Millin, Antiquités nationales, t. IV, pi. iv
considérables. On ne manqua donc pas d'utiliser pour les mêmes travaux les propriétés ductiles du bronze, et l'on peut voir au Louvre, dans la salle André Beauneveu , le « gisant » de Blanche de Champagne, femme de Jean Ier, duc de Bretagne (1283), qui, confectionné par ce procédé, provient de l'abbaye de la Joie, près Hennebont. Ce monument rentre, au surplus, dans la catégorie de ces statues repoussées qu'Agobard, dans son traité des Images, appelait ductiles statuas, par opposition aux statues en bronze fondu, qualifiées par lui fusibiles statuas l.
Quelles sont celles d'entre ces belles représentations qu'on doit ranger dans cette seconde catégorie ?
C'est ce qu'il serait peut-être audacieux de décider d'une façon trop précise. Cependant Emeric David paraît avoir eu, sur ce sujet, des lumières spéciales. « La statue de Robert et celle de Maucler, écrit-il, avaient été coulées dans des moules. Celles de Jean Ier et de Marie de Bourbon étaient modelées sous le marteau et le ciselet... Je doute qu'en France,
Jeanne d'Arc, statuette en bronze.
(MUSÉE DE CLUlN'Y.)