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A sa sortie, l’état général s’est beaucoup amélioré, la température est redevenue normale, mais il persiste encore une gêne fonctionnelle assez marquée : l’abduction active est très limitée, l’élévation verticale du bras impossible. L'intervention est trop récente pour que l’on puisse envisager le pronostic fonctionnel véritable des mouvements de l’épaule.
En somme, il s’agit d’une bursite subaiguë avec épanchement chez un malade ayant présenté un antécédent rhumatismal récent.
OBSERVATION N° IV. - Bursite sous-deltoidienne
vraisemblablement tuberculeuse
M°”° V. R.., âgée de 32 ans, est hospitalisée à Lariboisière en février 1938, pour une tuméfaction douloureuse de l’épaule gauche, et une gêne des mouvements d’abduction. J
Les douleurs peu intenses, irradient vers le bras et ls main, elles ont débuté six mois environ avant l'entrée à l’hôpital.
La tuméfaction est apparue à la fin de 1937.
L'examen montre une tuméfaction de lépaule gauche avec fluctuation profonde. La peau est d’aspect normal. I: n’existe pas d’atrophie musculaire, on ne sent pas d’adénopathie axillaire. Une ponction est pratiquée, elle retire un liquide d’aspect séro-purulent.
Après la ponction, le liquide se reproduit rapidement, aussi l'intervention est-elle décidée et pratiquée le 4 mars 1938 (D' Houdard).
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Par une incision trans-deltoïdienne, on ouvre une large bourse à nombreux prolongements que l’on ne peut extirper. Les fragments de poche laïssés en place sont
badigeonnés au chlorure de zinc. Une mèche iodoformée est laissée en place dans la cavité. Les plans pere sont suturés partiellement.
Les suites opératoires sont marquées par l’apparition d’une fistule à la partie moyenne de la cicatrice.
La malade revient dans le service le 31 janvier 1940, pour examen radiologique du trajet fistuleux.
Une radiographie est faite le 1° février, elle ne montre pas de lésions osseuses visibles, ni de traces d’ostéite de la tête humérale. - |
Une seconde radiographie est faite le 6 février; une sonde fine introduite dans le trajet permet l'injection de lipiodol qui délimite l’étendue de la fistule; son extrémité supérieure aboutit au voisinage du sommet de la grosse tubérosité, mais sans contact avec l’os. La fistule paraît provenir des reliquats de la bourse séreuse plutôt que d’une ostéite. |
La malade est réopérée le 14 février 1940. Après injection de bleu de méthylène, on pratique un débridement puis une excision du trajet fistuleux qui remonte au contact de l’articulation scapulo-humérale jusque sous. Pacromion où il finit en cul-de-sac. En haut, excision d'un petit fragment du trajet fistuleux. on suture le deltoïde et le plan cutané.
L'examen histologique pratiqué montre le centre de la fistule formé de tissu nécrotique; la périphérie pré-
sente des réactions inflammatoires, avec en un point la: présence d’une cellule géante du type tuberculeux. La
conclusion du laboratoire e nettement en faveur d’une fistule bacillaire.
AS nalde est revue en novembre 1940, la cicatrice est normale, toute trace de fistule a disparu. Le résultat fonctionnel est très bon, les mouvements d’abduction et de rotation. sont absolument indolenñts. L'état. général est bon. L ‘interrogatoire de la malade ne permet de retrouver aucun antécédent personnel ou familial de tuberculose pulmonaire ou osseuse.
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