‹ Les Bretons (volume 2)Chapitre 17 sur 88 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Qui ne sait qiie vêtus d*un lambeau de toison , Les Saints vont éprouver le riche en sa maison? 0 la soupe abondante , et grasse, et bien trempée 1 Des trippes à foison ! une franche lippée ! On pourrait se nourrir rien qu'à Todeur des fours. Hélas I que ne fait-on des noces tous les jours! Mais, dites : a présent, messieurs, et vous, mesdames. Sentez-vous pas courir en vous certaines flammes? Haut le pied, les truands, et donnez votre main! En danse! la bombarde entonne son refrain. Le clerc vient inviter Giletta, la pauvresse, Qui de plaisir rougit et d'orgueil se redresse : « A mon âgo, dit-elle, y pouvez-vous penser? « Av^ un beau jeune homme une vieille danser! « Devant vos babils neufs étaler mes guenilles I « Puis, voyez sous mes bras, voyez mes deux béquilles ! • Mais Anne aussi priait un noble mendiant Qui, tout en disant non, la suivait cependant ; Bien d'autres font de même; et déjà les besaces S'agitaient, les babils entr'ouvraieut leurs crevasses;

Mais les cœurs bondissaient de joie ; il n'était plus, Grâce au% braves Sonneurs , ni pauvres ni perclus : Comme en ces âges d*or, lointain qui toujours brille. Tous ne formaient entre eux qu'une seule famille.

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