de la Russie; il l'a abandonné lors^ qu'il a comme les Russes pris sa part des dépouilles du mort.

M. de Maufras, sous-directeur aux affaires étrangères, écrit des variétés au Mémorial Diplomatique.

Le secrétaire de la rédaction du journal est M. Boute t.

ZjC Petit Joarnal.

Le plas grand succès de la presse à no sov tirage dépasse qd demi-million d'exemplaire!

Petit Journal foaàépir M. Polydore Millauc partieat à une société composée de MM. Gibia Girardin et Jeoty. Le gérant est M. D. Gassigi qni reçoit les romans.

M. Henri EscofiSer est rédacteur en chef. '.

aimé de ses collaborateurs et plus d'un débi dans le journalisme lui a dû de pouvoir place premières lignes, et mieux encore, de passeï caisse. M. Ëscoflier est un romancier de talen

a publié qaelq

très-remarqaables par le style et par rinveatioD. Son premier volume paru chez Dentu est signé da pseudonyme de Sérignan . M. Stenne est secrétaire de la rédaction. Auteur d'un roman Perle fort intéressant. M. Dalsème jeune fait Versailles; M. Dalsème aîné, les tribunaux. Ce dernier a publié le Siège de Bitche, récit détaillé de la défense de cette forteresse. M. Godineaa est chargé de la petite correspondance; M. Jules Glaretie fait les premières représentations et M. Emile Abraham les théâtres. M. Harc Constantin est AuPetit Journal presque depuis sa fondation. Auteur de petites pièces représentées avec succès.

Citons parmi les collaborateurs volants de H. Ëscoffier, MM. A. Eubly, Golasmith, le plus infatigable des reporters ; Bloch, qui a fait les informations à la Liberté ; Klein, qu'un procès avec H. Alphonse Daudet a mis un instant eu relief; Roux.

Le pseudonyme de Thomas Grimm appartient au journal. Mais c'est M. Ëscoffier qui s'en sert le plus souvent ; il écrit les trois quarts des articles signés Thomas Grimm.

A cdté du Petit Journal est le Journal Illustré,

fondé également par M. Polydore Millaad de cette feuille est très-important. Son en cher est M. Léon Kerst, qui est cli Presse du fenillelon musical ; M. Arisi fait la chronique hebâomadaire ; M. Gh:

cours, les théâtres. M. Alfred Barbo des collaborateurs les plus réguliers d Illustré.

Aristide Roger est le pseudonyme docteur Bengade.

Le Petit Caporal.

Ce Journal de l'appel au peuple est très son premier numéro il a trouvé un pub reste de tous les partis politiques, les bo listes seuls n'avaient point de feuilles à un

M. Perron, ancien directeur da Màniteu, sous l'empire, fondateur de Vlnternatio Londres a été le premier rédacteur en < Petit Caporal. La rédaction du journal se ci aujourd'hui de M. Robert Mitchell, dépu Gironde; M. Jules Amigues, député inva Cambrai ; M. Lucius Lavier, secrétaire d'

daction ; M. Maurice JoUivet, qui a rédigé en province avec succès plusieurs journaux impérialistes ; M. 6. Lyna.

Le pseudonyme D. Mocrate dissimule la personnalité de plusieurs notabilités du parti bonapartiste; les articles signés D. H. Bonnaire ont pour auteur M. Robert Mitcbell.

La France Nom e

Joarnal appartenant à la société Palm Cbantre) en est le rédacteur en chef.

ScrivaiD de talent qai a été collaboraleu RIO» et du Monde, il a écrit aussi dans rier dti Pas-de-Calais, k Arras. M. Cha propriétaire d'an journal hebdomadair lique.

Les autres rédacteurs de la France sont : M. Léonce Roumain de la Ballay rédacteur de l'Ordre de la Mayenne, du A^ Eure-et-Loir, du Progrès National à du Monde ; M. E. Charles ancien rédacl

tevue du Nor

catholique, ( jues, du Mois : M. Paol Ghai \tbert Hans. 1 entrale et a pi armés des ai très iûtéressj

para chez De mdant la corn ur ea chef du 'ronce Nouve le, mais elle

m. Les œuvres d'imaginations sont- un nds éléments de succès des journaux à un algré leur talent, les écrivains politiques rent, réduits à leurs propres forces, attirer 1 masse des lecteurs.

Iriende Riancey a été rédacteur en chef dece Nouvelle, il a quitté cette situation pour laos Tadministatiou en qualité de sous-

— M. Chantre! a quitté la rédaction de la Nouvelle; il a été remplacé parM. Adlen

f Fondé poar sootenir la politique da 16 mai, il i eut pour directeur M. Alphonse Mîllaud, ancien ferdirecteur du Petit Journal et pour rédacteur en r chef M. Alfred d'Aunay. Le secrétaire de la rédac- Hion était M. Ahel d'Avrecourt, unbihliophiledistingué, qui avait fondé sur la un de l'empire, la ' J/owDcHc Revue de Poche et la Revue rétrospective, recueils intéressants et devenus assez rares. kU. d'Avrecourt a été rédacteur en chef d'un joue- ^nal conservateur à Blois, rédacteur an Paris-Journal, etc.

