‹ Les bronzes d'art et d'ameublement ;Chapitre 39 sur 69 · Dubreul, Antiquités de Paris, p · texte numérisé non relu

Dubreul, Antiquités de Paris, p

de l'évêque Evrard, qui venait de poser les fondations de la nouvelle église, un « gisant » également en bronze, « tout de son long, relevé en bosse1 ». Lorsque Blanche de Castille mourut, en 1253, le tombeau dans lequel elle fut inhumée à l'abbaye de Maubuisson , était recouvert d'une lame de bronze, surmontée d'une statue de même métal2. Agnès de Baudemont, comtesse de Champagne, mariée à Robert, comte de Dreux et fils de Louis le Gros, fit construire l'église Saint- Yves pour servir de sépulture à ses descendants et à elle-même; et cette église se trouva enrichie, par la suite, de plusieurs statues en bronze, qui furent en 1650 enlevées par les Espagnols. Dans le nombre, nous citerons celle de Robert II, fils d'Agnès, mort en 1218, que ce prince fit exécuter de son vivant, en grandeur naturelle; celle de Pierre Maucler, fils de Robert II (1238), qui reposait tout armé sur une dalle funèbre; les deux mausolées de Jean Ier et de sa femme Marie de Bourbon, qui, outre deux « gisants » en bronze, comptaient de nombreuses statuettes de même métal, représentant des princes et princesses de sa famille; et enfin celui de Robert IV, fils de Jean et de Marie (1282), qui, figuré au naturel, tenait de sa main droite l'épée et de la gauche un écu aux armes de Dreux et de Braine3.

Au siècle suivant, nous relevons encore (1302) le monument funèbre élevé dans la cathédrale d'Amiens à l'évêque Guillaume de Mâcon, et couronné par une statue de bronze représentant le prélat en habits pontificaux4. Nous notons également le mausolée érigé, en 1355, à Humbert dauphin de Viennois, dans l'église des Jacobins, et dont Millin nous a conservé une image. Sur ce mausolée le défunt était figuré

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