‹ Les bronzes d'art et d'ameublement ;Chapitre 16 sur 69 · Voir partie historique, p. 115 et suiv · texte numérisé non relu

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présente un danger considérable. Le modèle , fournissant lui-même le noyau, est forcément détruit, puisque, une fois la pièce fondue, il faut le briser et le réduire en poussière, afin de dégager l'intérieur de la statue. Or, admettons que, pour une raison quelconque, la fonte vienne à manquer, — comme cela arriva, par exemple, pour la statue équestre de Louis XIV destinée à la ville de Bordeaux. — Alors il ne reste plus rien du travail de l'artiste, et tout est à refaire. En outre, une fonte, surtout lorsque la pièce est un peu considérable, n'est que très rarement parfaite. Il faut toujours la réparer. Or les retouches doivent, dans ce premier cas, être exécutées par le statuaire lui-même, puisque, le modèle ayant disparu, il ne reste plus aux ciseleurs aucune indication précise, pour les renseigner sur les intentions de l'auteur. C'est pour cette raison que Benvenuto nous décrit deux autres manières de procéder, usitées à son époque, et grâce auxquelles « le modèle, demeuré intact, guide les auxiliaires de l'artiste dans la réparation de la statue1 ».

Second procédé. — Avec cette autre méthode, rien n'est changé dans la confection première du modèle. Celui-ci est exécuté en argile, et poussé aussi loin qu'il est nécessaire. Mais une fois qu'il est achevé, au lieu de le maigrir pour en former le noyau de la statue définitive, on en fait prendre un moule en plâtre à bon creux. Cette opération est généralement exécutée par des mouleurs spéciaux, et ce moule peut se diviser en autant de parties qu'on juge convenable; car cette division, même exagérée, est sans importance finale. Dans toutes les parties de ce moule à bon creux — après qu'on en a sorti le modèle — on applique des gâteaux de cire amollie, épais de deux à cinq millimètres, et qu'on prépare au fur et à mesure, suivant

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