M. Gustave Cane a fait les icformatiopa. G'e^t

un journaliste connaissant bien son métier. Il a fondé le Dimanche-Programme et le Carillon, avec M. Louis Lambert, il a écrit au Vives, à la Gazetu des Étrangers, à la Mosatqtie, à V Italie ; a publié plusieurs œuvres traduites de l'italien et de l'aoglais» et beaucoup de nouvelles et de variétés dans différents journaux.

M. Raoul Toché, chargé des théâtres, a déjàrempli la même fonction à la Gazette, à la Gazette des Étrangers, etc. Il signe des pseudonymes Raoo Tavel et Robert Triel (1).

M. Salvador Bernard fait les tribunaux et M. Didier, un jeune journaliste lyonnais, les faits divers.

Après les élections du 14 octobre, le Nouvem Journal modifia sa politique et devint républicain. Au mois de février 1878 M. Pascal Duprat en devint le directeur politique, M. d'Aunay quitt la rédaction en chef, tout en restant collaborâtes M. d'Avrecourt donna sa démission et fut remplai par M. Cane. M. Georges Jauret, ancien rédactei de la Presse succéda à M. d'Aunay et M. Mondutaigny à M. Cane.

(1) M. Toché est passé au Voltaire,

ho Petit Parisien.

Ce joarsal à nD'soa a étéfODdépar M.Hi le concessionnaire de la plupart des ligi tramways parisiens. C'était sous le mi taies Simon — avant te 16 mai. -^ Il y ei finilaences pour la rédaction en chef. M. S Hors rédacteur du XIX" Siècle, l'empoi M. Hector Pessard, ancien directeur de la pns le premier ministère de M. de Marcèn I Mais M. Pessard arriva malgré tous les ob k le Petit Parisien sur lequel ces luttes int ratent attiré l'attention du public prit uni

place dans les petits journaux. Il faut dire que le savoir-feire de M. Pessard fut pour beaucoup dans ce succès. M. Harding ayant vendu le jonroaii M. Pessard se retira et M. Gustave Eyriès pntb place de rédacteur en chef.

M. Eyriès est correspondant du Sémaphore^ Marseille. U a fourni des informations parlementaires à la Patrie^ au Moniteur universel] ili rempli la fonction de secrétaire de la rédaction de. la Petite Presse et de VÉcho Universel^ — direo tion Savary. — ir dirige une publication illustrées fort intéressante» les Châteaux de France.

Les collaborateurs de M. Eyriès sont : M. Cli Flor O'Squar, secrétaire de la rédaction. M. Flof signe des pseudonymes de Gavrinih et Henriot M. Fred. Hadlander signe Balsamo ; M. Labadie» de Lormier. M. Labadie fait des buUêtms politique^ très-remarquables. M. Alexandre Potfaey est charge des beaux-arts, des tribunaux. C'est un aqua-forn tiste de grand talent et un écrivain de valeur, n I été au Gaulois^ au XW Siècle^ à la Presse.

Le bulletin des théâtres a deux rédacteur^ MM. Renoir et Mons. M. Guy de Binos a longtemps les échos ; il avait remplacé M. Flori Pharaon, qui s'était retiré à cause d'une at

dirigée contre M. Clément Duvernois, taire de la rédactioD avait glissée Ai M. Pharaon, ami de M. DuTemois, s

M. Henri Charlet, — de son vrai Giffard — a rédigé la chronique p journal deM. Eyriës. M. Mons signe jart. Un des rédactenrs du Petit M. Néromont, capitaine en retraite.

Le successeur de M. Harding coq taire du Petit Parisim est pour le m nuault, mais ce dernier n'est que le M. Paul Dalioz, propriétaire effectif.

N. B. — La rédaction du Petit P modifiée, ou plutôt on a diminué le rédacteurs.

La Lanterne.

Petit jouroal à nn son fondé par un U. Mayer. Avec le flair particulier à c race , M. Mayer a compris que le sac feuille à cinq centimes était da côté di tiqae radicale. Aussi a-t-il pris le titre di créé par M. Henri Rochefort vers la Ûu pire.

Gomme affaire industrielle, la Lanten pas le Petit JourTial ; mais enfin elle mai re!

M.Ducretestsec longtemps au Pan

des roDseigDemeiits. Physiquement, il essaji antant qu'il peut d'imiter M. Henry de Pêne.

M. Georges Sautoo fait les écbos. 11 démêlés avec les jonrnaox bonapartistes questions personnelles.

H. Georges Puissant s'occupe âes triï a écrit dans la Rue de Jules Vallès. 11 es d'un article qui eut un certain succès parut dans la Rue : Les Écreotsses du guste.

M. SpoU est aussi un des rédacteurs de laLa*terne. Il écrit depuis longtemps dans les jouraauii avancés, mais il n'a jamais occupé un rangbial élevé dans le monde des journalistes. C'est nu nébuleuse qu'on ne peut découvrir qu'à l'aiil»! d'un télescope puissant. M. Spoll , dont le lérilable nom est Accoyer, a été employé des postes. Il admire M. Jules Lermina; cette admiratifffl donne la mesure de la hauteur de ses vues eD litlérature. Il a travaillé qjielque temps aux gaidtt Jeanne, pGbliés par la maiso» Hachette.

M. Ollivier s'occupe des informations et va rfr gulièrement au palais du Luxembourg chercbef

le compte-reodu des séan cipal. C'est un' tout jeuoe très-obligeant.

