II. Barricade
T. Mine chinoise.
T'T. Contre-mine frençnisB.
SS. Mine chinoise.
ffS'. Contre-mine française.
VY. Mine chinoise qui lit oxptoBi 13 juillet.
bres du Tsong-li-Yamen, Hsti et Yu Chang, ont été condamnés à mort sous l'inculpation d'être vendus aux étrangers, et exécutés dans des conditions ignominieuses sur l'emplacement réservé aux plus vils criminels.
A six heures un courrier apporte des lettres aux Américains et à sir Robert Hart. 10,000 hommes ont dû partir le 31 juillet et seront suivis, quelques jours après, de 40,000 Anglais, Japonais et Américains. L'Allemagne et l'Amérique envoient chacune 15,000 hommes, l'Italie 5,000.
Pourra-t-on tenir jusqu'à leur arrivée ?
3 août. — Sir Claude Mac Donald reçoit une lettre du Tsong-li-Yamen et un télégramme chiffré de son gouvernement, lui accusant réception de diverses communications et lui demandant des nouvelles, a King et autres » font savoir qu'ils se chargeront de transmettre la réponse, ainsi que les télégrammes que les autres ministres désireraient envoyer à leur gouvernement. Ils reviennent à la charge pour engager le corps diplomatique à partir; Jung-Lu a reçu l'ordre du Grand Conseil de prendre les mesures à cet effet.
La fusillade cesse dans l'après-midi, mais reprend sur quelques points dans la soirée.
4 août. — Calme complet à la légation de France. Fusillade nourrie à la légation d'Angleterre pen-
dant un violent orage. Le Tsong-li-Yamen a transmis les télégrammes que les ministres lui ont envoyés hier; il insiste encore pour leur départ. Ceux-ci se retranchent, pour ne pas répondre, sur Tabsence d'instructions de leurs gouvernements.
5 août. — Calme plat. — Les Chinois se montrent au-dessus des barricades et agitent des éventails en signe d'amitié. Continuation des communications de « King et autres » pour aviser le ministre d'Italie de la mort du roi Humbert et lui exprimer les condoléances de l'empereur, qui se fera représenter aux obsèques. On reste confondu devant ce double jeu exécuté avec une telle impudence. En Chine il ne faut cependant s'étonner de rien.
6 août. — A deux heures du matin une fusillade très vive éclate du côté du marché mongol et ne cesse qu'au lever du jour.
« King et autres » annoncent aux ministres que leurs télégrammes chiffrés ont été expédiés. Ils ajoutent qu'ils ont été douloureusement surpris, au moment de les envoyer, d'apprendre que les h'gations avaient fait la nuit dernière une attaque « sauvage » contre les Chinois! Si de pareilles faits se renouvelaient, les troupes impériales devraient répondre, et il s'ensuivrait des malheurs de part et d'autre. Quelqu'un prétend que
les Chinois sont de bonne foi et en donne une raison curieuse. A la suite de la pluie d'avant-hier une barricade se serait écroulée la nuit dernière. Les réguliers, surpris et effrayés par le bruit, croyant peut-être qu'une mine avait fait explosion, auraient ouvert le feu et seraient convaincus qu'ils n'ont fait que riposter.
7 août, — Nuit à peu près calme, sauf de rares coups de fusil. D'une heure à six heures, on a aperçu plusieurs fusées au nord du Fou et l'on a entendu des coups de canon éloignés.
Lady Hart télégraphie à son mari et le félicite d'être encore en vie. « King et autres » annoncent à sir Claude Mac Donald la mort du duc d'Emibourg et expriment leurs condoléances.
8 août. — A minuit, fusillade à l'ouest de la légation d'Angleterre. Coups de canon. De quatre à six heures, on entend des feux de salve nourris dans la ville chinoise^ mais on est sans explication à ce sujet.
Le ministre d'Angleterre en répondant aux condoléances de « King et autres » relève la contradiction entre cette démarche courtoise et les attaques des réguliers qui assiègent les légations et menacent de les affamer. Il veut de la sorte laisiser croire aux Chinois que les assiégés sont en proie à la famine et qu'ils succomberont inévitablement
sans qu'il soit besoin de les attaquer davantage. En réalité on a encore de la viande pour aller jus qu'au 20 août, et du riz et du pain pour le reste du mois, car les rations ont été très réduites.
La statistique de la population de la légation d'Angleterre a été affichée à la tour de la cloche.