‹ Les brigands de Franconie [microforme]Chapitre 20 sur 52 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Vicror, RAIMOND, en soldat.

Victor, (un portefeuille et une lettre à la main).— Pauvre Robert ! il est mort.

RAIMOND.—Pardonnez-moi les larmes que je vous fais répandre, l'amitié l’ordonnait...

Vioror.—Il est mort ! |

RaIMoND.— Oui, mais de la mort des héros. Le premier il arbora l’aigle impériale au milieu du camp du sultan ; déjà blessé trois fois il combattait encore quand un coup de mousquet l’abattit à mes pieds. C'est dans cet état que, transporté sous une tente, il écrivit cette lettre d’une main défaillante... Toute l’armée a regretté sa perte et rendu justice à sa valeur.

Viotor.—Alh ! je sais trop de quoi son cœur était capable ! (Avec résignation.) Mon ami, je vous remercie. (À Raïmond qui s'en va.) Ecoutez, sa fortune sans doute ne lui 4 pas permis de reconnaître vos soins ; je dois m’en acquitter pour lui ; acceptez, je vous prie, Ce diamant.

RaIMoND.— Ah ! Monsieur, croyez... (A part).

Quel cœur j'afflige !… je n’y puis plus tenir... Sortons. je découvrirais tout. (Z! sort précipitamment.)

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