Les faits divers sont reci par M. DegraTJer, qui a tt Public, direction Ménier.

M. Adrien Duvand, anciei Petit-Lyonnais, a été réd Lanterne'; mais à Paris, il inaperça, il est retourné i premiers succès.

Le Charivari.

Le grand snccès de ce journa dessins.La revue comique delasea est surtout très-coarue. Le céîébn aussi des dessins an Monde Illusti Illustré. Quoique datant de loin d ne baisse point, son. esprit se r cesse ; rien ne lui échappe des cfr la politique ou de l'orgaDisation soi la Commune, de sinistre mémo M. Cham devrait, dans son intérêt^ Il a exercé sa verve aux dépens des

c'est un crime qae les 1871 ne lai pardonne nom M. Gham est le &

M. Pierre Véron est rivari. 11 est égalemtiui uinjcieur au jounmi Amusant; il fait ane chronique hebdomadaire il la Petite Presse et une chronique deux '"■« f"'' mois au Monde Illustré. Ses collahoratea M. Jules Moineaux, qui rédige la revue i des tribunaux, très>gai et très-spirituel ; Parfait a pris la spécialité des miracles, il la religion autant qu'il peut ; M. Louis L tout à fait mondain et quelquefois trè M. Alfred Bougeart fait de la politique Ir dante.

La revue financièreapourrédacteurM.

qui signe Castorine.

LES GRANDES LlBRAïaiËS

Bien des siècles ayant .l'iuventi meriç, les librairies existaient. Ces étaient le rendez-vous des flâneon da temps. À Athènes et à Rome tes saient d'une grande considération.

les moines seuls s'occupèrent d'éeri des livres. Lorsque l'imprimerie si libraires reparurent et formèrent à poration puissante, dont tous les valent avoir leurs établissements d de l'Université.

Barbin, le libraire du Palais, jouissait d'ane grande notoriété. Dans le Lutrin, Boilean représente ses héros se lançant à la tête des in-folios publiés par Barbin. Les avocats, les procureurs, les gens de lettres, les membres du Parlement, causaient dans la grand'salle du yolume nouveau, et les plaideurs les plus endurcis s'arrêtaient devant l'étalage du libraire en vogue.

De nos jours, le nombre des lecteurs s'est accru, il y a plus de libraires et plus d'écrivains, la production est énorme, les éditeurs parisiens jettent quotidiennement des centaines de volumes dans la circulation, et tout s'achète, depuis le modeste in-12, à vingt sous, jusqu'à l'in-folio, qui coûte quelquefois plusieurs milliers de francs.

Mame, Hachette, Firmin-Didot, Lemerre, Dentu, Lecoffre, Palmé, Didier, Michel Lévy, Charpentier, Douniol, Pion et beaucoup d'autres libraires peuvent lutter avec leurs confrères allemands. Chacune de ces maisons a un public nombreux,' et tel ouvrage qui se vendra chez Hachette restera en magasin chez un autre éditeur.

Les librairies parisiennes ont leurs fournisseurs attitrés, non point que le même auteur ne puisse se faire publier par l'éditeur qu'il préfère', mais

m livre de ta plus pure orthodoxie ca ;era toujours mieux placé chez M. Palmé ( A . Dentu. Dans le roman même, telle œuvr gination aura un succès chez un libraire aura point chez un autre.

Chaque grand éditeur est donc le céni groupe de liilérateurs ou d'acheteurs. C aiers ont naturellement leurs préférencf plus mauvais écrivain a ses partisans. Une menade dans les librairies de Paris est, croyons, attrayante, et dans l'étude qu leur consacrons, nous ferons défiler s yeux du lecteur les habitués de ces et:

ments. Naturellement, nous n'entendons nétrer dans les questions matérielles, les ne nous regardent point ; mais en deho; côté des chiffres, il y a les hommes i œuvres .

Dans toutes les librairies, on rencontr seulement les auteurs, mais les écrivains i de la bibliographie dans les journaux. :

rares exceptions, ces critiques ne sont pas, ; de vue intellectuel, ce qu'il y a de .plus for les journalistes. Quelques-uns écrivent da fimes feuilles de chou de Paris ou des d

laeDU, et comme leur pras< ont pour eux les ouvrages di

Ce Ta-et-Tieut de littérateurs excite la curiosité dé beaucoup de lecteurs qui, tout ea choisissaai des livres sur les étalages, écouteot les causeors et, quand ils eutendeut pronoucer le nom d'na romaucier eu vogue ou d'un écrivain jouissant d'oee certaine notoriété, ne sont fâchés de voir celai dont les récits les ont intéressés.

FIRMIN DXDOT.

La célébrité de la famille Didot date déj; longtemps ; les directeurs actuels de la librs FirmiQ-DidotOQtdésancétresillastres.Leprei François Didot, qui naquit dans ta dernière ai du dix-septième siècle, fit baraitre VHistoire Voyages de Tabbé Prévost ; son fils Ambre publia des livres magnifiques fort recbercbés amateurs ; le frère d'Ambroise fonda la papet d'Essonnes et édita luxueusement beaucoup d vrages. Le fils aîné d'Ambroise. Pierre, eut presses placées au Louvre comme récompf

nationale ; le second

fondit des caractères d'imprimerie dont la beauté n'a pas été dépassée. Firmin fat député sous la Restauration. 11 eut pour successeurs ses deux ; fils, Ambroise>Firmiu et Hyacinthe, qui maintin- ; rent la réputation de cette maison qui n'a point ' périclité depuis plus d'un siècle et demi malgré les discordes civiles, les guerres étrangères, les changements de gouvernements. Une succursale même a été établie à Leipsig, centre du commerce delà librairie allemande.

