‹ Les Cabochiens et L'Ordonnance de 1413Chapitre 25 sur 93 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Une réformalion générale du gouvernement royal était nécessaire. Le peuple de Paris et l’Université, par des moyens divers, étaient disposés à la réclamer et à la soutenir. A plusieurs reprises, le roi et les princes, comprenant le danger d’une résistance absolue, essayèrent de donner quelque satisfaction aux espérances unanimes. Mais les réformes ainsi accordées avec parcimonie étaient insuffisantes el ne recevaient jamais d'exécution sérieuse; si bien qu'aux souffrances restées sans guérison venait encore s'ajouter amertume de la désillusion.

Les premiers efforts tentés pour rétablir partout l'ordre et la régularité datent du commencement de 1389. Ils furent faits par les conseillers de Charles VI, connus sous le nom de Marmousets, lorsque le roi commença à gouverner par lui-même. Ce ful comme une vaste revision administralive qui témoignait des meilleures intentions : 5 février 1389, ordonnance sur la justice souveraine et le Parlement (T art.); — 5 février 1389, ordonnance sur les baillis et autres officiers de justice (19 art.); — 28 février 1389, institution de six généraux des finances et règlement de leurs fonctions; — 4er mars 1389, ordonnance sur le domaine, les comptes, le trésor, les aides, les monnaies, les maitres des eaux et forêts (31 art.); — 7 mars 1389, réglement général des eaux et forêts (50 art.); — 7 mars 1389, ordonnance sur l’émolument des sceaux des balliages ; — 3 avril 1389, ordonnance sur la chambre des comptes (48 art.) *. Ges

Page 1