PREMIÈRE PARTIE. — L^AIEUL
GIANNILARO, bas, au duc Gerhard-
Elle est mourante.
Entre un capitaine.
LE CAPITAINE, bas, à Ilatto.
Des marchands vont passer demain.
HATTO, à haute voix.
Embusquez-vous.
Le ca;iilaine sort. Ilatto continue en se tournant vers les priuces.
Mon père eût été là. Moi, je reste chez nous.
Jadis on guerroyait, maintenant on s'amuse.
Jadis c'était la force, à présent c'est la ruse.
Le passant me maudit, le passant dit : — Ilatto
Et ses frères font rage en ce sombre château,
Palais mystérieux qu'assiègent les tempêtes.
AuK margraves, aux ducs, Hatto donne des fêtes,
Et fait servir, courbant leurs têtes sous ses pieds.
Par des princes captifs les princes conviés! —
Eh bien, c'est un beau sorti On me craint, on m'envie.
Moi, je ris! — Mon donjon brave tout. — De la vie,
En attendant Satan, je fais un paradis.
Comme un chasseur ses chiens je klche mes bandits,
Et je suis très heureux. — Ma fiancée est belle,
N'est-ce pas? — A propos, ta comtesse Isabelle,
L'épouscs-tu ?
LE DUC GERHARD
Non.