La maison Didot est aujourd'hui installée rue Jacob, près de la rue des Saints-Pères. C'est un ancien immeuble où, du rez-de-chaussée aux combles, sont entassés des livres; en bordure sur des cou- , loirs, sont des cabinets étroits, servant de bureaux ■ de rédaction. Le moindre coin a été utilisé et, derrière des vitraux, ont voit travailler des em- ' ptoyés ; des portes entr'ouveries s'échappent des bruits de voix.

Une vaste pièce, qui est une ancienne cour recouverte d'un toit en verre, est bordée de bureaux en chêne. D'un côté sont les employés qui reçoivent les abonnements des journaux publiés par MM. Didot. C'est la Mode illustrée, le Moitié de

musique, la Chasse illustrée. La Mo< pour directrice madame Erameline'P dirige également la Bibliothèque i famille, colIectJOQ qui compte déji nombre de volumes.

Le rédacteur en chef de la Chasse Bellecroix, un écrivain de talent, véritable artiste. Avant lui, son po occupé par M. Emile Chevalier, qui a I voyages, aux États-Unis et au Canada nombreux romans sous le titre de l'Amérique du Nord et Légendes de li

Il a écrit au Courrier des États-Un nationale, etc. Les collaborateurs i M. Bellecroix sont : M. de la Rue, Blanchère, auteur d'ouvrages intérei poissons; M. Honoré Pinel ; M. le Cherville; M. Florian Pharaon.

M. Alfred Didot signe la Chasse qualité de gérant.

Le Maître de Musique s'adresse, litre l'indique, à ceux qui étudient 1' de jouer d'un instrument sans ennu leurs. Le Monde musical a pour aboi t«urs et les pianistes.

Une Mtpe fiibUoatien univoFseltemi^t comme, quoique ne touchant ni à la Musique, ni.iila lit- ^térature est l'Almanach des ëOO^OOO adresses, pitts GOUQu sous 4e uom de Bottiu. Aiais à côté de ce répertoire de villes, de ooutpées, de noms propres, destiné seulement au commerce, paraissent des dictionnaires qui, tenus au courant du mouvement littéraire ou scientifi(][ue, sontjl^ véritables encyclopédies rédigées par les hommes les plus compétents. .

C'est le Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture, publié d'abord sous la direction de M. W. Dukett, dont les d^nières éditions, considérablement augmentées, ont été' revpes par M. Louisy. La Nouvelle Biographie générale a sur les autres publications du même genre l'avantage de donner la biographie des hommes du jour.

M. le docteur Hœfer a mené à bien ce grand travail, qui forme quarante-six volumes. Chaque article est signé, et l'auteur donne sur le personnage dont il résume la vie une notice bibliographique qui permet au lecteur de se reporter aux ouvrages dont l'écrivain s'est servi pour son travail.

M. Fétis, directeur du Conservatoire de

Broxeltes, est l'aotear de la Biographie cims. Citons encore VEMyclopédie moà la direction de M. Léon Réj^nier; l'En d'histoire naturelle, par M. le doctei pais nne foole de dictionnaires anglai chinois, japonais, latins, grecs, etc.

à eenx qu'int^essent les langaes étranj

Les dictioncaires de la langne françi également nombreux. C'est dans la mais Didot qne s'imprime le Dictionnaire é mie, à h confection duqnel ont travaillt Joobert, Constant Amero et Victor Cbai

L'Univers pittoresque forme une col soixante^ept Tolnmes ornés de gravui sentant les sites, les monoments, les ol:

les costnmes. Gbagoe contrée a son bist naissant la langne, les usages des popul l'habitent.

Les nombreux ouvrages dont nous ' citer les titres ne Tieillissent point; pi sont modiflés, améliorés, selon les exig téraires on scientiûques dn jonr. Si, dai pen connu, on fait de nouvelles décon un État subit des 'changements de froi nne province devient on État indépen

modifications soDtapportées an texte; lecteur est ainsi toujours tenn au coni

La collection des Mémoires et Con compte un assez grand nombre d M. Barrière a rédigé les notes et not biiothéqne de Mémoifes relatifs à France pendant le dix-huitième sié moires sar la Révolution française avec des notes par M. de Leseure.

Les travaux des savants qae le gi envoie en mission dans différentes i publiés par la librairie Didot ; tous ces ouvrages ont ane grande valeur, et quelques-uns sont de véritables merveilles. Les monuments anciens de la Perse, de l'Arménie, de l'Assyrie, de l'Egypte, sont reproduits avec une fidélité scrupuleuse ; les palais des rois de Ninive, les gigantesques taureaux ailés, les temples de l'antique cité assyrienne défilent sous les yeux; les ruines de Persépolis, celles des villes de l'Asie Mineure, de la Macédoine, de la Grèce, ont été l'objet d'études sérieuses, et les nombreuses planches qui conpplètenl le texte des ouvrages de MM. Ch. Texier, Léon de Laborde, Ph. Le Bas, Guillaume, George Perrot, etc., sont des chefs-d'œuvre.

