‹ Les brigands de Franconie [microforme]Chapitre 19 sur 52 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

RoBERT, (seul, avec attendrissement, après avoir fixé tous les objets qui l'environnent).—Le voilà donc le lieu de ma naissance... Ce château d’où je devais un jour répandre mes bienfaits sur un peuple... O bien-aimée maison de mon père ! tu as vu le jeune Robert, et le jeune Robert était un enfant heureux ; aujourd’hui tu le revois homme, et il est dans le désespoir. Il revient à tgi, étranger, proscrit, chargé de malédictions.. © jours de mon enfance, qu'êtesvous devenus ! Je tremble. mes genoux s’affaissent… une sainte frayeur pénètre tous mes sens... (J/ tombe accablé sur un banc de gazon, puis se relève.) O douleur, à remords ! n’empoisonnez pas ce seul instant de joie, et j'abandonne à vos tourments tout le reste affreux de ma vie. — Malheureux ! Je n'ai point à craindre d'être reconnu. Ah ! ma voix est changée comme les traits de mon visage. (J1 écoute.) Qu'’entends-je ?.. (Zl tremble.) On vient. (I! s'encourage). Robert. Robert ! tu sais braver la mort et tu trembles en ce moment ! Remettons nous. Ah ! jene puis. Fuyons..… (1! sort dans une agitation terrible et d'un pas précipité.)

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