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Tableau historique de la sculpture française, p

2. Au sujet de ces jalousies singulières d'artistes, et de l'envoi du Primatice à Rome, ainsi que de son retour suivi de la mort volontaire du Rosso, voir YAbeccdario de Mariette, t. V, p. 17.

3. Le marquis de Laborde, Comptes des bâtiments du roi, t. Ier, p. 192 et 201.

d'œuvre de Germain Pilon; le Tombeau d'Albert de Savoie, prince de Carpi, provenant de l'église des Cordeliers, à Paris, où il fut érigé en 1555. Les figures allégoricpues dont Barthélémy Prieur décora le tombeau du connétable Anne de Montmorency et celui de Christophe de Thou, sont des

Fig. 65. — Buste de Jean de Morvilliers, par Germain Pilon.

ouvrages qui peuvent supporter toutes les comparaisons et tous les voisinages. Il en est de môme du buste de Jean de Morvilliers par Germain Pilon.

L'exécution absolument supérieure de ces beaux ouvrages, ne fait que redoubler notre regret de ne pas être mieux renseigné sur les bronziers, dont les connaissances techniques vinrent seconder l'habilité, le talent, le savoir de nos

sculpteurs. C'est à peine, en effet, si, en dehors des noms trop rares que nous venons de citer, quelques autres nous sont signalés par les écrivains du temps et par les vieux comptes. Biaise de Vigenère, le traducteur de Philostrate, parle d'un certain Jacques d'Angoulême « comme le plus excellent imager françois tant en marbre qu'en fonte ». Les descripteurs de Beauvais nous ont transmis le nom du fondeur Pierre Vaisseur; ceux de Paris, celui du fondeur Etienne Barillet, qui exécuta, en 1521, la clôture du chœur de Notre-Dame. Mais que sont ces trop rares mentions, auprès de tout ce que nous ignorons, et que sans doute nous ignorerons toujours? Heureusement que, pour les siècles suivants, les documents se font plus nombreux, et se montrent moins avares de renseignements.

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