MM. Didot seais peuvent éditer de pare vrages.

Sous la direction da comité des travaux riques et des sociétés savantes, et pubi ordre du ministre de Tinstruction publique le Dictionnaire topographiqite de la.Frat Répertoire archéologique de la France est dans les mêmes conditions que le Dictioi

Les Documents inédits de l'Histoire de sont divisés en trois séries : la premier* comprend VHistoire politique, elle se com[ mémoires individuels, d'archives municipa chroniques, de cartulaires d'abbayes et de drales. La deuxième série a trait aux belleS' et la troisième à l'archéologie. Ceux de c ciens documents qui ont été écrits' en lati traduits en français.

Le titre de libraires de l'Instilut que pos Mm. Didot les fait naturellement les édite cet illustre corps dont ils publient tous li vaux: l'Académie française, nous l'avons imprime son dictionnaire : l'Académie des I arts a également son dictionnaire; puis il mémoires des Académies des inscriptions et Lettres, des Sciences, des Sciences morales

litiqaes, qni forment des i

et les mémoires de l'iDstitnt publiés avant 1816.

La quantité et l'importance des ouvrages publiés par la librairie Didot ont fait que tout ce qui porte ait nom célèbre on même n'ayant qu'une modeste notoriété dans les lettres et dans les arts a travaillé pour cette maison. Ghacnn a apporté son contingent d'intelligence dans ces encyclopédies, ces livres historiques, ces in-folios ornés de gravures, de cartes, de plans.

MM. Didot sont fabricants de papiers, fondeurs de caractères, imprimeurs en même temps qu'éditeurs. Ils sont, de plus, lettrés, cette qualité tient de race, et trouvent le moyen d'écrire des volumes. M. Ambroise-Firmin Didot, le chef de la famille, a traduit les Odes d'Anacréon. C'est un volume elzévirien avec sujets photographiés, d'après les dessins de Girodet. Il est l'auteur d'un ouvrage sar Aide Jtfanuce et l'hellénisme à Venise; ce beau travail a ouvert à M. Ambroise-Firmin Didot la porte de l'Institut. Il a été élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. M. Alfred Didot, son fils, a publié les Fragmenta inédits de Nicolas de Damas; M. Paul Didot, chimiste distingué, est l'auteur du Nouveau mode de

blanchiment des chiffons etdespUmtes textiles par V adjonction, du gaz acide carbonique, il s'occupe des papeteries dont son père, M. Hyacinthe Didot, est le directeur. Il a organisé la papeterie du.Mesnil, dans l'Eure, où est également une imprimerie, et y a établi une école.

M. Magimel, allié à la famille Didot, dirige actuellement la maison ayec M. Alfred Didot.

Toute la partie artistique est sous la direction de M. Racinet. Il répartit les travaux aux dessmateurs, graveurs, etc., qui apportent leur concours à ces belles illustrations, qui donnent une valeur si grande aux livres publiés par MM. Didot.

Un poète, M. André Lemoyne (1), le célèbre auteur des Roses d'antan et des Charmeuses, a été attaché longtemps à- la librairie. Le caissier, M. Bazouge, est également un poète ; il a publié un volume de vers: les Victimes. Un érudit, M. Th. Lefèvre, est aussi depuis de longues années dans la maison Didot. Il a rendu des services si-

(I) M. Lemôyne est bibliothécaire de TÉcole de dessin, rue de l'École de Médecine.

gnalés aux correcteurs et compositeurs par publication d'ouvrages spéciaux , qui sont de véritables guides pour les typographes et ceux qui sont chargés de revoir les épreuves.

A une époque déjà éloignée, nousfréque tout enfant, la modeste école primaire d'i lage. Les premiers livres que l'instituteui mit entre les mains étaient édités par la i Hachette; ce nomqnenous voyions partout sur la couverture de nos petits volumes, cartes géographiques qui recouvraient les d la salle blanchis k la chaui, produisit.à la sur l'espritde l'enfant un effet bizarre. H eï curiosité, et il se transportait en imagiDatic cette librairie de la rue Pierre-Sarraziu, 1

aucoindafeu, àta clarté d'une lampe de fer, noœ TOyions le paraphe fantastique en ouvrant le livre; l'été, dans les champs, assis au pied d'an arbre dont le feuillage nous mettait à Tabri des rayons du soleil, le nom paraissait toujours sur le papier blanc.

Cette impression d'enfant se calma, mais ne disparut jamais entièrement ; aussi lorsque, descendant d'un wagon du chemin de fer de l'Est, nous nous trouvâmes dansParis, trois jours ne s'étaient" point écoulés que nous cherchions la fameuse rœ Pierre-Sarrazin. Le quartier latin n'avait point encore perdu sa physionomie, la rue de la Harpe partant du pont Saint-Michel, s'enfonçait entre une double rangée de hantes maisons aux façades noires et humides et s'arrêtait à la place Saint- Michel. Nous cherchâmes longtemps dans ce pâté de constructions allant de la rue de la Harpe à la rue Hautefeuille, suivant les rues Maçon et des Deui-Portes-Saint-André-des-Arts et finîmes par apercevoir écrit, sur le coin d'un mur, le nom "■ irre-Sarrazin. Nous devons à la vérité d'àque notre désillusionnât grande, lendant ces vieilles rues rappelaient à notre de nombreux souvenirs historiques. C'était

-dans one maison meablée, datant du seiz siècle, située rue des Deux-Portes-Saint-Ai qu'était mort GrébillOD père. Le journaliste i lutiOQoaire Hébert y avait établi un burea rédaction ; Chaumette l'avait habitée et Hégéf Moreaa y avait demeuré quelque temps.

A côté, rue de l'École-de-Médécine, c'éta musée Dnpuytren, installé dans le réfectoir couvent des Cordeliers; un peu plus loin, la son où fut assassiné Marat ; à quelques pas coin de la rue Hautefeuille, le café de la Rote toujours rempli d'étadiaots. Ce café occup chœur de l'ancienue église des Prémontrés reste de L'édifice avait été transformé en mi d'habitation. Enfin, la rue Pierre-Sarrazin tr __ sait un ancien cimetière juif qui existait au torzième siècle.

Quelques années après, la physionomie du< lier était complètement changée, Le boulf Saint-Michel traversait ces quartiers et allait : tir de la rue de Seine à la rue d'Eufer. Le b Tard Sain^Ge^main arrivait jusqu'à la rue Hi feuille, et ces deux voies étaient bordées de tnictioDS magnifiques. Mais avec les maison!

parut aussi ia population. Les étudiants quittèrent la rive gauche pour aller se loger un peu partout. Les cafés où ils se réunissaient devinrent déserts, le café de VEurope disparut, celui de la Rotonde végéta péniblement et dut fermer, le Procope ne fut plus que l'ombre de lui-même, ses beaux jours étaient irrévocablement passés.

Au milieu de ces transformations brusques, les librairies étaient restées dans les environs des écoles. La maison Hachette eut son entrée sur le boulevard Saint-Germain, au lieu de la porte étroite de la rue Pierre-Sarrazin on pénètre par une porte large ouvrant sur les magasins et les bureaux situés à la hauteur d'un premier étage. Un bel escalier conduit à cet immense entrepôt de livres dont la vue saisit quand on y entre pour la première fois.

Des employés dont les bureaux sont symétriquement rangés écoutent les clients et les font servir. Les murs sont de la base au plafond garnis par des livres, et le long de ces rayons courent des échelles roulant sur de solides barres de fer.

Des jeunes gens grimpent sur ces escaliers mobiles avancent, reculent pour atteindre la case où se

trouve le volume qu'ils cherchent. D'autres i

mis préparent les ballots pour la province

certains moments de l'année, vers la fia d(

■ eembre surtout, c'est une animation fébrili

l'on se demande comment tout ce personnel

^ fonctionner avec tant de régularité au miliei

détails multiples d'un travail pressé.

Quand M. Louis Hachette mourut, en 186

! maison était en pleine prospérité ; il avait me

1 bien une œuvre vraiment grande, et la diffén

' était énorme entre la nlodestie des débuts

i réputation acquise après trente-huit années

! forts intelligents. Les deux gendres de M. Ilach

MM. Breton et Templier, l'avaient beaucoup t

" et après sa mort ils restèrent, avec MM. Hach

fils, leurs beaux-frères, à la tête de la librairi

Aux livres classiques, qui avaient commen

réputation de la maison, on avait ajouté les pi

cations littéraires et artistiques. Les romans

durèri^nt que quelques années. Actuellement

renoncé à ce genre. Seuls deux ou trois ror

ciers voient encore leurs œuvres éditées

MM. Hachette ; M. Gherbuliez est du nombre

ces favorisés.

VAnnée scientifique, par M. Louis Figl

compte déjà un assez grand nombre de volâmes, V Année musicale, par M. Scudo, n'a vécu que quelques années, il en a été de même de Y Année littéraire, de M. Vapereau, de V Année historique, de M. J, Zeller. V Année géographique, par M. Vi- , vien-Saint-Martin , a reparu après une année d'interruption. Mais la collection n'en sera pas moins complète, le yolume de 1876 ayant été publié dans le courant de 1878.

Les dictionnaires sont nombreux, nous ne citerons que les principaux. Le.dictionnaire de Littré, pour la langue française, celui d'Histoire et de géographie de M. Bouillet, celui des Sciences etdet arts du même auteur ; le Dictionnaire des contemporains, par M. Vapereau, le Dictionnaire géogror phiqus, par M. Vivien-Saint-Martin, etc. Un magnifique atlas complète cette publication.

Le peuple français avait la réputation d'ignorer la géographie; nous ne savons si cette réputatii» a été méritée. Dans tous les cas, le succès de U géographie de M. Elisée Reclus serait plutôt b preuve du contraire. On connaît les opinions poli- ^ tiques de M. E. Reclus ; il est à l'étranger pour cause de participation à la Commune. C'est en Suisse qu'il rédige son immense travail, dont quatre

-volnmes ont déjà para. Les pins forts g de t' Allemagne sont an moins égalés, ; passés, et l'œuvre de M. Reclus peut al ' avec les grandes publications de nos toi Après VHistoire de France racontée à i enfants, de M. Gnizot, parait une Hxai gleterre, rédigée par madame Gomélis d des notes laissées par son' illustre père, achève en 1878 VHistoire des Romain premier volome parut en 1863.

L'admirable collection ' des Grands français est placée sous la direction de K de l'Institut. Cette publication est un bénédictin et des hommes émdits ont années à rechercber des textes inédits, meals, ponr compléter la partie du trav:

s'étaient chargés.

M. Schumaker dirige la Biblioihègu mns de fer. A la maison Hachette ap[ toutes les librairies établies dans les g qu'un volume puisse figurer à l'étalage gasins, il faut au préalable qu'il soit , l'estampille.

M. Adolphe Joanne a conduit, depui V tion, la collection de Guides Joanne, (

un grand nombre de volume; Citons encore la Bibliothéqu Bibliothèque Rose.

Quant aux grandes publicaiiuiis musirees, cuaqae année en voit éclore un certain nombre. Od publie actnellement la Suisse, qui formera deni volumes in-4", et sera le pendant de l'Italie, de M. Jules Goudault.

La littérature anglaise esf représentée par de nombreux romans qui font partie d'une collectioii spéciale.

Les chefs de la maison Hachette, malgré les occupations nécessitées par un immense mouvement d'affaires, ne dédaignent point de s'occuper de détails spéciaux. M. Georges Hachette surveille la publication du dictionnaire de M. Littré et dirigé la librairie espagnole, qui compte un grand nombre de volumes, que l'on expédie dans toutes les anciennes colonies américaines de l'Espagne, M. Breton s'est chargé des classiques et des publications savantes; M. Fouret est à la tête du Journal de la Jeunesse, et M. Templier s'occupe du Tour du Monde. Le neveu et gendre de ce dernier, M. A. Templier, apporte également un c(

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actif et intelligent dans la direction de la librairie.

En principe, la maison Hachette ne publie aucun livre de politique militante ; une exception a été faite en faveur de M. Jules Simon pour la Politique radicale, parce que, tous les autres ouvrages de cet ancien, ministre ayant paru à la librairie, on n'a point voulu laisser chez un autre éditeur, un seul volume portant son nom.

Avec le grand nombre des journaux existants, la situation de celui qui est chargé des relations avec la presse est assez délicate. Il faut qu'il sache résister aux demandes et ne donner des livres qu'à des écrivains qui en parleront. 11 est très-difficile de l'induire en erreur sur l'importance de tel ou tel journal, car il a tous les mois le tirage moyen de toutes les feuilles politiques.

Ce poste a été occupé par M. Louis Asseline, ancien directeur de la Libre Pensée, petite feuille dont E. Eudes était le gérant. Eudes devint général de la Commune. M. Asseline fonda une correspondance républicaine, devint rédacteur du Rappel et conseiller municipal. Un romancier très-connu, M. Emile Zoja, avait précédé M. Asseline; ac-

taellement, c'est M. Caillé qaî condait le semce important de la publicité.

Un écrivain libre-penseur, M. Victor Chauvin, a été aussi attaché à la maison Hachette. 11 est mort sans laisser après lui aucune œuvre. M. Charte Joliet, romancier de talent, travaille à la librairie et finit sa journée par une partie d'échecs au café de la Régence avec le vicomte de Bomier, l'heureux auteur de la Fille de Roland.

Les ouvrages mis à la disposition du public par la maison Hachette forment un total de plus de 300,000 volumes.

FtTRNE ET JOUVET.

Il existe encore, daos le vieux quartier i Qiversité, des mes qui ont conservé lear [ nomie au milieu des percements de toie Telles, percements qui ont modifié Fasi:

cette partie de Paris. Dans les mes don parlons, peu ou pas atteintes parlesdémolii les cours sont vastes et les appartements i souvent même des jardins forment des o verdure au milieu des constructions.

La voie qui fait communiquer le pont Michel et le carrefour de Baci est bordée à

et à gauche de maisons anciennes, aux hautes fenêtres ; on sent que ces immeubles ont dû être construits pour des bourgeois aimant leur intérieur. Le numéro 45 de la rue Saint-André-des- Arts est un de ces antiques hôtels, occupé aujourd'hui par une étude de notaire , un magasin de papier et une librairie : la librairie Fume A Jouvet. Cette maison s'élève sur remplacement de l'hôtel de Jacques Coyctier, médecin de Louis XI, qui s'y était installé en quittant la cour.

Cette résidence ressemblait tout à fait à un palais ; elle avait été construite, en effet, pour une princesse de sang royal , Yalentine Yisconti , dachesse d'Orléans, belle-sœur de Charles VI. Coyctier, qui s'était fait bien des envieux, ayant en rhabileté de persuader à Louis XI que le premier qui mourrait , lui ou le souverain , l'autre le suivrait dans la tombe à huit jours de distance , conserva, grâce à ce subterfuge , la faveur du redoutable et crédble monarque. Il fut inhumé dans l'église Saint-André-des-Arts, qui s'élevait sur la place de ce nom.

Cet édifice religieux renfermait aussi les tombeaux de l'historien Christophe de Thon , du ce-

lèbre généalogiste d'Hozier, de Houdart de Lamotte, membre de l' Académie fraoçaise, et de beaucoup d'autres personnages illustres. Fermé eQ 1790, il fut démoli peu de temps après.

Le 12 mars 18S3 , le docteur Orûla mourait an numéro 45 de la rue Saint-Audré-des-Arts. On racoDte à propos du titulaire de l'étude de notaire dont nous avons parlé, une anecdote assez curieuse. Ce notaire, M. Sébert, nommé député de l'Oise, faisait partie de l'Assemblée dissoute parle mÎDistère du 16 mai 1878. A la Chambre, il votait avec la droite, mais il changea brusquement d'opinion, à ce qu'on raconte do moins, pour un motif absolument personnel.

Tonjours mis correctement, babit noir, cravate blanche, il fut rencontré un jourparM.deBroglie, alors président du conseil— après le 24 mai 1873 -- au moment oii il allait entrer dans la salle des séances de l'Assemblée. Le duc, à sa tenue, le prit pour un huissier de la Chambre, l'appela et lui tendant son portefeuille, dit^:

— Tenez, mon ami, portez donc cela à ma place.

Le député-notaire rougit jusqu'aux oreilles ei répondit au ministre qu'il s'adressait à un col-

X non à on baissier. M. de Broglie s*ei' nais M. Sébert ne lui pardonna point l'ern'il avait commise et alla s'inscrire an gaucbe. Le conserrateor s'était fait répo-

indatenr de la librairie, M. Gbarles Forne, t an rez-de-cbanssée de cette maisoo B bistoriqne. Les magasins donnent snr od ardin rempli de fleurs et d'arbres sécnau fond est une grotte en rocaille, dn t de laquelle s'écbappe de l'eau qui tombe s d'argent sur les rochers qui fonnent les L'été, dans ce frais coin de verdure, à 3 des grands arbres , on se croirait loin de Test à peine si les bruits de la rue arriveiit lilles des promeneurs. Aussi fait-il la joie imbrenx artistes chargés d'illustrer les mbiiés par la maison Fume et des littéra- [oi se promènent pendant la belle saisoi feuillage qai sert d'abri à d'innombrable : remplissant l'air de leurs chants, harles Furne a attaché son nom à des édi lustrées passant en librairie pour de yéri nonnments. Il fit exécuter un nombre cob le de gnvures sur acier, et il sayait à

point stimuler et enconrager les artistes qa' faisait produire de Térilables chefs-d'œuvn compositiOQS charmaûtes, on reprodactiG tableaux , servirent à illustrer les classiquei Cais, les œuvres de Chateaubriand, Casimir Tigne, Victor Hugo, Lord Byron, Lamartii Biographie universelle,!» Géographie unive le musée de Versailles, l'Histoire de Pai Révolution française, le Consulat et l'Eu l'histoire de Napoléon, Buffon, Lacépéde, la la vie des Saints , la vie de Jésus-Christ , I Venise, Algérie, les villes de France, les n de Walter Scott et de Fénimore Cooper, les v de Raphaël, etc., etc. Sous sa direction, les Johannot, Raffet, Desenne, Ronargue, l Veraet , Traviès , Devéria , travaillèrent à magnifique collection , qui forme le calalo( gravures de la maison Fnme-Jouvet, et qui prend plus de deux mille planches.

La maisott Fnrne est une des premières qui adopté, la vente des ouvrages par livraison depuis quarante ans, elle n'a cessé de réj] par ce moyen dans le public d'esceljentes ( cations illustrées. Citons parmi les plus coc ! l'Histoire de France populaire depuis les

les plus reculés jusqu'à nos jours, par Henri Ito» lin (avec des dessins exécutés par un maître la genre, Philippoteaux), et les Merveilles de k Science et de VIndustrie, par Louis Figuier; el parmi les plus belles, la magnifique édition de V Histoire des Croisades, de Michaud, illustrée de cent grandes compositions par Gustave Doré.

Cette librairie semble abandonner la vignette sur acier dans ses publications d'histoire, de littérature et de science vulgarisée, pour la remplacer par des gravures sur bois, répondant aux teftdances et à la mode du jour. Par ce genre d'illustrations, la maison Furne a su conquérir dans h librairie française, un des rangs les plus honorables.

Parmi les écrivains et artistes contemporains qui ont fréquenté la nlaison Furne, et sans parler des maîtres qui les ont précédés, nous citerons Balzac, Chateaubriand, Casimir Delavigne^ Victor Hugo, Lamartine, Michaud, A. Thierry, Thiers, etc., etc...., et parmi ceux qui la fréquentent encore, A. Assollant, Bàtissier, Élie Berthet, de Bellecombe, L. Blanc, Louis Figuier, Gbvt tier fils, Houssaye, de la Blanchère, Laboulaye, Hippolyte Lucas, Henri Martin, Mary Lafon, Na-

— a? — danlt de Buffon, Rosseaw Saiot-l Jofaanaot, Desenne, Clerget, Rouss Trayiès, Yvod, Perrichon, YanT Baadoin, Gustave Roux, Gustave D nier, Bertall, Français, Foulquier, e Aux expositiODs universelles de et 1867, la maison Furne a été hoi médailles d'ai^ent. M. Jouvet, le ch< maisoD, et qui la dirige depuis 1865 cié à cette époque à M. Furoe fils en 1875.

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